Haute-Loire : une eau à 97 % de bonne ou très bonne qualité

lun 01/07/2019 - 13:26 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:57

Depuis 1993, le Département de Haute-Loire gère le réseau départemental d’évaluation de la qualité des cours d’eau, par l’intermédiaire du Service Eau et Assainissement de Haute-Loire Ingénierie, l’agence départementale d’ingénierie.
Ce réseau a pour objet de constituer une base de données de référence et de contribuer à l’acquisition des connaissances nécessaires à la mise en œuvre d’actions de protection et de restauration de la qualité des cours d’eau.
Il permet également d’évaluer à long terme les effets des politiques d’investissement menées par les collectivités territoriales, en matière d’assainissement notamment.

Plus de 15 000 données produites
La répartition des sites de mesures varie d’une année sur l’autre afin de réaliser alternativement un suivi accentué sur l’un des trois bassins versant principaux du département (l’Allier, la Loire et le Lignon). Sur chaque site, il a été réalisé 6 campagnes de mesures réparties sur l’année.
En 2018, le réseau, axé plus précisément sur le bassin versant du Lignon, était constitué de 47 sites de mesures. 346 prélèvements ont été réalisés et 15 168 données produites.

97 % de bonne ou très bonne qualité
En 2017, le réseau était constitué de 38 sites de mesures, le bassin versant de la Loire a été étudié plus en détail. Globalement, sur 1190 classes de qualité déterminées, 1159, soit 97,4%, sont indicatrices d’une bonne (27%) ou d’une très bonne qualité de l’eau (70%).
En 2018, le réseau, axé plus précisément sur le bassin versant du Lignon, était constitué de 47 sites de mesures. Globalement, sur 1470 classes de qualité déterminées, 1423, soit 96,8%, sont indicatrices d’une bonne (27,7%) ou d’une très bonne qualité de l’eau (69,1%).

"La pertinence et l’efficacité des politiques d’investissement en matière d’assainissement"
Concernant les paramètres caractérisant la physico-chimie de l’eau, ce constat sur les matières organiques et azotées "confirme la pertinence et l’efficacité des politiques d’investissement en matière d’assainissement menées par les collectivités du département depuis de nombreuses années", se félicitent les services du département dans un communiqué.
Pour les matières phosphorées et les nitrates, les bonnes à très bonnes qualités mesurées sont "encourageantes et incitent à poursuivre les réflexions et les actions permettant de limiter le transfert vers les eaux superficielles des nitrates et du phosphore, et ce quelle qu’en soit l’origine". 

60 % de stations d'épuration en plus en 16 ans
Depuis plusieurs années, on note une stabilité avec une légère amélioration des cours d'eau. Les données étaient en effet sensiblement les mêmes il y a deux ans. Les explications sont multiples. Il y a plus de stations d'épuration communales ou d'entreprises, la pratique agricole est davantage cadrée également.
Il faut dire que le département, l'Agence de l'eau et les communes ont beaucoup investi ces dernières années à cet effet : la Haute-Loire comptait 381 stations de collectivité en service en 2000, contre 605 en 2015, soit une augmentation de 60 % en 16 ans. "Des efforts qui portent leurs fruits", se félicitait la collectivité, alors qu'en parrallèle, les taxes ont augmenté sur les factures du contribuable.

Des infos à la portée de tous
Diverses plaquettes font une synthèse claire et accessible des données produites en 2017 et en 2018. Transmises en plusieurs exemplaires à chaque mairie elles pourront être consultées par un large public.
De plus, la totalité des plaquettes annuelles produites depuis 2003 peut être aisément consulté en ligne, sur les sites de l’observatoire départemental de l’eau et du Département.

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