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Comte de Bouderbala : un aristocrade à Yssingeaux

sam 02/09/2017 - 12:53 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Le comte de Bouderbala, ce qui signifie littéralement "en haillons", était ce vendredi soir au foyer rural d'Yssingeaux dans le cadre du festival du rire, qui avait vu Jean-Marie Bigard réveiller les zygomatiques des spectateurs la veille. Il n'a pas hésité à multiplier les interactions avec le public, le premier rang étant sujet à de nombreux et gentils quolibets toute la soirée.
Egrénant de nombreuses thématiques sociétales, cet "aristocrade" évoque le terrorisme, l'homosexualité, la crise économique, les relations familiales ou encore le sport et le patrimoine musical français avec humour et pertinence, n'hésitant pas à parfois choquer son auditoire par des punchlines savamment préparées.

"Bouddha ? Le DSK asiatique. Mahomet ? Le Daft Punk de la religion"
Zoomdici vous propose un bref extrait du spectacle, où Jésus, Bouddha et Mahomet en prennent gentiment pour leur grade.


La langue française maltraitée et les rencontres de fin de soirée
Reprenant une partie du patrimoine musical français, après avoir tourné en dérision les rappeurs contemporains et autre maître Gims, il a démontré que la langue française est parfois lourdement maltraitée par ces célèbres artistes.
Sa non paternité et les difficultés à rencontrer à des gens à bientôt 40 ans, malgré la multiplication des sites de rencontres sont autant de sujets abordés avec humour et légèreté. "En boîte, je rencontre une femme, on aurait dit Kate Moss. On sort de la boîte, c'était plutôt Michel Platini mon pote". 

Un "salafiste fucking dealer de chibres"
L'homosexualité aussi est évoquée, avec son frère notamment, qui est "fleuriste et gay prosélyte", un "salafiste fucking qui est sur terre pour convertir les autres à sa sexualité, un dealer de chibres". 
Il ne comprend pas l'engouement suscité par le Tour de France : pourquoi encourager les cyclistes, qui font simplement leur travail ? "T'aimerais toi, au boulot, qu'il y ait quelqu'un qui te crie dans les oreilles : allez mon gros, agraphes le dossier, c'est bien continues comme ça, lâches rien".

Immersion dans une école école de prostitution
En Espagne, c'est tellement la crise qu'ils ont même ouvert une école de prostitution. "Tapin et tapas, c'est normal. Qui dit école de putes, dit prof de putes et donc salle des profs de putes. Et c'est quoi les conversations en salle des profs de pute ? Oh la petite Svetlana, c'est une vraie éponge, elle avale tout, elle est géniale cette petite ! La télé-réalité lui tend les bras !".

Dans les loges du comte
Au terme de la représentation, le comte de Bouderbala nous a reçu dans ses loges pour un entretien où il nous livre les clefs de son spectacle.
Peut-on rire de tout ? Comment procède-t-on sur des sujets clivants ? 

Il y a toujours dans un spectacle une partie de soi. Qu'est-ce qui vous appartient personnellement dans ce spectacle ? Adapte-t-on son propos en fonction des territoires, qu'ils soient ruraux ou urbains par exemple ?


Quel est l'objectif de ce spectacle ? Quel est le message ? Ne pouvez-vous pas profiter de cette position sur scène, tel un leader d'opinion, pour faire passer des messages ? 

Dans un festival comme celui d'Yssingeaux, il y a une réelle proximité et un échange avec le public. C'est ce que vous recherchez ? Pour vous, c'est préférable de jouer dans de petites salles ou dans un Zénith ? 

Maxime Pitavy

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