Haute-Loire : les pompiers volontaires, le nerf de la guerre

mer 20/04/2016 - 17:59 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:40

La Haute-Loire se distingue par une caractéristique tout à fait particulière : pour dix heures d'interventions réalisées, plus de 85 % le sont par des sapeurs-pompiers volontaires, alors qu'au niveau national, la proportion n'est que de 67 %.
Dans le même registre, on peut relever que la Haute-Loire fait partie des douze départements français où l'on retrouve le ratio le plus élevé de sapeurs-pompiers volontaires par nombre d'habitants (supérieur à 500 sapeurs-pompiers volontaires pour 100 000 habitants).
Ce constat pousse les équipes du SDIS 43 (service départemental d'incendie et de secours) à se mobiliser au quotidien pour trouver des solutions concrètes à la disponibilité de ses sapeurs-pompiers volontaires.

----Objectif 500 pompiers volontaires
Marc Boléa, le Président du Conseil d'administration du SDIS, assure : "l'objectif est d'arriver à 500 pompiers volontaires conventionnés en 2017. C'est vital pour assurer la sécurité des Altiligériens".
-----Déjà 160 entreprises conventionnées
La plus grande difficulté n'est pas de former les pompiers mais de faire en sorte qu'ils soient disponibles. Une démarche de fond est donc engagée depuis plusieurs années avec les entreprises du département. Et elle commence à porter ses fruits : de 101 entreprises labellisées en 2012, nous sommes passés aujourd'hui à 160 conventions (avec 67 collectivités ou établissements publics et 93 entreprises privées).
Ces conventions de disponibilité permettent des prises de service en retard ou des absences en cas de force majeur. Elles sont signées pour une durée de trois ans afin de permettre à 375 salariés de se rendre disposnibles pour des missions de secours à personne essentiellement (65 % de l'activité des sapeurs-pompiers volontaires), mais aussi la lutte contre les incendies (8%) ou les accidents de la route (7%). Notons également les temps de formation : 24 jours afin d'acquérir les modules qui lui permettent d'intervenir sur les principales missions.

Le volontariat essentiel au bon fonctionnement du service ?
François Cabanes est le responsable de la cellule volontariat. Il répondait au micro de RCF Haute-Loire lors de la cérémonie organisée début mars à l'hôtel du Département et qui visait à récompenser les entreprises partenaires du dispositif.
Combien de labels ont été remis ? Ce volontariat est essentiel pour le bon fonctionnement du service ? Est-ce qu'il y a une course au volontariat ?

La Haute-Loire fait partie des douze départements français où l'on retrouve le ratio le plus élevé de sapeurs-pompiers volontaires par nombre d'habitants (supérieur à 500 sapeurs-pompiers volontaires pour 100 000 habitants). Il n'y a donc pas le feu au recrutement. Comment s'équilibrent les forces vives du département ? Y a-t-il un risque de pénurie ?

De plus en plus d'interventions
En 2015, le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de la Haute-Loire a réalisé 13 113 interventions dont 11 084 secours à personne, 1 056 incendies, 707 interventions diverses, 66 risques particuliers et 200 autres.
L'activité opérationnelle du SDIS de la Haute-Loire est en très nette augmentation par rapport à 2014 : elle enregistre une hausse de 4,5 %, aussi bien pour les secours à personnes (+ 1,7 %), que pour la luute contre les incendies (+ 21,4 %) ou les interventions diverses (+ 22,5 %).

Les moyens des sapeurs-pompiers de Haute-Loire
1 655 sapeurs-pompiers volontaires et 104 professionnels, 4 engagés du service civique, 40 personnels administratifs et techniques spécialisés et un vivier de 308 jeunes sapeurs-pompiers répartis en 19 sections.
Un état-major basé à Taulhac, trois centres de secours principaux, 30 centres de secours, sept centres d'intervention et 18 centres de première intervention. L'ensemble du patrimoine immobilier représente 33 000 m².
50 ambulances (VSAV) et 30 moyens de désincarcération (VSR), 50 engins-pompes (FPT/CCR) et quatre échelles aériennes (EPS), 47 engins feux de forêts (CCF) et 21 porteurs d'eau (CCGC), dix engins d'interventions diverses (VID), 120 véhicules de liaison (VL/VLTT), 36 engins spécialisés (VPC, VIRT, VPL, VIMP, CESD), huit embarcations de reconnaissance et sauvetage (ERS).

Maxime Pitavy

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