Diocèse du Puy : une entreprise qui ne connaît plus la crise

Par Nicolas DEFAY , Mise à jour le 23/01/2026 à 06:00

Temps de lecture : 3 minutes

L'évêque du Puy-en-Velay, Yves Baumgarten, a révélé cette semaine l'état des finances du diocèse. En très fort déficit il y a quatre ans, l'entité religieuse roule à présent sur l'or.

Les comptes du diocèse en général, tous bilans confondus, ont troqué le méchant signe négatif de jadis pour un gros +, au vu des résultats de l'année 2024 (les comptes de l'année 2025 n'ont pas encore été analysés).

100 000 euros de positif

D'après la plus haute autorité de l'église catholique de la Haute-Loire, il y a quatre ans, le diocèse était profondément enterré dans les enfers du déficit avec 1,5 millions d'euros en solde négatif. "Entre 2022 et 2023, nous étions remontés à 500 000 euros de déficit", poursuit l'évêque, Yves Baumgarten.

L'année 2024 a été une montée fulgurante vers le paradis avec un solde positif de 100 000 euros. "Nous espérons maintenir cet équilibre à l'avenir en réduisant nos charges, en diminuant notre masse salariale et en incitant les fidèles à donner par le leg et le denier de l’Église".

Yves Baumgarten, évêque du Puy, a repris en main les comptes du diocèse.
Yves Baumgarten, évêque du Puy, a repris en main les comptes du diocèse. Photo par Nicolas Defay

Sa vie d'avant Dieu

Avant qu'Yves Baumgarten ne soit ordonné prêtre à l'âge de 40 ans, l'homme d'église a passé sa précédente vie dans une autre Église... celle de l'argent.

Ainsi, fort d'une expérience de 10 ans au sein du Trésor Public, il a réussi ce qu'aucun de ses prédécesseurs avaient atteint avant lui. Redresser la barre financière du diocèse. "Les ventes d'immobiliers que l'on reçoit en leg, tels que des appartements au Puy par exemple, nous ont beaucoup aidé", partage humblement Yves Baumgarten.

Si rares voir inexistantes sont les ventes de biens patrimoniaux religieux et historiques, l'évêque a tout de même évoqué la possible dépossession d'un ancien lieu de communuté religieuse à Sereys, dans la commune de Chomelix. "Cet endroit n'est plus en activité depuis un certain temps, informe-t-il. Nous pensons effectivement nous en séparer".

Moins de salariés et un denier du culte en baisse

Concernant les effectifs salariés, ils sont 35 personnes aujourd'hui à oeuvrer pour le compte du diocèse, au lieu de 40 il y a 5 ans. "Nous baissons d'environ d'un équivalent temps plein chaque année, précise-t-il en ce sens. Il y a un turnover important dans les emplois d'église".

Seul le denier de l'Eglise reste un peu dans l'ombre, avec une petite baisse de 1% par rapport à l'année 2023. Pour rappel, cette contribution, nommée aussi "denier du clergé" ou encore "denier du culte", est un don libre et volontaire demandé à tous les catholiques. "C'est la seule source de rémunération des prêtres et des laïcs salariés travaillant pour l'Église", tient à préciser Yves Baumgarten.

 

 

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Vos commentaires

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1 commentaire

ven 23/01/2026 - 07:36

Il faut que Mr Macron le recrute est vite cette envoyé du ciel... 

Je renseigne ma commune de préférence :

  • Accès prioritaire à du contenu en lien avec cette commune
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