Economie régionale : 2025 s'est terminée comme elle a commencé
Plusieurs organisations locales mettent en garde contre la proposition de loi "Yadan" qui devrait être examiné ce jeudi 16 avril. Les signataires redoutent des effets sur la liberté d’expression, tout en réaffirmant leur engagement contre toutes les formes de racisme et de discrimination. La question étant l’antisionisme est-il un délit ? Cette question se trouve posée à la représentation national.
La proposition de loi portée par Caroline Yadan devrait être examinée par l'Assemblée nationale ce jeudi 16 avril. Ce texte vise à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme. Toutefois, au coeur d'une période marquée par de fortes tensions liées à la situation au Proche-Orient, certaines dispositions de cette proposition suscitent des interrogations quant à leurs effets potentiels sur la liberté d’expression. Dans un communiqué, plusieurs instances locales se sont exprimées :
Les signataires du communiqué expriment leur inquiétude concernant le risque que certaines prises de position critiques à l’égard des politiques menées par le gouvernement israélien, notamment celui dirigé par Benjamin Netanyahou. soit assimilé « à l’ensemble d’une population ou d’une confession est non seulement infondé, mais également contreproductif dans la lutte contre l’antisémitisme. »
Les organisations signataires rappellent que « la critique d’un État, de sa politique ou de ses dirigeants, quels qu’ils soient, relève du débat démocratique et ne saurait être assimilée à une forme de racisme ou de haine. » Elles soulignent également l’importance de distinguer clairement les critiques politiques de toute forme de racisme ou de discrimination.
Ils poursuivent ainsi leur propos : « Cette loi ouvrirait la voie à une répression accrue des opinions dissidentes, en particulier celles exprimant une solidarité avec le peuple palestinien ou dénonçant les violations du droit international. Elle porterait atteinte à un principe essentiel de notre République : la liberté d’expression. Les organisations soussignées, attachées aux libertés démocratiques, réaffirment leur attachement indéfectible à la lutte contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, de xénophobie et de discrimination. »
Dans ce contexte, elles appellent à un équilibre entre la lutte contre l’antisémitisme et la préservation des libertés publiques, notamment la liberté d’expression, et réaffirment leur engagement constant contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, de xénophobie et de discrimination.
Organisations signataires : LDH 43 – LP 43 – FSU 43 – CGT FO 43 – Confédération Paysanne 43 - Collectif Palestine 43 – RESF 43 – Action Catholique Ouvrière 43 – Comité Brivadois de soutien aux opprimés - Génération.S 43 – GES 43 – POI 43 – LFI 43 –REV 43 – PCF 43- Les Ecologistes 43- La Cimade 43
la pétition a atteint plus de 700 000 signatures mais l'Assemblée nationale ne débattra pas de la pétition : la commission des Lois a voté, mercredi 15 avril, pour son classement. Un tel débat se télescoperait avec l'examen du texte prévu à partir du 16 avril, a-t-elle estimé.
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1 commentaire
Est-il nécessaire de rappeler combien nos dirigeants s'assoient sur ce qui les a amené là où ils sont ? Retraites ; loi Duplomb ; convention citoyenne pour le climat ; etc.
Ajoutons à cela toutes les lois augmentant les répressions policière et judiciaire et vous avez le grale de la démocratie.