Dotations de l'Etat et intercommunalités au menu de la visite de Gérard Larcher

ven 28/10/2016 - 18:57 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:43

C'est une cérémonie en grande pompe, avec les plus hautes autoriés présentes, qui s'est tenue ce vendredi en fin de matinée en mairie du Puy-en-Velay.
Pour accueillir le second personnage de l'Etat, on notait la présence du préfet de Haute-Loire Eric Maire, du sénateur (UDI) Olivier Cigolotti, du Président de l'agglo du Puy Michel Joubert, du maire (UDI) du Puy Michel Chapuis, du Président (LR) de Région Laurent Wauquiez, du député (LR) Jean-Pierre Vigier, du Président (UDI) du Département Jean-Pierre Marcon, sans oublier la présence dans l'assistance de l'ancien sénateur Adrien Gouteyron ou encore de l'ancien député Jean Proriol. Gérard Roche, le sénateur MoDem, était excusé.

"Le monde rural, qui a été maltraité par les derniers gouvernements"
"Votre visite sera trop courte pour apprécier toutes nos riochesses patrimoniales, touristiques et gastronomiques, mais nous vous adressons un grand merci d'être au Puy aujourd'hui", a lancé le maire de la commune Michel Chapuis en introduction, avant que le Président de la communauté d'agglomération du Puy Michel Joubert ne lui emboîte le pas.
"Vous connaissez le monde rural, qui a été maltraité par les derniers gouvernements, au profit des grandes agglomérations", a-t-il déclaré avant d'expliquer que la fusion de quatre communautés de communes avec celle du Puy se justifiant par "une solidarité avec le monde rural", une thématique si chère au député Jean-Pierre Vigier, qui se proclame souvent défenseur de la ruralité. "Malgré ses efforts et sa volonté, les résultats ne sont pas là", a glissé le Président de l'agglo avant de conclure sur l'échéance présidenteille, qui apportera, il l'espère, "plus d'équité afin que toutes les richesses ne soient pas concentrées à Paris".

"Il faut la même égalité de chance, quel que soit le territoire"
Pour sa deuxième venue dans la cité mariale, Laurent Wauquiez a tenu à le féliciter, "preuve qu'il s'intéresse aux territoires ruraux", avant d'explique qu'en Haute-Loire, "on se serre les coudes entre communes, avec l'agglomération, le Département et la Région". Comme ses prédécesseurs, il a évoqué la concentration des richesses dans les grandes métropoles avec un danger, pour la ruralité : celui d'être abandonné. "Il faut la même égalité de chance, quel que soit le territoire", a-t-il insisté.
Mais il a tempéré l'animosité ambiante : "on n'oppose pas les urbains aux ruraux, on sait qu'on a besoin d'une grande couronne puissante pour ne laisser personne au bord de la route. La réussite des uns rejaillit sur les autres et profite à tous en Haute-Loire".

"Les collectivités doivent faire des efforts elles aussi, c'est certain, mais pas dans le brouillard ! "
Le protocole laissait donc la parole à Gérard Larcher pour conclure les débats. Il a d'abord flatté le territoire, "un lieu de spiritualité et d'échanges, un territoire de tradition et de rencontres". Quant à l'équilibre des territoires, il partage le constat d'une "France à côté" et assure que "les lois ne doivent pas servir que quelques métropoles". Pour lui, "le maire est l'élu qui a le plus la confiance du peuple, il est indispensable en ces temps de difficulté et de désarroi".
S'il trouve que la loi Montagne a accouché d'un "texte équilibré" (rappelons que 240 des 260 communes de Haute-Loire sont concernées), il met en garde : "il ne faut pas en rester au stade des bonnes intentions". Concernant la DGF (dotation globale de fonctionnement) et les fonds de péréquation, il tranche : "les collectivités doivent faire des efforts elles aussi, c'est certain, mais pas dans le brouillard ! Comment voulez-vous voter un budget sans connaître vos fonds ? ". 

"Pas d'intercommunalités XXL" ?
Vous invitez à se méfier des intercommunalités XXL, qui peuvent perdre leurs racines et assurez ne plus vouloir de Big Bang territorial. Quelle est alors votre position par rapport à la métropolisation ? Quelle est la bonne taille alors ? Vous avez déclaré "pas d'intercommunalités XXL"...

Un citoyen rural pèse-t-il deux fois moins qu'un urbain ?
Un des problèmes majeurs que vous soulevez, c'est celui de l'équité de la DGF (ndlr : dotation globale de fonctionnement)... Quelles sont les pistes de réflexion pour la réformer et comment expliquer que cette somme, par habitant, est deux fois moindre pour un citoyen rural qu'un citoyen urbain ?

Comment une dotation de l'Etat peut-elle être négative ?
Olivier Cigolotti est le sénateur (UDI) de la Haute-Loire. On a évoqué une DGF négative sur votre territoire... Pouvez-vous expliquer le concept ? Ce qui signifie qu'une bonne gestion de la collectivité est sanctionnée par une baisse de la DGF ?


Maxime Pitavy

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