Haute-Loire : l’hôtellerie et la restauration en manque de personnel saisonnier

mar 31/07/2018 - 14:34 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:53

Parmi les secteurs d’activité en tension en période estivale, l’hôtellerie-cafés-restauration figure en tête de liste devant l’animation socioculturelle, la viticulture et l’arboriculture, la Culture (spectacle, dans et musique), la grande distribution (libre service), et le nettoyage courant des bâtiments etc. « Ce n’est pas une particularité de la Haute-Loire. Les métiers du secteur hôtellerie-cafés-restaurants sont en tension sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment en période estivale », commente Aurélie Maurel, directrice de Pôle Emploi Haute-Loire.

Un manque de compétences et d’appétence seraient à l’origine de cette pénurie de main d’œuvre saisonnière. « Et puis, ajoute la directrice de Pôle Emploi Haute-Loire, la durée trop courte des contrats de travail qui vont d'un à trois mois, pendant la période estivale, est un frein pour les demandeurs d’emploi. Ils cherchent majoritairement des contrats de longue durée ».
Le service en restauration boudé par les demandeurs d’emploi
En Haute-Loire, les dix premiers métiers recherchés par les demandeurs d’emploi en général, concernent l’assistance auprès des enfants, les services domestiques, la conduite d’équipements de production alimentaire, les services en milieu hospitalier, la mise en rayon libre service, la vente en habillement et accessoires de la personne, l’assistance auprès d’adultes, l’entretien des espaces verts, le montage et l’assemblage mécanique, le secrétariat, l’éducation et l’assistance auprès d’établissements d’enseignement, le nettoyage de locaux… Et vient en dernier, avec seulement 1 %, le service en restauration. Si on compare avec les besoins des entreprises altiligériennes, on retrouve dans les deux premiers métiers recherchés, celui de cuisinier et de serveur en restauration. 
Un « savoir être » professionnel plus que des diplômes
Les compétences ne sont plus limitées à l’obtention de diplômes. Bien sûr les formations sont indispensables, un cuisinier doit savoir cuisiner, cela va de soi. « En Haute-Loire ou ailleurs, il y a une recherche de qualité d’accueil, de services, de cuisine de terroir, il y a donc un besoin de compétences. Mais quand on parle de compétences, on parle aussi de « savoir être » », précise Aurélie Maurel. Ainsi, Pôle Emploi, au niveau national, travaille avec les entreprises sur la définition du « savoir être » professionnel afin de mieux diriger les candidats et éviter ainsi le phénomène de turn-over trop récurrent dans ce secteur d’activité. Et si ce n’est pas suffisant, Pôle Emploi a créé une application nommée « Maintenant » qui permet de mettre en relation les entreprises et les demandeurs d’emploi, sur un modèle simplifié et accéléré.
Un flux migratoire de saisonniers
Sur le département, les saisonniers représentent 4% des demandeurs d'emploi. Trop peu pour pourvoir les 1 500 offres d’emplois saisonniers du département. Un chiffre qui augmente de 30 % lors d’événements exceptionnels comme les Fêtes Renaissance du Roi de l’Oiseau. Un traditionnel flux migratoire saisonnier permet de compenser en partie cette pénurie de main d’œuvre locale.
Stéphanie Marin

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