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Brioude

En visite dans le Brivadois, le préfet a rencontré les producteurs laitiers

mar 09/02/2016 - 15:49 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:39

L'Aquabulle, la basilique Saint-Julien, l'Hôtel de la Dentelle, le Doyenné... Eric Maire, préfet de la Haute-Loire, a visité Brioude, mercredi 3 février, en compagnie du maire, Jean-Jacques Faucher, et de la sous-préfète de l'arrondissement, Catherine Fourcherot. Sa journée dans le Brivadois a également été rythmée par une rencontre avec les élus et par une visite de la fromagerie RichesMonts. Dans le plus grand calme. Car si la FDSEA et les JA avaient initialement prévu de bloquer ladite laiterie, comme celle de Beauzac, pendant toute la journée - et d'en profiter pour exposer la gravité de leur situation au représentant de l'Etat - ils ont vite changé leur fusil d'épaule.

« Il ne s'agit pas d'un problème français »
En cause, la menace qu'aurait formulée la laiterie de Beauzac : ne plus collecter les producteurs, voire rompre leurs contrats, si des blocages étaient opérés. Les agriculteurs ont donc finalement convié Eric Maire à les rejoindre à Gizac, commune de Saint-Géron, pour y visiter une exploitation. Avant de s'y rendre, le préfet a abordé avec Patrice Viala, directeur du pôle raclette de RichesMonts, la question du prix du lait. A 270 € la tonne, pas moyen pour les éleveurs de vivre de leur labeur. Seulement voilà, selon Patrice Viala, « il ne s'agit pas d'un problème français ». « Seule la France est restée à peu près raisonnable depuis la fin des quotas », a-t-il souligné. « Tous les autres pays ont explosé en production et on se retrouve avec d'importants stocks à transformer ». Des propos étayés par Eric Maire. « On a une libéralisation du marché et ça ne va pas changer », a-t-il affirmé. « S'il y avait une solution miracle, on le saurait ».

Bientôt un Plan départemental de l'agriculture ?
Le préfet a alors évoqué les mesures d'urgence mises en œuvre par le gouvernement, comme le plan de soutien à l'élevage, l'avance des aides PAC ou encore l'exonération de taxe foncière. Des mesures à court terme auxquelles pourraient s'ajouter un projet plus local, conduit en partenariat par les services de l'Etat, la Chambre d'agriculture et le Conseil départemental. « Il s'agit de mettre en commun les réflexions des uns et des autres pour mettre en place un Plan départemental de l'agriculture », a-t-il indiqué. « Il faudra travailler avec les industriels de l'agroalimentaire et les grandes surfaces, regarder les habitudes de consommation qui évoluent, dresser un état des lieux et voir quelles sont les perspectives, en se basant sur les atouts du territoire ».

I.A.

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