Délinquance à Brives : '''la question de la sécurité est un continuum'''

mer 16/01/2019 - 13:01 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

"La question de la sécurité est un continuum. Les forces de sécurité de l'Etat (la police nationale), ne peut imaginer travailler seule, elles ont besoin de relais", a commenté le préfet de la Haute-Loire, Yves Rousset. Ce continuum, ce relais entre la police nationale de la Haute-Loire et la police municipale de Brives-Charensac est désormais inscrit dans le marbre par la signature, ce mardi 15 janvier 2019, d'une convention communale de coordination. "Pour être efficace, il est essentiel d'avoir un maximum d'outils. Nous avons besoin d'échanges sur les connaissances du terrain", ajoute Éric Cluzeau, directeur départemental de la sécurité publique. Cette connaissance du terrain à Brives-Charensac, l'une des six communes de la zone police du département -- avec Aiguilhe, Chadrac, Vals-près-le-Puy, Le Puy-en-Velay et Espaly-Saint-Marcel -- est partagée par Daniel Gential, brigadier de police municipale entré en fonction le 19 mars 2018. "Il assure une relation de proximité avec la population, ce qui permet d'avoir de bons résultats", se satisfait le maire de la commune, Gilles Delabre, se souvenant de faits de délinquance qui ont marqué sa commune : incivilités, série d'incendies sur des bâtiments municipaux et privés, etc.

"La police municipale ne remplit pas les mêmes fonctions que la police nationale, mais elles sont complémentaires", souligne le préfet. En effet, le policier municipal ne peut intervenir dans une mission de maintien de l'ordre. Mais sa présence et sa connaissance du terrain peuvent être un puits d'informations important pour la police nationale. "Les informations sont partagées dans un sens comme dans l'autre. Le brigadier peut nous demander des conseils concernant l'organisation d'une manifestation sportive par exemple", explique le directeur départemental de la sécurité publique.
Diagnostic local de sécurité de Brives-Charensac
L'état des lieux établi à partir du diagnostic local de sécurité, réalisé par les forces de sécurité de l'Etat compétentes, avec le concours de la commune, fait apparaître plusieurs besoins (sécurité routière, prévention des violences scolaires, protection des commerces, etc.) et une priorité : la lutte contre la délinquance et les dégradations de biens publics. Des zones de surveillance prioritaires ont également été définies : le parc de Corsac, la place de la paix, la promenade des Bords de Loire et la plaine touristique d'Audinet (stade, camping, piscine). "C'est surtout l'été que nous avons des soucis. Des jeunes de villes voisines viennent et traînent jusqu'à 1 ou 2h du matin", témoigne le maire. Son adjoint, Jean-Paul Bringer, tempère : "Ce n'est pas catastrophique, mais nous devons rester prudents et vigilants."
Un renforcement du dispositif de vidéoprotection
Cette prudence et cette vigilance passent, entre autres, par l'installation de nouvelles caméras de vidéoprotection. Brives-Charensac en compte 13 à ce jour et prévoit d'en budgétiser cinq nouvelles dans le courant de l'année. Les images peuvent d'ailleurs être réquisitionnées par la police nationale pour les besoins d'une enquête.
Stéphanie Marin

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