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Festival du Rire : Les yssingelais ont répondu "Présent" à Aymeric Lompret

sam 06/09/2014 - 12:21 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:24

Révélé par Laurent Ruquier dans l'émission "On ne demande qu'à en rire", le jeune lillois de 26 ans a fait salle comble hier à Yssingeaux. Son spectacle est une succession de portraits croisés à la fois drôles, touchants et décalés de camarades d'école hauts en couleur retrouvés quelques années plus tard par Aymeric Lompret, devenu, lui, humoriste. 

Félix, Renault, Julien et les autres... 
"Intermittent, c'était un rêve de gosse, je voulais être policier, mais j'avais fait trop d'études", le ton est donné dès les premiers mots d'Aymeric sur scène, entre autodérision et humour grinçant, pour retracer son parcours et celui de ses camarades depuis l'école primaire. On découvre ainsi tour à tour Julien, le premier de la classe et le fayot, qui collectionne les billes de cartouches d'encre et rêve de devenir astronaute. Ou encore Félix, le copain handicapé qui est le "légume" au spectacle de fin d'année (les valides sont des fruits), mais "ca roule pour lui" depuis. Enfin Renault, l'amoureuse d'Aymeric, "qui s'appelle comme cà car son père s'est trompé en remplissant le certificat...il a appelé sa voiture Sophie".

Rien n'est oublié des souvenirs d'école, de la photo de classe à la classe de neige ("on partait en juin, j'étais dans le public") en passant par les cahiers de vacances et les voyages en bus, avec les rebelles au fond et les bouffons devant : "c'est pareil au spectacle ?" questionne l'humoriste, provoquant le public yssingelais déjà concquis par cet humour au vitriol.

Des rires et des chants
Pris à partie par Aymeric Lompret, les spectateurs répondent naturellement aux sollicitations du comique. Ainsi, mimant son ami Félix en fauteuil, essayant en vain d'atteindre le bouton du 18ème étage de son immeuble, et tombant sur scène sur la musique de Starmania en précisant à travers les rires "la seule solution dans ce cas là, c'est dêtre deux...quelle solidarité à Yssingeaux", l'humoriste invite l'un d'entre eux à monter sur scène en lui lançant "on est deux handicapés, là". Succès garanti. Même réaction sur une chanson de Barbara, où le public reprend en choeur les paroles pour s'entendre répliquer : "Là, on voit l'âge moyen du public. Pour les plus jeunes, c'est comme Booba, avec du texte".  Enfin, Aymeric improvise un Sirtaki sur la poutre pour son épreuve de bac de sport. Cinq minutes de gesticulations sous les rires d'un public déjà concquis pour conclure sous les applaudissements : "J'ai eu 2/20".

Après un dernier sketch, le mot de la fin "c'est fini", et le public répondant "non", un dernier "si...elle me dit toujours cà", l'humoriste revient sur l'école et les clés de la réussite pour ne pas devenir intermittent. s'adressant encore une fois à une jeune spectatrice : "Si tu ne veux pas devenir intermittent, ou pire, régisseur, les corrigés du cahier de vacances sont au milieu".
La boucle est bouclée.

Une 26ème édition réussie
Aymeric Lompret termine son spectacle par le sketch qui l'a révélé chez Ruquier "En prison pour téléchargement illégal", et conclut en remerciant le public et l'organisation "Prenez soin des autres comme de vous-mêmes". Des organisateurs encore une fois récompensés par le choix des artistes pour cette 26ème édition du Festival du Rire, comme en témoigne Carole Julien : "Tous les spectacles affichaient complet la première semaine, il y a eu 350 entrées hier, le spectacle de ce soir était complet et demain, tout est réservé depuis plus de deux mois."

Ce samedi doir à 20h30, c'est Olivier De Benoît qui clôturera le festival devant une salle
comble.

G.V.

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