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Paulhaguet

« Banana drift party », 72 heures déjantées à Paulhaguet

lun 30/06/2014 - 17:45 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:23

Paulhaguet, les 22, 23 et 24 août prochains. Des OGNI (objets glissants non identifiés) devraient débarquer d'un peu partout. Des ridders venus de toute la France vont se rassembler pour descendre une route sinueuse de 6,7 kilomètres de longueur. « On pourra se faire plaisir, avec des drifts dans les virages, précise Fabien Rigaud l'un des organisateurs, l'objectif c'est de se faire plaisir, de s'amuser dans un esprit de camaraderie de délire, sans esprit de compétition ». La route en question : la RD 21 qui relie Sainte-Marguerite à Josat.

Une soixantaine de personnes attendue
Des ridders des quatre coins de l'hexagone afflueront dans le brivadois pour l'occasion. « On a la chance en Auvergne et en Haute-Loire d'avoir ce relief montagneux particulier, avec des pentes suffisantes et particulièrement agréables à descendre ». Des beaux virages, des magnifiques paysages et des routes peu fréquentées, trois ingrédients prisés dans ce type d’activité. Le programme va être étalé sur trois jours : « les 22, 23 et 24 août, le premier jour on effectuera un accueil sympathique de tout le monde au camping. Et puis les deux jours suivants ce sera du ride et du fun non stop (sic) », commente Fabien Rigaud. Pour la descente en elle même, un compromis a été trouvé avec la préfecture pour que les « drift trike » et les voitures cohabitent sur la route départementale.

Qu'est ce que le « drift trike » ?
C'est un petit engin qui vient d'Australie ou de Nouvelle Zélande selon les légendes. Il est non motorisé, et le ridder descend uniquement grâce à la gravité de la pente. Ce petit bolide est fabriqué avec l'avant d'un BMX : « on coupe le cadre, on garde l'avant : les freins, la potence, le guidon, les roues et puis après à l’arrière il faut souder deux ou trois tubes d'acier, on met un axe à l'arrière souvent avec un écart de 60/70 centimètres, on fixe deux roues de Kart sur lesquelles on vient glisser des tubes de PVC, c'est ce qui permet de glisser sur le bitume ». Pas compliqué d'après les ridders. « On va en moyenne à 50 km/h, mais en ligne droite, sur une bonne pente, on peut atteindre facilement 70 km/h ».

Des sensations de conduite sur glace
« Au niveau sensations, c'est clairement de la conduite sur glace, souligne Fabien Rigaud, il n'y a que les roues avants qui dirigent, l'arrière part à chaque virage, plus ou moins fort selon le coup de guidon qu'on donne », renchérit-il. Adrénaline garantie. Le siège du drift étant à 10 cm du seuil, le centre de gravité est très bas et par conséquent, le risque de chute est limité.
Alors pluie ou beau temps, que vaut il mieux pour ce genre de pratique ? « Les deux sont acceptables, la pluie rajoute des sensations mais on espère quand même le soleil pour que le week-end soit le plus sympa possible ».

Ce sport fait partie intégrante de la Fédération Français des Dollers et des Skate. La « Banana drift party » de la « Team 8 » ne tient pas son nom du hasard : « la banane c'est le sourire et on l'aura pendant trois jours », conclut Vincent De Lisi, co-organisateur. C'est tout ce qu'on leur souhaite.

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