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A la découverte de la pêche en profondeur au lac du Bouchet

mar 28/07/2020 - 04:54 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:07

Jeudi après-midi, 14 heures, nous avons rendez-vous avec Sylvain Béal, animateur de la fédération française de pêche depuis 14 ans, pour découvrir la pêche en profondeur. Nous embarquons sur une barque à moteur électrique, tout équipée pour la pêche en lac. A nos côtés, Clément, 19 ans, étudiant en informatique et passionné de pêche.

----Dates et infos : Activité possible dès 12 ans, les mercredis et jeudis après-midis jusqu'à la fin du mois d'août. Pour 30 euros par personne et à condition d'avoir une carte de pêche. Le nombre de places étant limité par séance (deux personnes maximum sur le bateau), il est nécessaire de réserver par téléphone au  04.71.09.09.44 ou par email à l'adresse federation43@pechehauteloire.fr-----A peine partis sur le rivage, ce passionné curieux bombarde notre moniteur de questions. Sylvain nous présente alors le déroulement de l’après-midi : “Le but va être d’aller chercher les poissons en profondeur, à 30 m, là ou l’eau est très froide, 5°C environ. À cette profondeur on pourra trouver des salmonidés : des cristivomers, des ombles mais aussi des saumons atlantiques que nous avons introduits il y a quelques années.”

Débusquer les poissons à plus de 30 mètres
Équipé d’un écho-sondeur, il nous guide vers les zones les plus profondes : là où il y a environ 30 mètres de fond (le lac fait 35 m de profondeur au maximum). Ce sonar lui permet également de repérer les potentiels bancs de poissons et ainsi maximiser les chances de prises.

L’animateur nous présente ensuite les lignes, plus de 30 mètres de fil solide avec deux hameçons et un gros plomb qu’il faudra poser au fond du lac. La mise en oeuvre est bien particulière :“Il faut aller jusqu’au fond en sentant le plomb se poser puis remonter de 50 cm par petits à-coups pour animer la ligne et créer une vibration qui va attirer les poissons tapis sur les profondeurs." Comme appâts, nous utilisons des teignes mais aussi un ingrédient spécial que Sylvain préfère garder secret.

Un après-midi peu fructeux
Clément n’hésite pas et entame rapidement sa pêche. Ce jeune habitant du Chambon-sur-Lignon a l’habitude de pêcher la truite en rivière mais aussi les brochets sur le lac de Lavalette. C’est la première fois qu’il pratique sa passion depuis un bateau et la première fois qu’il essaie la pêche en profondeur ou drop fishing.

Malheureusement pour nous, nous n'assisterons pas à une lutte entre l’animal et le pêcheur comme Hemingway a pu le décrire dans Le vieil homme et la mer, car après trois heures passées au beau milieu du lac d’altitude ou plutôt “au milieu d’un lac canadien” comme s’amuse à le comparer Sylvain, nous rentrons bredouille. 

“Les poissons se font rares, il y a eu beaucoup de pêche ces derniers temps. Et puis la pêche c’est aussi une affaire de chance ! Parfois ça marche, parfois non ; c'est ce qui fait le charme de la discipline”. Clément est déçu... mais pas découragé, il reviendra sûrement l’été prochain pour retenter sa chance.

L.B.

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