Interview – Debout sur le Zinc, en pleine connexion avec son public

Par Macéo Cartal mer 10/08/2022 - 17:00 , Mise à jour le 10/08/2022 à 17:00

Depuis plus de 25 ans, le groupe Debout sur le Zinc officie sur la scène de la chanson alternative française et entretient un lien spécial avec son public, qui s’identifie à lui. Le groupe clôturera d’ailleurs le prochain Festival du Monastier. Le chanteur Simon Mimoun nous a accordé une interview.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, c’est quoi Debout sur le Zinc ?

«  C’est un groupe qui a 26 ans maintenant d’existence, six musiciens qui jouent chacun de deux ou trois instruments minimum, donc on a une vingtaine d’instruments à notre actif. De la chanson, 10 albums, 3 000 concerts. Alors là ce ne sont que des chiffres, mais c’est avant tout beaucoup de sensations, beaucoup de plaisir et surtout beaucoup de poésie. On fait du folk et du rock avec sur de la chanson française. Alors pour nous c’est moins exotique mais à l’étranger, les gens nous disent qu’on fait de la musique typiquement française. On a tourné dans une vingtaine de pays, l’Europe d’Est en Ouest, en Russie quand ça allait encore bien, Canada ou encore Madagascar. On se connaît quasiment tous depuis le lycée, donc il y a cette dimension d’amitié très présente »

Vous recommencez à faire la tournée des festivals après 1 an et demi de blocage, avez-vous retrouver la ferveur, les sensations d’avant ?

« Oui, on a retrouvé les sensations d’avant avec une ferveur vraiment incroyable. Les gens nous disaient souvent que c’était le premier concert qu’ils faisaient depuis le COVID, donc on est vraiment contents de ça. »

Votre dernier album, qui est votre dixième, L'importance de l’Hiver, donne l’impression de traiter de situations que l’on peut tous vivre. Est-ce une sorte de résumé de la vie ?

« En fait c’est typiquement l’ADN de Debout sur le Zinc, c’est ce qu’on fait depuis le début. C’est à dire qu’on écrit des chansons qui sont difficilement résumées d’une autre manière qu’en musique. Les gens nous rapportent qu’ils comprennent la chanson une fois qu’ils ont eux-mêmes vécus la situation. C’est un petit peu comme si on écrivait la bande originale de la vie de certains. La particularité de cet album, L’importance de l’Hiver, c’est qu’il exprime, en plus de l’ADN du groupe, une composante assez actuelle qui est la dimension écologique du moment. Mais bien évidemment ce n’est pas que ça, ça traite aussi de tout ce qui est relatif aux différents cycles de la vie et de leur paradoxe. Il y a une phrase de la chanson L’importance de l’hiver qui résume assez bien ça, c’est " on tue les chenilles mais on aime les papillons ". Nous on parle de nos contradictions propres, et puis ça résonne chez les gens. Ca prouve que les gens, comme je l’ai dit avant, vivaient la situation décrite par la chanson et s’identifiaient à ça. »

Le 12 août, vous viendrez clôturer le Festival du Monastier, vous connaissiez déjà ?

« Oui on est déjà venu dans différents coins de la Haute-Loire, et j’avais plusieurs fois entendus parlé de ce festival, on le connaît. On avait pas fait de festival depuis longtemps donc on est assez content d’y retourner. Le concert est un endroit spécial, pour ceux qui sont pas habitué aux concerts, c’est un endroit ou on peut pleurer, crier, hurler de joie, danser et ça personne ne nous le reproche. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où on peut exprimer ces émotions là ouvertement, comme par exemple au théâtre on ne peut pas faire ça. Ce genre de festival permet de procurer ces sensations, et c’est beau ».

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