Brives : 300 m² de surface de vente en plus à Auchan

mar 27/03/2018 - 13:11 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

Ce lundi 26 mars 2018, la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) de la Haute-Loire s’est réunie, sous la houlette de la préfecture. L’agrandissement de la surface de vente a été accordé à l’unanimité, ce qui n'était pas évident puisque cette décision peut également déranger les commerçants du Puy mais même le représentant de l'agglo a voté pour.
Il s'agissait de Laurent Mirmand, maire de Craponne. Selon nos informations, les élus du Puy n'y étaient guère favorables mais le vote en interne a conduit à cette majorité. L'agglo travaille en ce moment sur un schéma commercial qui dépasse la petite couronne du Puy.

"Nous avons moins besoin de stocker aujourd'hui"
Il faut bien préciser qu'il ne s’agit pas d’une extension du bâtiment. La « coquille » reste la même car il n’y a plus d’espace en termes fonciers sur le site. "On ne pourra pas aller plus loin sur notre réserve, il nous faudra trouver dui foncier en plus si on veut aller plus loin", précise Patrick Seghir, le directeur d'Auchan Brives-Charensac. En fait 300 m², qui étaient jusque-là dédiés au stockage, seront désormais réservés à la vente.
"Nous avons moins besoin de stocker aujourd'hui", nous explique-t-il, "car on gère mieux le flux avec des outils pointus". Moins d'espace de stockage se traduit donc par plus d'espace de vente, "surtout qu'on affine la supply chain", entendez la chaîne logistique, avec des réapprovisionnements moins conséquents et plus réguliers.

----L'hypermarché de l'Est du Puy se rapproche de son rival du Sud
"C'est quand même loin de compenser la différence avec Géant de Vals-près-le-Puy", rit jaune le directeur d'Auchan, car même avec cet agrandissement, les 4890 m² qui seront proposés en espace de vente sont encore loin des 6700 m² de son rival du Sud.-----Des concepts gourmands en espace et de nouvelles attentes en alimentaire
Cet agrandissement va permettre de mettre un coup de neuf à une enseigne présente sur les bords de Loire depuis bientôt un demi-siècle. À l'époque, il s'agissait de Mammouth, célèbre pour écraser les prix. Aujourd'hui, le magasin veut proposer une nouvelle répartition en rayon.
"On a des concepts gourmands en espace, comme le textile ou la décoration de maison", détaille le Directeur, qui veut proposer "plus de confort" à ses clients qui déambuleront dans "des rayons plus théâtralisés, plus aérés". Il n'y aura donc pas forcément plus de produits mais un meilleur agencement et un cadre plus agréable pour le non alimentaire.
En ce qui concerne l'alimentaire en revanche, l'enseigne veut encore développer le bio, le diététique, le sans gluten... autant de segments de marché qui correspondent à des attentes spécifiques. "Il y a de nouveaux comportements et on s'adapte", assure Patrick Seghir, "comme le vegan par exemple. Même en Haute-Loire, il y a des attentes, c'est notre devoir d'y répondre".

"La locomotive de la zone de Corsac"
Parmi les membres de la CDAC (voir en pied d'article), le maire de Brives-Charensac, Gilles Delabre. Il a milité en faveur de ce projet pour plusieurs raisons. Tout d’abord, car il permettra, selon lui, "un équilibre des zones commerciales du bassin du Puy-en-Velay".
De plus, Gilles Delabre souligne qu’Auchan est "la locomotive de la zone de Corsac". Cette extension aurait donc un impact sur l’ensemble de la zone commerciale et les autres professionnels. Le maire remarque, au passage, qu’Auchan "joue beaucoup le jeu avec le tissu associatif, en donnant régulièrement aux clubs de sport, aux festivals et autres associations".

Gros pourvoyeur d'emplois, avec 200 salariés, sans compter les emplois indirects
Enfin, dernier argument et il est de poids : celui de l'emploi. Auchan est en effet un gros pourvoyeur d’emplois avec plus de 200 salariés, sans oublier les sous-traitants, producteurs locaux et autres intermédiaires.
À titre d'exemple, la maintenance du bâtiment exige environ 300 000 euros par an, un marché "principalement confié à des entreprises locales", nous confie le directeur. "C'est aussi beaucoup plus simple pour le relationnel et l'efficacité, c'est gagnant/gagnant", conclut-il.

Maxime Pitavy

La Commission départementale d’aménagement commercial se prononce par un vote à la majorité absolue des membres présents. Elle est composée de :
- Sept élus :
Le maire de la commune d’implantation ;
Le président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont est membre la commune d’implantation ;
Le président du syndicat mixte ou de l’établissement public de coopération intercommunale chargé du schéma de cohérence territoriale ou, à défaut, le maire de la commune la plus peuplée de l’arrondissement;
Le président du conseil général ;
Le président du conseil régional ;
Un représentant des maires ;
Un représentant des intercommunalités.

- Quatre personnalités qualifiées :
Deux en matière de consommation et de protection des consommateurs ;
Deux en matière de développement durable et d’aménagement du territoire.

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