"Ici il y a beaucoup d’entreprises du numérique pour une ville comme Le Puy"

Par Macéo Cartal dim 31/01/2021 - 06:00 , Mise à jour le 31/01/2021 à 06:00

La semaine des métiers du numérique touche à sa fin. Focus sur un jeune développeur sorti tout droit de l’IUT du Puy. Il est embauché par Monkey Factory, installé à la cité du numérique du pensio.

Du 25 au 29 janvier, Pôle emploi Auvergne-Rhône-Alpes organise la semaine des métiers du numérique pour la troisième édition. L’occasion de s’intéresser à la place du numérique en Haute-Loire et de son attractivité. Pour ce faire, nous avons rencontré Aloïs Petit, jeune développeur embauché par l’agence Monkey Factory, connue pour être à l’origine de l’application MyBus.

Une réorientation pleine de sens

Aujourd’hui, Aloïs Petit a 28 ans. Avant de se lancer pleinement dans l’informatique, il a d’abord entamé un DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations) à Clermont-Ferrand. À la suite de celui-ci, il monte à Dijon pour travailler dans une banque. Ce n’est que quelque temps plus tard, à 24 ans, qu’il décide de reprendre des études dans le domaine de l’informatique.

« Passionné d’informatique depuis tout petit, cet aspect était manquant dans ma vie, c’est pour ça que j’ai repris des études dans ce domaine. » A. Petit

Il postule ainsi à l’IUT du Puy-en-Velay dans le DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet) dans lequel il est accepté. Ainsi, pour se spécialiser dans le domaine du développement web, il choisit la spécialité du même nom proposée par le DUT. Une fois ce dernier en poche, au bout de deux ans, il continue sur sa lancée en intégrant la licence professionnelle Métiers du Numérique, toujours au sein de l’IUT du Puy. « Mes études m'ont permis d’avoir un fil conducteur dans mon apprentissage de la programmation, mais c’est personnellement que le travail se fait, l’IUT m’a permis de rencontrer beaucoup de professionnels […] c’est d’ailleurs par ce biais-là que j’ai mon travail aujourd’hui ».

Une expérience qui amène le réseau

The Monkey Factory est une entreprise spécialisée dans la création d’outils numériques comme par exemple l’application mobile MyBus, utilisable dans plusieurs agglomérations du pays. Cette société est dirigée par Frédéric Pacotte, à la tête de l’agence de communication digitale et numérique Iris Interactive. C’est d’ailleurs au sein de cette entreprise qu’Aloïs Petit a effectué l’un de ses stages durant son DUT MMI. Par la suite, lors de sa licence pro, il a effectué son alternance chez Monkey Factory, qui l’a embauché en tant que développeur front-end.

Développeur front-end et back-end : qu'es aquò ?

Le back-end c’est tout ce qu’on ne voit pas à l'écran. C'est ce développeur qui érige la colonne vertébrale d’un site. Il met en place le serveur qui héberge tous les éléments, la base de données et s’occupe de toute la partie sécurité et protection des informations.

Le front-end c’est tout ce que nous, utilisateurs, voyons. Ce développeur s'occupe de l’interface graphique et de l’ergonomie d’un site ou d’une application, la rendant agréable à l’œil et à l’utilisation.

Les deux parties ne travaillent pas avec les mêmes langages de programmation mais avancent en étroite collaboration. L’un ne peut pas avancer sans l’autre. Dans certains cas, un seul développeur s’occupe des deux. On l’appelle le développeur « full stack ».

Développeur front-end : l’expérience utilisateur

Aloïs Petit est donc développeur front-end, c’est-à-dire qu’il crée des outils qui vont aider à développer l’application MyBus. Le front-end est tout ce qui tourne autour du visuel de l’application (ou du site web) et à l’expérience utilisateur. Il est donc chargé de rendre l’utilisation de l’application ergonomique et agréable pour tous les utilisateurs.

Le Puy-en-Velay : une terre digitale prometteuse

Voici donc quatre ans que ce jeune développeur côtoie le milieu du digital au sein de la capitale vellave. Lorsque nous lui demandons ce qu’il pense du Puy en matière de développement numérique, Aloïs Petit est plutôt agréablement surpris : «  Le pôle numérique, qui a ouvert ses portes il y a quelque temps, héberge déjà beaucoup d’entreprises. Son implantation devrait engendrer encore l’arrivée d’autres structures de ce type, voire même la création de certaines d’entre elles. Il y a d’ailleurs beaucoup d’entreprises du numérique pour une ville comme Le Puy. »

Il est vrai qu’avec la présence de l’IUT et du pôle numérique, le quartier de l’ancien pensionnat Notre Dame apporte une nouvelle dynamique à la cité ponote. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’actuellement au moins une dizaine d’anciens étudiants de l’IUT travaillent au Puy au sein des différentes entreprises du domaine digital.

Un exemple de l'interface de travail d'un développeur Photo par Macéo Cartal

En pleine lancée

Aloïs Petit ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, il nous confie les perspectives qui le motivent en ce moment. Et ce n’est pas moins de deux projets d’envergure qu’il est en train de mettre en place. Il est notamment en train de créer son auto-entreprise en tant que développeur web qui l’amènera, à terme, à créer des sites internet pour les clients. « En plus de l’aspect technique, travailler dans une structure comme Monkey Factory étoffera mon réseau et me permettra d’avoir une multitude de contacts », indique Aloïs Petit. Dans le même temps, il monte, avec quelques amis, une société qui formera les futurs auto-entrepreneurs et les accompagnera dans le développement de leur propre structure. Cette société s’appellera « 4 plus 1 ».

Le jeune développeur n’en est qu’aux premières lignes de code de sa carrière. Il fait partie de cette génération qui occupe déjà le monde des technologies numériques et montre que le Puy-en-Velay a sa place dans cet univers.

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