Bus électriques : l'Agglo du Puy voit plus grand

jeu 20/09/2018 - 17:35 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

----Combien coûte un bus électrique de 100 places ?
Si le prix n'a pas encore été annoncé, l'Agglo du Puy envisage la somme d'environ 400 000€ soit presque le double du prix d'un bus électrique de 25 places.-----D'ici une dizaine d'années, la flotte du réseau Tudip pourrait être composée à 50% de véhicules électriques. Dans un avenir plus proche d'ici deux ou trois ans, elle pourrait même accueillir dans ses rangs un bus de 100 places 100% électrique pour circuler sur certaines lignes du bassin du Puy, comme celle de Coubon, Brives-Charensac ou encore Chadrac.  L'usage du conditionnel est de rigueur car ces nouveaux véhicules grand format sont actuellement testés dans quelques grandes villes européennes. L'Agglo a pu se faire son propre avis (favorable) juste avant l'été grâce à un essai qui aura duré une dizaine de jours, cependant "les élus attendent le résultat final des tests pour ensuite lancer un appel d'offre à l'horizon 2020, 2021", explique Dominique Malaval, directeur de la régie des transports à la communauté d'agglomération du Puy.

80 000 usagers en un an
Dans un avenir plus proche, d'ici la semaine prochaine, un cinquième bus électrique de 25 places circulera dans les rues du Puy. L'achat d'un minibus supplémentaire serait motivé par une hausse de fréquentation observée entre août 2017 et août 2018, passant "de 44 000 à 80 000 usagers", précise le vice-président de l’agglomération du Puy chargé des transports, Jean-Paul Bringer.

----Du Pôle d'échange intermodal jusqu'à la place de la Libération
La ligne gratuite de bus électriques qui reliait le Pôle d'échange intermodal à la place Michelet a été prolongée, et ce depuis le 1er septembre, jusqu'à la place de la Libération, non loin du parking d'Estrouilhas qui sera mis en service dans quelques jours et qui offrira une centaine de places supplémentaires.-----Une observation, qu'il ne s'agit pas de remettre en cause, mais qui n'est pas flagrante au premier coup d'oeil. Il est même souvent aisé de compter le nombre de passagers lorsqu'un minibus marque un arrêt au stop. "Chaque fois qu’on me fait cette réflexion, je fais référence au métro ou au bus, à Lyon ou à Paris, dans lesquels on se rend et où on y trouve parfois pas grand monde dans les wagons. Ce n’est pas pour cela qu'on doit réduire le nombre de passages du bus ou du métro", se défend Jean-Paul Bringer. Bien au contraire, l'Agglo du Puy a opté pour la stratégie inverse en augmentant le nombre de navettes et le nombre de passages, d'où un taux de fréquentation en hausse de 50% d'une année à l'autre.
250 000€, c'est le prix d'un minibus électrique
L'investissement pour ce cinquième BlueBus électrique signé Bolloré s'élève à 250 000€ contre 130 000 à 140 000€ pour un bus thermique. "Mais ce surcoût est gommé au bout de cinq, six ans, par l'aspect énergétique puisqu'ils fonctionnent avec un système de batterie et non plus au gasoil [sauf pour faire fonctionner le chauffage, Ndlr]", précise Dominique Malaval.
Stéphanie Marin
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