La réforme des rythmes scolaires "au centre des problèmes"

sam 12/04/2014 - 16:03 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

Samedi 12 avril, Roland Thonnat, secrétaire national de la fédération nationale de l'enseignement FO, Jean-Marie Bayard, secrétaire départemental adjoint du syndicat national des enseignants du 1er degré et Pascal Samouth, secrétaire général de l'UDFO de Haute-Loire, présentaient la pétition nationale adressée en urgence au ministre de l'Education Nationale à propos de l'avenir de la réforme des rythmes scolaires intitulée "le seul assouplissement possible, c'est l'abrogation du décret Peillon".

La raison de "la dérouillée" des municipales
D'après Rolland Thonnat, la déroute subie par le gouvernement lors des dernières élections municipales trouve en partie son origine dans le rejet de la réforme par une grande masse de parents, élus et enseignants. Ce dernier ajoutait même que "c'est cette réforme qui a contribué à l'eviction de Vincent Peillon du gouvernement". C'est pourquoi le nouveau 1er ministre, Manuel Valls, aurait parlé d'assouplissement à l'égard de la réforme. Une position que partagerait aussi le nouveau ministre de l'Education nationale, Benoit Hamon qui convient que "la situation ne peut rester en l'Etat".

Une réforme expérimentée
Jean-Marie Bayard estime que le bilan des premières expériences de ces nouveaux rythmes scolaires est répréhensible. En effet, des familles auraient retiré leurs enfants de l'école publique pour les placer dans le privé qui, lui, n'est pas tenu de passer aux nouveaux rythmes scolaires de quatre jours et demi. Il soulignait aussi que ces expérimentations avaient un impact sur la fatigue des élèves ainsi que sur le tissu associatif des localités qui pour la plupart fonctionnent le mercredi matin.

"Le seul assouplissement possible c'est l'abrogation"
C'est ce que l'on peut lire sur la pétition que les membres du syndicat font circuler dans les écoles notamment. Une pétition qui insiste sur les conséquences de cette réforme qui provoque "inquiétude et rejet de la part des enseignants, des parents et de nombreux élus locaux". "Les municipalités ont annoncé que les familles seraient obligées de payer ces activités, les communes n'ayant pas les moyens de les assurer" argumente Pascal Samouth. "L'objet d'une éventuelle augmentation des impôts" rajoute-t-il.

Une mobilisation en vue
C'est pour toutes ces raisons que Force ouvrière estime de bon augure que le nouveau ministre abroge le décret Peillon. Dans le cas contraire, les syndicalistes appelleraient à la mobilisation générale même si ces derniers considèrent que cette réforme ne s'appliquera pas à la rentrée.

V.B

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