Chasse : La FNE demande "un répit pour la faune sauvage"

mer 14/09/2022 - 08:00 , Mise à jour le 14/09/2022 à 08:00

France Nature Environnement et son antenne 43 expliquent à travers un communiqué l'importance d'imposer un moratoire sur la chasse. 

"Alors que l’ouverture de la chasse va avoir lieu et que les animaux sauvages ont été durement affectés par la sécheresse cet été, France Nature Environnement appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures d’urgence pour préserver les espèces chassables et permettre aux populations de se reconstitue".

"Les conséquences dramatiques de la sécheresse sur la faune sauvage"

"La France subit cette année un épisode de sécheresse et de canicule exceptionnel par sa durée et son intensité. L’assèchement des rivières et des points d’eau, les températures particulièrement élevées et la disparition précoce des ressources alimentaires végétales ont des conséquences sur la faune sauvage, notamment sur leur taux de mortalité surtout chez les jeunes individus."

"Même si aujourd’hui nous manquons de recul pour établir un bilan définitif des dommages subis, toutes les populations animales sauvages sont affectées et certaines verront une baisse significative de leurs effectifs à court et à moyen terme. La répétition de ces épisodes de sécheresse aura, à terme, des effets cumulés aux conséquences graves sur le maintien et le développement des espèces sauvages".

La période d'ouverture générale de la chasse à tir, y compris la chasse à l’arc, est fixée dans le département de la Haute-Loire, du 11 septembre 2022 à 7 heures au 28 février 2023 au soir pour la campagne cynégétique 2022-2023.

"L’ouverture de la chasse ne doit pas aggraver la situation de la faune sauvage"

"L’ouverture générale de la chasse va avoir lieu de manière échelonnée en France dans les prochaines semaines. Pour France Nature Environnement, il est urgent d’envisager des mesures de préservation des espèces chassables, proportionnées à la situation et adaptées aux contextes locaux. Ces mesures devraient reposer sur un état des lieux préalable, établi par les services départementaux de l’OFB et de l’ONF, avec l’appui des associations de protection de la nature locales et des fédérations départementales des chasseurs".

"Elles doivent viser à adapter les prélèvements au cours de la saison 2022-23 pour tenir compte des conditions climatiques et de leur impact sur les espèces chassables, en faisant appel aux outils réglementaires dont disposent les préfets : révision des minima et maxima des plans de chasse, adaptation des dates d’ouverture et de fermeture, mise en place de PMA (prélèvement maximum autorisé), etc".

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3 commentaires

m.

mer 14/09/2022 - 18:55

J e sors d'une famille de grands chasseurs et je peux dire que certains ferait bien d'aller à la pétanque. Quand on tue une mère et que le petit faon est écrasé sur la route, où sont les chasseurs et les agriculteurs qui les ont sorti de leur culture avec la moissonneuse. Les pécheurs eux ont tout compris et je ne pense pas qu'ils soient écolos mais surement sensés. Quand aux agriculteurs qui font payer les dégâts du gibier aux chasseurs, où est le partenariat? Tellement bien géré qu'il n'y a plus rien  dans les campagnes (lapins, faisans,etc)

du

mer 14/09/2022 - 17:13

Bien d'accord avec le message de "mi".

Et personne ne parle de l'aménagement le long de routes à grande circulation qu'il faudrait réaliser.

Certaines routes tuent en un an beaucoup plus que les chasseurs dans toute une saison!

mi

mer 14/09/2022 - 11:32

On n 'a pas attendu la F.N.E et tous ces écolos pour gérer correctement la faune sauvage.On préserve en partenariat avec les agriculteurs et les exploitants forestiers les dégâts du gros gibier. N'en déplaise à toutes ces associations qui attaquent la chasse tous les jours.