Enfin un mammographe à l'hôpital public du Puy

mer 08/06/2016 - 17:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

Cela faisait dix ans qu'il n'y avait plus de mammographie à l'hôpital ponot. A l'époque, ce sont 3 000 à 3 500 examens de mammographie qui étaient réalisés chaque année.
Depuis, les patientes qui souhaitaient réaliser un dépistage du cancer du sein (particulièrement entre 50 et 74 ans) ou les femmes en présence de symptômes (nécessitant des mammographies de diagnostic) devaient se rendre dans l'une des cliniques privées du bassin du Puy.

Un rayonnement départemental pour l'hôpital du Puy ?
"C'est un manque qui vient d'être comblé", s'est réjouit Michel Chapuis, le maire du Puy-en-Velay, "on l'attendait avec impatience, c'est important que l'hôpital public le propose aussi, surtout que l'hôpital du Puy a un rayonnement départemental".
Une assertion qui ne sera pas forcément du goût de tous, en particulier du côté de Brioude, comme nous l'avions déjà évoqué dans un précédent article : 'Si on est rattaché au Puy, l’hôpital de Brioude est mort'.

----Les hommes aussi
Ils possèdent également des seins qui sont toutefois moins développés que ceux des femmes. Le cancer du sein chez l'homme est rare. Moins de 1 % de tous les cancers du sein affectent les hommes.-----Un concert de louanges pour le nouvel équipement
L'hôpital public du Puy a finalement réalisé un investissement de 275 000 € afin d'acquérir un mammographe "dernière génération", comme l'ont qualifié les divers professionnels. "C'est la dernière génération de mammographe", nous explique le docteur Marc Bouillet, "c'est une version haut de gamme avec la meilleure qualité d'image et le dépistage le plus fin possible que l'on puisse avoir à l'heure actuelle". Le directeur du centre hospitalier Emile Roux, Jean-Marie Bolliet, abonde en ce sens : "on peut recréer le sein en trois dimensions et tourner autour, afin d'être extrêmement précis".
Le représentant de l'ARS (agence régionale de santé) partage ce constat optimiste : "c'est un appareil high-tech, avec des diagnostics encore plus performants, à l'image de la dynamique de l'hôpital public du Puy. Cet équipement vient parfaire l'offre existante et permet au service de s'étoffer". Ils sont actuellement trois médecins radiologues à l'hôpital ponot, et un quatrième médecin rejoindra l'équipe en fin d'année.

"On dit toujours que c'est triste, mais parfois, il faut agir et c'est ce qu'on fait..."
Cet investissement a été rendu possible grâce au soutien de la Ligue contre le cancer (un chèque de 20 000 €) et d'Act Cancer (un chéque d'un peu moins de 6 000 €). Le Président de cette seconde association a perdu une amie d'un cancer du sein.
Il témoigne : "on dit toujours que c'est triste, mais parfois, il faut agir et c'est ce qu'on fait... Ce sont tous les altiligériens qui participent à ce don avec de nombreuses actions menées tout le long de l'année et aux quatre coins du département".

Le Docteur Marc Bouiller au micro de Zoomdici
Le Docteur Marc Bouiller, président du CME (commission médicale d'établissement) de l'hôpital du Puy, répond aux questions de Zoomdici. L'acquisition de ce mammographe, c'est un véritable soulagement car on l'attendait depuis une décennie. En quoi est-ce un élément essentiel pour l'hôpital Emile Roux du Puy-en-Velay ? Le dépistage demeure primordial ? Qu'est-ce qui s'est passé avec le mammographe que l'hôpital possédait il y a une dizaine d'années ?

C'est un équipement qui fonctionnait bien ? Est-ce qu'on sait combien d'examens avaient été réalisés en 2006, la dernière année où le mammographe a fonctionné à l'hôpital Emile Roux ? Avec la démographie positive du bassin de vie, on table sur encore plus de mammographies pour les années à venir ? C'est un équipement qui augmente l'offre et le rayonnement de l'hôpital public du Puy ? C'est quelque chose qui manquait, qui faisait défaut dans l'offre publique ?  


Repères
Une femme sur huit est concernée par le cancer du sein en France. 90 % s'en sortent bien grâce au dépistage. En 2015, 2,5 millions de femmes ont été dépistées, c'est à peu près la moitié de la cible potentielle (les femmes entre 50 et 74 ans).

Maxime Pitavy 

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