Hôpital E.Roux : une nouvelle appli va-t-elle changer leur vie... et sauver la vôtre ?

ven 02/03/2018 - 18:30 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

Quelle était toute cette agitation ce vendredi 2 mars 2018 à l’hôpital Emile Roux du Puy-en-Velay ? Une attaque terroriste a été simulée. L’exercice répond au nom de « Kalachanis ». Il s’agit d’un entraînement des acteurs Santé-Sécurité-Environnement en situation de « Damage control ».
L’hôpital ponot a donc pu tester sa réactivité en cas d’attentat, mais pas seulement. « Ce n’est pas anodin de le faire au Puy, explique Jean-Marie Bolliet, le directeur de l’établissement, puisqu’il y a des sites chimiques en Haute-Loire ».
Effectivement, trois sites industriels sont classés Seveso en Haute-Loire : Fareva à St-Germain-Laprade, Recticel à Mazeyrat-d'Allier et PEM à Siaugues-Sainte-Marie.

Un important dispositif mobilisé
Ce vendredi matin, les étudiants de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) du Puy se sont donc volontiers transformés en figurants dans un scénario catastrophe. 16 victimes à répartir en fonction de l’urgence des soins à prodiguer : neuf blessés léger, cinq blessés grave, une victime décédée et une dans un état indéterminé.
Pour les prendre en charge, une cinquantaine de personnels de l’hôpital et une quinzaine de pompiers, notamment des brancardiers, sans compter deux observateurs de la préfecture, l’Agence régionale de Santé (ARS) en lien téléphonique et le directeur de l’hôpital présidant tous ces personnels au sein d’un poste médical avancé.

« Je ne prétendrai pas que nous sommes prêts, mais au moins nous sommes préparés » 
Certains personnels étaient au courant que l’exercice allait se dérouler ce vendredi, d’autres non. « Nous avons essayé de confiner l’info le plus possible », précise Jean-Marie Bolliet. Seule certitude pour les personnels non informés : un exercice doit avoir lieu chaque année.
Verdict : « Le Plan Blanc s’est déroulé assez convenablement, nous avons pu conforter nos points forts et pour les points faibles, il n’y vraiment que l’exercice qui permet de se rendre compte ce à quoi nous n’avions pas pensé. » Et le directeur de tirer un bilan plutôt positif : « Je ne prétendrai pas que nous sommes prêts, mais au moins nous sommes préparés. »

Bientôt une nouvelle appli pour plus d'efficacité
Lors de cet exercice, les équipes étaient équipées de Smartphone et ont communiqué par SMS. « Mais on devrait encore améliorer notre façon de communiquer entre nous avec l’application Quarness. C’est un peu comme Whatsapp mais plus professionnel ».
Il faut savoir qu’une infirmière est dérangée, en moyenne, sept fois par heure. D’ici un mois, annonce Jean-Marie Bolliet, l’hôpital Emile Roux mènera une expérience pilote avec Quarness.

Annabel Walker

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