Du Puy-en-Velay à la Roumanie : un roadtrip pour la cause animale

jeu 27/06/2019 - 15:46 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:57

Mylene Bernard, 27 ans et Violaine Andre, 26 ans, se connaissent depuis l’âge de deux ans et demi. Elles étaient meilleures copines d’école primaire à Lantriac mais la première ayant changé d’école, la vie sépare leurs chemins.
C’est alors qu’elles se retrouvent dans un festival, par le biais d’une amie en commun. Le point de départ pour un nouvel épisode d’une histoire forte d’amitié. Mais pas seulement car cette fois-ci, c’est aussi un projet en commun et une cause collective qui les réunit : la détresse animale.
Elles décident alors d'organiser un roadtrip qui va les mener jusqu'en Roumanie, pour venir en aide à une petite association dans le besoin.

La cause animale
Violaine et Mylene reconnaissent avoir baigné dans une environnement familial qui leur a donné une grande sensibilité face à la souffrance animale. Toutes deux ont agi à leur niveau pour recueillir, garder et soigner des animaux errants, blessés ou maltraités. Violaine estime avoir sauvé une cinquantaine de chats et une trentaine de chiens par ses propres moyens avant de collaborer avec des associations.
Mylene nous livre, elle, avoir « commencé par ne plus les manger [ndlr : les animaux] puis par les recueillir » chez elle. Elle a été animalière à la SPA de Haute-Loire pendant trois ans. « C’était pas évident, ça forge parce qu’on est vraiment confronté à la misère humaine, dans un premier temps parce que ce qu’on voit ce que les gens font, c’est vraiment aberrant et puis la détresse animale », livre-t-elle avant de laisser le silence donner le ton de cette expérience.

2 700km pour une solidarité au-delà des frontières
Quand Violaine décide de quitter ses études de pharmacologie pour aboutir à la médecine, la Roumanie lui en offre la possibilité. « Là, j’ai découvert ce que c’était le vrai mal-être animal ». Elle est alors choquée par la condition de ces meutes de chiens errants, souvent même des chiots, écrasés, abandonnés, squelettiques, nous raconte-t-elle avec beaucoup de peine. « C’est le quotidien de croiser une cinquantaine de chiens par jour, pareil pour les chats », rajoute-t-elle.
Lorsqu’elle devient responsable du pôle philanthropie de sa fac, Violaine parvient alors à ouvrir de nombreuses portes d’associations, souvent des femmes seules dit-elle, qui œuvrent pour le sauvetage d’animaux errants, blessés, malades et sans ressources. Elle commence alors à réunir des fonds par le biais de sa fac pour les soutenir. Elle se met notamment en relation avec une association suisse, la WOF (Way Of Freedom) qui vient récupérer, en l’aidant, des chiens en détresse.

Le refuge roumain
Durant ses études en Roumanie, Violaine rencontre une femme, âgée de 60 ans, célibataire et sans enfants qui a transformé sa maison, basée à Felnac, en refuge pour les animaux. Ne parlant ni Anglais, ni Français et plutôt seule dans son combat, celle-ci est quelque peu délaissée par les associations qui tentent de soutenir les refuges roumains. Violaine a alors le déclic ; elle organise une collecte de dons pour cette petite structure et en parle à Mylene qui décide de la soutenir dans son aide aux plus démunis.
Les deux amies d’enfance se mettent ainsi d’accord : « comme c’est une petite association, nous on va essayer, à notre petite échelle, de venir l’aider ». A bord de leur Peugeot 106, fleurie et pleine de couleur, elles décident donc de partir en direction de la Roumanie afin de ramener à cette dame, un maximum de dons pour assurer des frais de vétérinaire, des vaccins, des traitements anti-parasitaires, la stérilisation et de la nourriture.

Pas de cause humaine sans cause animale ?
Violaine a aussi soutenu des orphelinats et les populations défavorisées en Roumanie mais « l’humanitaire c’est pour les deux ! », s’exclame-t-elle. Ce qui choque ses camarades qui, culturellement, ne semblent pas habitués à prendre au sérieux la souffrance animale. Car dans un pays où la misère humaine existe, celle-ci passe en effet au second plan, selon ces deux amies qui ont pu l’observer durant d’autres voyages. Selon certains camarades de Violaine, cette démarche serait « un truc de riches ».
Mais elle reste fidèle à ses valeurs et reste convaincue qu’une sensibilisation peut se faire. Et ça ne semble pas être un échec quand elle raconte que certains étudiants se montrent de plus en plus volontaires pour aider des refuges et qu’ils apprécient ce contact.

Blondie et Brownie
A l’occasion de ce combat qu’elles sont heureuses de mener à deux cette fois-ci, Mylene et Violaine se sont surnommées Brownie et Blondie. Car la seule chose qui les différencie est finalement leur couleur de cheveux. Ces deux ponotes, qui disent être « les mêmes en modèle agrandi » 15 ans après leur rencontre à l’école, vont prendre la route dès ce lundi 1er juillet 2019 pour un roadtrip d’environ deux semaines.
A bord de leur voiture originale, elles espèrent créer du contact tout au long de leur itinéraire. Un trajet qui va se définir en fonction de leur véhicule, des assurances et de leur rencontre. Vous pourrez faire partie de l’aventure en les suivant sur Instagram, Facebook ou encore Youtube.

N.N.

 

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