Festival de La Chaise-Dieu : un budget tendu mais équilibré

mar 14/02/2017 - 18:54 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

Ce lundi 13 février 2017, les élus du Département, réunis en assemblée plénière, ont examiné les comptes du festival de La Chaise-Dieu et ont rendu leurs conclusions.
C’est sur la base de la présentation d’un rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes que l’assemblée départementale a validé une liste de recommandations* à l'association organisatrice. Les magistrats ont étudié la gestion du festival de 2010 à 2014.

La billetterie finance le festival à 40 %
Le rapport a tout d’abord mis l’accent sur la richesse que constituent les nombreux adhérents et bénévoles pour le festival, car leurs prestations à titre gratuit, qualitativement et quantitativement, sont essentielles au bon fonctionnement.
La fréquentation est stable avec une moyenne annuelle de 20 000 spectateurs, dont 16 000 payants.
Le mode de fonctionnement est relativement équilibré entre billetterie, fonds publics et fonds privés, avec un budget de 1,8 million d’euros, réparti entre environ 40 % pour la billetterie, environ 30 % de fonds publics et 20 % de partenaires privés. C’est cet équilibre qui lui procure une relative autonomie financière.

Le défi de la 50ème édition
Pour sa part, le conseil communautaire de l’agglomération du Puy-en-Velay (avant la fusion) a décidé d’attribuer au festival une avance sur subvention 2017 de 20 000 € lors de sa délibération du 15 décembre 2016. Il s'agit d’aider l'association à faire face aux difficultés financières inhérentes au caractère exceptionnel de l’année 2016. Pour ce 50ème anniversaire, neuf concerts ont été organisés sur l’agglomération du Puy, dont quatre gratuits au Puy, à Polignac et Aiguilhe. Ces concerts ont eu de fortes retombées économiques sur le secteur avec un panier moyen de 65 € de dépenses par festivalier.

Une plus grande subvention de l'agglo en 2017
Le montant de la subvention accordée au festival en 2017 va être plus important qu'en 2016, du fait de son intégration dans la nouvelle communauté d'agglomération à 71 communes et de son rôle majeur comme pôle d'attraction du département. Il sera fixé lors d'une prochaine délibération.

Un modèle économique sain par rapport à d'autres festivals
Le directeur du festival le reconnaît : « 2016 a été une année particulièrement chargée, explique Julien Caron, entre le cinquantenaire, le transfert des bureaux permanents du Puy à La Chaise-Dieu et le lancement d’une première saison de concerts hors festival, l’année a été financièrement éprouvante, avec un déficit significatif ». Mais il se félicite de bénéficier de la confiance et de l’accompagnement des partenaires publics et privés, avec le soutien « déterminant » de la Région, de l’Etat, le soutien appuyé du Département « en moyens financiers et humains », et celui de la nouvelle Communauté d’Agglomération du Puy. Et de souligner que « malgré tout, notre modèle économique est particulièrement sain, comme le montre le rapport de la Chambre régionale des comptes mais aussi la comparaison avec d’autres festivals ».

N.S.

> Lire notre reportage du concert de l'orchestre régional d'Auvergne au 50ème festival de La Chaise-Dieu l'été dernier.

* Les préconisations
Le rapport de la Chambre régionale des comptes déplore que certaines grandes orientations en matière de projet artistique et de tarification ne soient pas formellement arrêtées par l’assemblée générale et le conseil d’administration. Les réunions du bureau, quant à elles, ne donnent pas systématiquement lieu à des procès-verbaux communiqués aux autres instances de l’association.
D’autre part, il est conseillé à l’association d’assurer les contrats de partenariats privés et d’en préciser les contreparties afin de continuer à développer sans risques ce mode de financement souhaité du festival.
Le rapport se conclut sur six recommandations : adopter un règlement intérieur conformément aux statuts, soumettre à l’assemblée générale la politique de l’association et formaliser par écrit les décisions actées, soumettre la politique tarifaire au conseil d’administration, établir des comptes-rendus de réunion de bureau, reconstituer des fonds propres pour faire face aux aléas de la fréquentation, permettre le renouvellement des équipements et du matériel et, enfin, valoriser les contreparties aux dons dans les conventions de mécénat.

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