Énergie électrique en Haute-Loire : un engagement qui prendra fin en...2056

Par Nicolas Defay mar 30/11/2021 - 06:30 , Mise à jour le 30/11/2021 à 06:30

Plusieurs partenaires ont signé un contrat de concession d’une durée de 35 ans afin d’assurer la bonne distribution électrique en terres vellaves. Si le sujet s’avère complexe, les enjeux se révèlent des plus importants notamment avec le développement des voitures électriques, des bornes de recharges et de la place des énergies renouvelables au milieu du nucléaire.

Le SDE 43 (Syndicat Départemental d’Énergies), Enedis et EDF apposent à nouveau leur griffe pour assurer que chaque interrupteur actionné par 160 000 usagers réparties dans les 257 communes de la Haute-Loire fonctionne correctement. Cet engagement, qui court sur les 35 ans à venir, doit non seulement garantir une qualité d’alimentation irréprochable en électricité, mais également réussir la nécessaire transition énergétique indispensable pour sauvegarder un tant soi peu notre maison à tous : la planète Terre.

Le contrat comporte deux missions. La distribution publique d’électricité assurée par Enedis et la fourniture d’électricité aux tarifs réglementés de vente gérée par EDF.

signature pour un contrat énergie.
Jean-Paul Bringer, assis au centre, est le président du SDE 43. Photo par Nicolas Defay

« Un nucléaire tout-puissant me paraît impossible »

« Mettre 100 % en tout renouvelable n’est pas encore d’actualité, lance Cyrille Moreau, le directeur régional d’Enedis Auvergne. À l’opposé, un nucléaire tout-puissant me paraît impossible. Je pense qu’il faut se diriger vers un mélange des deux et allier les EnR (Energies Renouvelables) et celle de la fission des atomes d’uranium. Notre contrat est au milieu de tout ça pour que nous assurions une distribution d’électricité optimale tout en réussissant notre transition énergétique inévitable. » D’après Cyrille Moreau, 95 % de la production des EnR en France est recentré dans le réseau électrique français.

Le Syndicat des énergies en Haute-Loire est propriétaire des réseaux de distribution d’électricité des communes altiligériennes. C’est donc lui qui doit être garant de ce service de distribution pour l’ensemble des usagers qu’ils soient particuliers, entreprises ou collectivités locales.

Jean-Paul Bringer, président du SDE 43

« Sur la question des bornes électriques destinées aux voitures électriques, le syndicat a signé une convention avec le Conseil départemental pour développer un schéma de maillage de bornes en Haute-Loire. Il y a une forte attente des utilisateurs là-dessus. Ce schéma nous a déjà permis d’investir sur des zones précises où sont utilisés justement ces dispositifs de recharges électriques ».

« Nous devons être au rendez-vous des enjeux climatiques qui vont tous profondément nous affecter »

Marie-Agnès Petit, présidente du Conseil départemental de la Haute-Loire, intervient pour mettre en exergue l’importance d’une telle signature entre les trois partenaires historiques. « C’est tellement facile aujourd’hui d’appuyer sur un bouton pour que la lumière soit. Et pourtant, derrière ce geste anodin que nous faisons tous de chez soi, de notre bureau, et maintenant de plus en plus de notre voiture électrique rechargée dans l’une des 47 bornes implantées dans le département, il y a un contrat trés ambitieux. Un contrat signé entre les trois entités d’envergure que sont le SDE 43, Enedis et EDF pour que ce bouton fonctionne parfaitement à tout moment de la journée et de la nuit. »

Marie-Agnès Petit ajoute : « Afin que nos rues et nos axes de circulation accueillent de plus en plus de véhicules électriques, nous verrons demain pour une seconde vague de bornes dans toute la Haute-Loire. Nous devons être au rendez-vous des enjeux climatiques qui vont tous profondément nous affecter ».

Signature contrat énergie haute-loire
Les signatures ont été apposées dans le centre culturel de Blavozy. Photo par Nicolas Defay

Enfouissement du réseau électrique

« Depuis 1946, le syndicat insiste pour intervenir dans les zones géographiques les plus éloignées, précise Jean-Paul Bringer. Il faut que nous continuons à assurer une qualité de service optimum concernant cette distribution d’électricité. Nous intervenons aussi beaucoup sur l’amélioration esthétique des bourgs lors de travaux pour enfouir toujours plus les réseaux ».

« Je condamne au plus haut point tous ces environnementalistes »

Laurent Duplomb, sénateur LR de la Haute-Loire, présente quant à lui les écueils que la France essuie en matière de transition énergétique. « Notre pays accuse un retard énorme pour faire front au changement climatique à l’œuvre ! Que ce soit au niveau de l’implantation de panneaux photovoltaïques ou encore de la méthanisation, nous ne somme pas bons par rapport à aux pays voisins. »

Il en profite au passage pour mettre un tacle à certains défenseurs de la nature : « Au sujet des barrages hydroélectriques, je condamne au plus haut point tous ces environnementalistes qui maudissent ces dispositifs énergétiques. Vraiment, je les condamne fermement ! ».

« Je souhaite sincèrement la construction de toujours plus de centrales nucléaires »

Son confrère et député Jean-Pierre Vigier affirme de son côté que l’énergie nucléaire reste la solution d’avenir. « Bien sûr, je suis pour qu’il y ait un mix énergétique entre les EnR et le nucléaire, livre -t-il. Mais le cœur du réacteur sans vilain jeu de mot est l’énergie produite par les centrales nucléaires en France. Pour cela, je souhaite sincèrement la construction de toujours plus de centrales. C’est nécessaire. »

Du point de vue local, il demande l’accélération de l’enfouissement des lignes électriques. « Je suis conscient que cette opération est coûteuse, admet-il. Mais une fois ce travail effectué, on n’y revient plus. Pour la sécurité de tous et la solidité du réseau, je trouve cette opération incontournable ».

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1 commentaire

ch

mar 30/11/2021 - 09:43

Le sénateur Duplomb se signale (encore une fois) par son attitude provocante et passéiste.C'est bien évidemment le chevalier blanc de L.Wauquiez qui se tient en retrait de la scène médiatique avant la campagne de LR.Le sénateur, et son ex-employeur, la FNSEA, ne regardent que dans le rétroviseur : ils dénigrent le barrage de Poutès, alors que c'est le fruit d'une collaboration exemplaire entre EDF et les défenseurs de la nature, ils réclament des super bassines de retenues d'eau quand tout le monde sait qu'elle ne profitent qu'à quelques (gros) agriculteurs , au détriment des sources naturelles etc...