COVID : le tableau se noircit en Haute-Loire

mar 03/11/2020 - 12:31 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:08

Alors que l'on apprend ce lundi soir que deux nouveaux décès et une admission en réanimation sont à déplorer en Haute-Loire (un total de dix, soit un record pour le département), le taux de positivité devient des plus inquiétants.
Il est à présent supérieur à 30 % et le taux d'incidence est de 1086,4 soit 2,5 fois plus que le taux national (436 lundi).
La Haute-Loire figure d'ailleurs dans le trio de tête des départements ayant le taux d'incidence le plus élevé pour la semaine 43 en France.

Taux de positivité et taux d'incidence
Pour rappel, le taux de positivité correspond au nombre de personnes testées positives sur une semaine. Il est calculé, à l'échelle départementale, de la manière suivante : (100*nombre de tests positifs)/nombre de tests réalisés.
Quant au taux d'incidence, il correspond au nombre de tests virologiques positifs pour 100 000 habitants sur une semaine. Il est calculé, à l'échelle départementale, de la manière suivante : (100000*nombre de cas positif)/population. 

Une vidéo de six secondes pour voir l'évolution de ces six dernières semaines
Si presque l'ensemble du département présentait un taux de positivité inférieur à 1 % fin septembre, à part quelques petits foyers épars, la situation s'est totalement inversée en l'espace d'un mois à peine, puisque désormais, c'est presque l'ensemble de la Haute-Loire qui présente un taux de positivité supérieur à 30 % (20,7 % à l'échelle nationale) et qu'il ne subsiste que quelques foyers épargnés.
Zoomdici vous propose de constater l'évolution de ce taux de positivité dans une vidéo de six secondes qui montre à quel point le tableau s'est assombri en six semaines : 


Une deuxième vague bien plus violente que la première dans le département
Alors que le nombre de malades hospitalisés est plus important qu'en avril en Haute-Loire, on note très clairement que la deuxième vague est bien plus violente que la première dans le département. D'ailleurs, les directeurs d'hôpitaux de Haute-Loire ont lancé un appel inédit mardi dernier, soulignant que "si nous étions sûrs d’avoir cette capacité à tous vous soigner, cet appel n’existerait pas".
Depuis, le Président de la République a pris la parole le mercredi 28 octobre pour ordonner un nouveau confinement (voir le détail). Mais la plupart des gens continuent de travailler. Bâtiment, industrie, services à la personne... À la différence du confinement du printemps, ces secteurs doivent poursuivre leur activité. Il faut dire que les écoles, collèges et lycées poursuivent également leur fonctionnement normal. Dans ces conditions, difficile de savoir pour l'instant les effets qu'aura le confinement sur l'épidémie (il y a de surcroît une certaine inertie) mais une chose est sûre : il y a deux confinements, deux poids et deux mesures (voir notre vidéo dans les rues du Puy en comparaison avec mars dernier).

Maxime Pitavy

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