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La future extension des Ateliers du Meygal au cœur des échanges

dim 02/07/2017 - 15:25 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:46

L'annonce officielle avait été faîte début juin par Vincent Rabérin, PDG des Ateliers du Meygal, en présence de Bernard Gallot, président de la communauté de communes des Sucs, Laurent Wauquiez, président de la région ARA et Isabelle Valentin, alors candidate aux législatives.
Le chef d'entreprise avait dévoilé son projet d'extension des bâtiments et la création d'un atelier école, porté par la communauté de communes.

Au moins 70 salariés en plus
L'atelier-relais sera construit sur la Z.A. de Bellevue, à proximité de la gendarmerie , d'ici 2018.
Un bâtiment de 3 000 m2 sera construit pour un coût estimé de 2 M d'euros.
Le site pourra accueillir 70 salariés en plus des 180 actuellement embauchés, mais le projet prévoit la possibilité d'accueillir jusqu'à 300 salariés.
Le financement s'appuierait sur un prêt de la maîtrise d’œuvre de la CCDS de deux millions d'euros, La région ARA, via son président, a annoncé une aide d'un million d'euros, lors de sa visite aux Ateliers le 3 juin dernier.

L'objet des critiques
Les critiques ? Que ce projet d'extension bénéficie des fonds publics, que l'annonce officielle ait été faîte par la presse,et que les élus de la communauté de communes des Sucs n'aient pas été consultés au préalable.
Dominique Rouchouze, élu d'Araules, a regretté que l'entrepreneur fasse appel à des fonds publics «il aurait pu investir lui-même.» Lors du vote, il s'est d'ailleurs abstenu.
Pierre Astor, maire de Retournac lui a répondu : « on a l'opportunité de créer des emplois à Yssingeaux. Profitons des décideurs sans regarder leur chiffre d'affaire. »
Claude François, élu de l'opposition d'Yssingeaux a poursuivi : « J'ai mal vécu que ce soit la presse qui m'annonce ce projet  alors que nous avions eu un conseil communautaire quelques jours avant. Je vous en veux. On aurait pu être mis dans la confidence. Ça n'a pas été démocratique . De plus, on fait prendre beaucoup de risques à la CCDS avec la création de cette école de maroquinerie. Le risque, c'est qu'on se retrouve avec cette usine sur les bras si ça ne marche pas.»
Il estime néanmoins que, « le plus important, ce sont les emplois créés.»

Le président Gallot assume
« Bien sûr qu'il y a des risques pour la CCDS, il faut bien les mesurer, mais je pense que ce serait malvenu qu'on se focalise sur les risques liés à cet investissement, a complété Bernard Gallot, en tout cas, j'assume complètement cette négociation, j'assume la création de cette école, j'assume la création d'emplois. J'assume l'économie que cela va générer sur le territoire.»
Et Bernard Gallot de poursuivre : «Le président vous fait une proposition, à vous d'y aller ou pas.
Je trouve dommage qu'un projet aussi valorisant sur le plan économique soit autant contesté

Une annonce faîte en plein contexte électoral
Quant aux vice-présidents de la communauté de communes, certains se sont dits embarrassés quand ils ont appris la nouvelle tel Gérard Defour, maire de Lapte, qui a reconnu « on était dans un contexte électoral assez gênant.»
A l'heure où certains regrettaient que l'annonce de ce projet subventionné par la région à hauteur de 2 millions, arrive juste en période électorale, Bernard Gallot a rappelé : «  Il y a cinq ans, on annonçait pendant la même période électorale le sauvetage de Lejaby. On a réussi à sauver 87 emplois et aujourd'hui l'entreprise compte 180 salariés et va encore embaucher. Je crois que l'argent public a bien été utilisé. Cette aide exceptionnelle, elle est liée à une circonstance exceptionnelle.»
Et il a conclu : « Cette école de la maroquinerie, en plus de l'école de la pâtisserie, ça donnerait une très belle image d'Yssingeaux.»

M-A.B.

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