Haute-Loire : des aides pour protéger les troupeaux contre le loup
Abandonnés depuis des mois, parfois des années, laissés à l’état d’épave, certains véhicules encombrent les stationnements de la ville, très prisés. Depuis septembre, la ville, en collaboration avec L'OPAC 43 et Alliade Habitat, a mis en place une convention pour en venir à bout.
Les places de stationnement sont souvent au cœur des préoccupations dans les centres-villes. Le Puy n’échappe pas à la règle. Certaines voitures y ont été abandonnées depuis longtemps et font désormais partie du paysage urbain. Les badauds ne sont plus étonnés de passer devant le même véhicule pendant des mois, voire des années, parfois avec les pneus totalement dégonflés ou la végétation qui reprend doucement ses droits.
Des voitures immobiles mais envahissantes
Face à ce phénomène, la Ville du Puy-en-Velay, l’OPAC 43 et Alliade Habitat se sont unis pour lutter contre la prolifération des véhicules dits « ventouses ». Depuis septembre dernier, une convention a été mise en place afin de remédier à cette situation. En ligne de mire, une trentaine de véhicules ont été comptabilisés.
Ces véhicules occupent durablement des places de stationnement et encombrent les parkings ou ruelles, peuvent également devenir gênants, voire dangereux, notamment pour l’accès des services de secours.
C’est quoi, une voiture ventouse ?
Les jours passent, les semaines défilent, et pourtant elles restent là, immobiles, occupant la même place de stationnement. En panne, abîmées ou tout simplement abandonnées, ces voitures finissent par faire partie du décor. Lors des « diagnostics en marchant », les services municipaux ont recensé une trentaine de véhicules stationnés de manière abusive dans les quartiers du Val-Vert et de Guitard.
Une convention pour désencombrer les stationnements
Pour régler ce problème, une convention de partenariat d’un an, renouvelable, a été signée. Elle permet de mettre en place un protocole commun entre la Ville, la police municipale et les bailleurs sociaux. Depuis septembre, ce travail collectif commence déjà à produire des effets visibles.
Cette coopération permet la mutualisation des moyens nécessaires à l’enlèvement des véhicules, qu’ils se trouvent sur des espaces publics ou privés. Elle s’accompagne également d’une campagne d’information destinée à rappeler aux habitants qu’abandonner un véhicule sur une place de stationnement pendant plusieurs années n’est pas une pratique autorisée par la loi.
Les véhicules concernés
Sont notamment visés par ce dispositif :
les véhicules qui gênent la circulation,
les spécialistes du stationnement abusif, autrement dit les voitures ventouses,
les épaves ou véhicules en voie de dégradation avancée,
et bien sûr, ceux qui bloquent l’accès aux secours et représentent un risque pour la population.
À qui reviennent les frais ?
En principe, les frais d’enlèvement, de garde et éventuellement de destruction du véhicule reviennent à son propriétaire lorsqu’il est identifié. Cependant, lorsque ce dernier est inconnu, introuvable ou insolvable, la prise en charge diffère :
sur un espace privé fermé, les frais sont entièrement supportés par le bailleur social ;
sur un espace privé ouvert à la circulation, la commune facture un coût forfaitaire au bailleur.
Des conséquences positives en chaîne
Ce partenariat permet de libérer des places de stationnement et de répondre à une demande forte des habitants. Des rues plus dégagées, plus propres et mieux organisées contribuent également à améliorer la sécurité et le cadre de vie. À terme, le dispositif vise à redonner aux espaces publics leur fonction première et à renforcer le sentiment de tranquillité dans les quartiers concernés.