Gilets Jaunes : Une mobilisation jamais vue depuis Mai 68

sam 01/12/2018 - 17:12 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

Un départ à 10h du parking de Cluny à Aiguilhe. Le rendez-vous était donné ce matin, samedi 1er décembre à 10h à Aiguilhe, au niveau du parking poids lourds. Les motards, les professionnels (ambulanciers, électriciens, agriculteurs...) eux aussi étaient conviés à se rassembler. Des tracts ont été distribués en ce sens depuis mercredi après-midi, parfois créant des ralentissements (comme du rond-point de Géant jusqu'à l'avenue de Vals).
Des milliers de Gilets Jaunes. Ce sont pas moins de 4000 Gilets Jaunes, (plus de 5000 sur la journée entière) qui ont entendu l'appel des organisateurs. Il se sont engagés dans le Boulevard Saint-Louis pour atteindre, ensemble et dans le calme la place du Breuil. Celà évoque à Michel, 70ans, "les révoltes de Mai 68". 
Des motos, des tracteurs, des ambulances, des camions de dépannage electrique. Tous étaient mobilisés et sont venus renforcer la foule avec leur engins agricoles, porteurs de messages. 

Cent personnes sont entrées dans la cour de la préfecture. Vers 13h, plusieurs dizaines d'individus en gilets jaunes ont forcé le portail de la cour d'honneur de la préfecture cassant la serrure avec du mobilier urbain. Une centaine de personnes a alors pénétré dans l'enceinte de la préfecture, et y a amassé des pneus. Les forces de l'ordre, policiers et gendarmes, sont intervenues pour évacuer la cour. Des manifestants comme Kévin, 27ans y étaient : "Je me suis retrouvé bloqué dans la cour de la Préfecture entre manifestants et les forces de l'ordre, ont nous a faits sortir par l'arrière.".
La préfecture ouvre ses porte à 16h pour entendre les manifestants. Le préfet déplore que la manifestation dégénère avec des destructions de bien public et des actes de violences physiques et verbales. Des menaces ont été proférées à l'égard des forces de l'ordre et du préfet. Plusieurs interlocuteurs, parmi les gilets jaunes, ont souhaité être reçus en préfecture. Il leur a été répondu qu'une audience ne pourra être envisagée que lorsque le retour au calme sera constaté. C'est chose faite, à 16h. 

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