François Fillon au Puy : «L'identité est une question française»

sam 15/04/2017 - 16:55 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

Le candidat LR (Les Républicains) à l'élection présidentielle 2017 est passé par Le Puy-en-Velay, ce samedi 15 avril. Après une visite à la statue Notre-Dame-de-France, l'ancien premier ministre s'est adressé aux sympathisants locaux rassemblés dans la cour de l'Hôtel-Dieu. Dans l'après-midi, une visite à la maison de retraite de Solignac-sur-Loire a été programmée, juste avant que François Fillon ne quitte la Haute-Loire.

Visite guidée par Laurent Wauquiez
Cela aura nécessairement été une belle surprise au moment de démarrer le week-end de Pâques, pour les futurs électeurs de François Fillon : sa venue au Puy s’est confirmée ce vendredi.
Laurent Wauquiez, après avoir assuré le rôle de guide touristique auprès du candidat de son parti, notamment du haut du panorama qu’offre le rocher Corneille, a également accueilli François Fillon auprès des militants rassemblés dans la cour de l’Hôtel Dieu.
« François Hollande ne s’est jamais déplacé au Puy », a-t-il attaqué et pour lui la venue de l’ancien premier ministre est le symbole de son «attachement à la France rurale, bien des candidats dans cette campagne ne se tournent que vers les bobos des métropoles et les quartiers dits en difficulté.»

«Je suis venu parler de l’identité de notre nation»
 « Je suis venu au Puy-en-Velay pour vous parler d’une question essentielle qui n’est ni de droite ni de gauche,
a commencé François Fillon, une question qui transcende les élections mais qui pourtant est au coeur de celles-ci depuis toujours, je suis venu vous parler de l’identité de notre nation. »
Et pour le candidat LR, « ce n’est pas un débat pour les seuls universitaires ou seuls historiens, c’est une question française.»
Le ton est plutôt incisif et surfe sur cette ligne à la droite de la droite qui fait la marque de fabrique de François Fillon depuis le début de la campagne.
Il évoque « l’insécurité culturelle dans laquelle se trouvent nos concitoyens » qui « déboussole notre pays » parlant du « totalitarisme islamiste qui l’oblige à lui opposer des valeurs.»

France plurielle sous condition
Pour lui, « Les valeurs de la France ne sont pas une agrégation des spécificités de chacun, la France est singulière quand elle est plurielle, à condition que chacun accepte une entité collective qui préexiste à sa propre identité. »
Comme Laurent Wauquiez, François Fillon s’érige contre une frange urbaine de la population pour qui les mots « nation, patrie, France, identité, racines, culture » seraient tabous.
Pour contrer cette mise sous silence - explicite ou implicite, on l’ignore - François Fillon suggère d’évoquer ces notions « en ces lieux de mémoires qui incarnent notre pays, au même titre que le Mont Saint-Michel, Versailles, Chambord, Le Pont  du Gard, Vezelay ou tant d’autres. »

Les Lumières, le doute en moins
Et dans cet ordre idée, le Puy-en-Velay est pour lui l’endroit idéal « car aux confluences de notre histoire, de nos racines et de notre géographie. »
La devise de la République, Liberté Égalité Fraternité, à laquelle François Fillon fera très vite allusion pour illustrer la spécificité de la France, et de sa « grandeur », atteste à ses yeux que « nous sommes une avant-garde, nous ambitionnons d’émanciper le monde. »
Un moment donc particulier et qui peut sembler paradoxal à bien des égards : Donner un second souffle aux desseins des Lumières en ne mettant à aucun moment le doute au cœur du discours et en sachant donc par avance quelles valeurs sont les plus justes.

J.J.

Deux mondes cohabitent au Puy ce samedi :

Ignorant les casseroles :


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