Budget du Département pour 2017 : '''Notre avenir est encore dans le brouillard'''

mer 08/03/2017 - 17:11 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

L’Etat réduit ses dotations
Cette année, la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) diminuera de 3,4 millions d’euros, soit plus de 10 millions depuis 2015, auquel il faut ajouter une baisse de 1 million d’€ de la DCRPT (Dotation de Compensation de Réforme de la Taxe professionnelle), soit une baisse totale de 4,4 millions d’€ des dotations de l’Etat. Avec les rentrées des collectivités locales, la fiscalité directe et indirecte, la baisse des dépenses de gestion, autres que les aides sociales et frais de personnel, qui vont entrainer une économie structurelle d’1 million d’€, à laquelle il faut ajouter environ 300 000 € d’abondement de la péréquation départementale issue de la loi de finances, le Département bénéficie tout de même d’une augmentation de 1,3 millions d’€ des recettes (les montants totaux définitifs seront communiqués fin mars).
Une année 2017 axée sur l’investissement et le social
Pas d’augmentation des taux d’imposition sur l’ensemble de la période étudiée, un soutien à l’investissement du Département de 40 millions d’€ par an pendant la durée du mandat, une progression annuelle de 3,2 millions d’€ par an des dépenses d’aide sociale et une augmentation de 220 000 € des dépenses de personnel. Le Département prévoit de réaliser une économie structurelle de 1 million d’€ par an afin de limiter la progression des dépenses de gestion à 2,7 millions d’€.
Une marge de manœuvre limitée
Le Département ayant trouvé l’équilibre entre ses dépenses et ses recettes, tous deux à 262,21 millions d’euros en 2016, la marge de manœuvre est limitée et une baisse des rentrées entraînerait rapidement des difficultés de gestion. Jean-Pierre Marcon, président du Département, regrette : « notre avenir est encore dans le brouillard. Nous ne pouvons pas espérer obtenir de l’Etat ce véritable contrat républicain que j’ai évoqué début janvier lors des vœux, et qui nous aurait permis de fixer encore plus clairement notre cap pour 2021 ».
Moins d'endettement qu'ailleurs
Sur la base des orientations définies, la différence entre les recettes de fonctionnement et les dépenses de gestion permet de déterminer le niveau d’épargne de gestion de la collectivité, qui représente l’épargne disponible pour rembourser la dette et financer une partie des investissements. Si le montant de cette épargne diminue chaque année, le Département conserve des capacités d’autofinancement équilibrées. Comparée aux autres Départements de moins de 250 000 habitants, la Haute-Loire fait figure de « bon élève », puisque le niveau d’endettement par personne est de 30 % inférieur à la moyenne (455 € contre 646 €).
N.S.

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