«Faire de la politique ce n’est pas plaire au plus grand nombre»

lun 04/09/2017 - 04:05 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Un grand barnum posé là, ce dimanche 3 septembre, au beau milieu du massif du Mézenc, attendait les Républicains soutenant leur candidat à la présidence du parti. Un dispositif exceptionnel augurant d’un meeting inattendu et presque surréaliste, alors que la matinée tout de même fraîche finissait d’aiguiser les appétits. Le repas allait être rythmé par les différentes interventions des quelques ténors présents et les supporters de celui qui est perçu comme le favori n’ont pas tari d’éloges le concernant.
Muriel (63 ans, Montpellier) estime que « Laurent Wauquiez a du tonus, il est dynamique, franc, ce ne sont pas des idées qu’il défend, mais des projets. Cela fait 23 ans que je milite, d’abord au RPR, puis à l’UMP et aujourd’hui chez Les Républicains.»

«Il faut remettre le parti en marche»
Même tonalité pour Clément (24 ans, Aix-en-Provence) : « Moi je veux simplement un rassemblement de la famille politique autour de Laurent Wauquiez. Il faut remettre le parti en marche, sur les rails, qu’il devienne le seul parti d’opposition avec des idées claires.»
Claires d’accord, mais quelles idées ? « Celles de la droite, qui s’assume, décomplexée, explique Jérémy (26 ans, Clermont-Ferrand), la droite c’est pas la même chose que la gauche, il faut savoir être fort, faire de la politique ce n’est pas plaire au plus grand nombre.»
On en saura davantage avec Michel (73 ans, Saint-Étienne) qui entre un peu plus dans le vif du sujet : « je suis un ancien gérant de société, je voudrais que Laurent Wauquiez soit élu car j’attends qu’on se penche sur plein de régimes spéciaux de retraite, confie-t-il, ce n’est pas normal que dans le public on s’en aille plus tôt, sans pour autant que le montant des pensions n'en soit amputé.»

Mélenchon et Macron hués, pas Le Pen
La grand-messe qui va suivre redessinera les contours de ce qu’est la droite dite « décomplexée » avec toutefois des garde-fous préalablement posés par tous les intervenants : « pas d’alliance possible avec le Front national.» Un adversaire naturel qu’il faut combattre, pour les militants, au même titre que la République en marche ou que la France Insoumise.
Néanmoins, ces derniers l’emporteront largement, pas à l’applaudimètre, mais en termes de huée, sur les troupes de Marine Le Pen.
Normal, pour Les Républicains, le parti change de main et l’ancien taulier Fillon avait parfois eu du mal à se prononcer franchement contre des alliances avec l’extrême droite.
Il est vrai que c’était au temps de l’UMP, mais ce genre de signal peut persister dans l’inconscient collectif.
Maintenant, pour ces militants partisans du rassemblement, il s’agit de voir si la nouvelle didactique proposée restera une règle absolue, et ce même en cas d’exceptions tentatrices.

J.J.

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