Catherine Granier-Chevassus candidate à la mairie du Puy (Vidéo)

ven 15/11/2019 - 12:40 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:59

Catherine Granier-Chevassus est née à Meknès au Maroc et y a vécu six ans avant d'arriver au Puy-en-Velay en 1960. Le bac en poche - c'était en 1971 - elle quitte la cité ponote, comme tous les étudiants du coin à l'époque, pour faire des études de médecine à Lyon, Marseille et Paris. Catherine Granier-Chevassus a vadrouillé jusqu'au Mali où elle a exercé la médecine tropicale et ophtalmologique avec des médecins militaires français. Elle reviendra au Puy en 1983 pour rejoindre le cabinet de son père, ophtamologiste, situé au 7 place Michelet. En 2001, "la fille de la place Michelet" -- comme elle se surnomme en référence à son enfance -- libérale jusqu'alors, s'engage dans le public en créant un service de chirurgie ophtalmologique à l'hôpital Emile Roux du Puy. "Il y avait alors un très grand besoin de développement de la chirurgie à l'hôpital Emile Roux. Une dynamique avait été instaurée par la construction du nouveau bâtiment et par l'arrivée de chirurgiens spécialistes", se souvient-elle. Des engagements professionnels mais aussi associatifs, puisque Catherine Granier-Chevassus a été pendant 20 ans la présidente du Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles (CIDFF) 43.
"Je peux désormais me consacrer autrement à ma ville"
"J'arrive en fin de carrière professionnelle, je peux désormais me consacrer autrement à ma ville", a expliqué celle qui s'est engagée en politique en 2002. Cette année-là, Lionel Jospin (PS), candidat à l'élection présidentielle, est éliminé au premier tour, devancé par Jacques Chirac (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN). Un épisode qu'elle a vécu comme "un séisme" qui a révélé "une prise de conscience de la montée de l'extrême droite".
Catherine Granier-Chevassus s'investit dans les campagnes municipales d'Arlette Arnaud-Landau (PS), puis se porte candidate sur les listes de gauche en 2008 puis en 2014. En 2011, elle devient conseillère d'opposition au Puy et rejoint en 2017 le mouvement En Marche. "Cette nouvelle donne politique, cette nouvelle aspiration m'a donné l'espoir d'un changement au Puy, et l'envie de rassembler des femmes, des hommes humanistes, progressistes, sociaux, écologistes, qui ont eu des parcours professionnels et associatifs différents mais qui, finalement, partagent les mêmes valeurs de tolérance, d'égalité et d'écoute", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse organisée au 7 place Michelet ! "Une fille de la place Michelet", disait-elle.
----Les élections municipales se dérouleront les dimanches 15 et 22 mars 2020.
-----"Toutes les alliances sont bonnes à prendre, gauche, droite, écologiste"
Seule face aux journalistes, Catherine Granier-Chevassus a donc officiellement présenté sa candidature aux municipales 2020 avec une liste centriste nommée "Une Nouvelle respiration pour Le Puy", sans étiquette et encore incomplète. Mais en tout cas "ouverte, progressiste, écologiste qui dépasse les clivages droite et gauche. Toutes les alliances sont bonnes à prendre, gauche, droite, écologiste." La tête de liste a demandé le soutien de La République en Marche, "et non pas l'investiture", et peut d'ores et déjà compter sur une alliance dite "naturelle" avec le MoDem. Jean-Williams Semeraro, désigné comme chef de file du MoDem au Puy au mois de septembre, en déplacement à Paris, n'était donc pas présent lors de cette conférence de presse. Contacté par téléphone, il explique : "La France ne compte que 16 % de femmes maires. C'est une bonne chose qu'elle puisse être tête de liste". Une candidature qu'il justifie par la notoriété de Catherine Granier-Chevassus au Puy, de par sa profession, et "son expérience politique".
Quel projet Catherine Granier-Chevassus souhaite-t-elle porter ? La réponse en vidéo


Catherine Granier-Chevassus présentera son équipe et leur programme à partir de janvier 2020.
Stéphanie Marin

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