Bals trad’ : danser sans masque ce sera possible…

Par Annabel Walker mar 27/07/2021 - 07:00 , Mise à jour le 27/07/2021 à 07:00

Mais avec pass sanitaire. La cour intérieure du centre Pierre Cardinal du Puy pourra accueillir jusqu’à 600 personnes non masquées entre mercredi et samedi. Des retrouvailles endiablées au son des musiques traditionnelles de tous horizons.

Ce n’est pas écrit sur les affiches et les flyers en raison du timing, mais il va sans dire que le festival de musique traditionnelle « Les Basaltiques », entre ces mercredi 28 et samedi 31 juillet au Puy-en-Velay, sera soumis au pass sanitaire. « Jusqu’au 12 juillet, on pensait n’être pas concernés par la mesure vu qu’on est largement en-dessous des mille personnes, explique Céline Goupil, la présidente du Centre Départemental de Musiques et Danses Traditionnelles de Haute-Loire (CDMDT43), mais maintenant que c’est abaissé à 50 personnes... » D’autant qu’après les annonces du 12 juillet, les organisateurs ont dû attendre le 20 juillet pour la sortie du décret détaillant la mise à jour des protocoles sanitaires. Forcément, les affiches et les flyers avaient déjà été imprimés. 

À l’entrée du centre Pierre Cardinal, les spectateurs devront donc montrer soit un certificat de double vaccination depuis plus de sept jours, soit un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures, soit un test virologique prouvant qu'ils ont contracté le Covid-19 il y a plus de 11 jours et moins de six mois, ayant ainsi développé les anticorps correspondants.
Et si on n’a rien de tout ça, y aura-t-il des tests à l’entrée ? « On a essayé, raconte Céline Goupil, mais l’ARS [Agence régionale de santé, Ndlr] ne répondait pas, la Croix Rouge c’était pas possible… je ne leur jette pas la pierre, avec tous les festivals et autres rassemblements soumis au pass sanitaire. » 
Les bénévoles se consolent tout de même en rappelant que le festival se tient en pleine ville et que les lieux de dépistages rapides en 15 minutes ne manquent pas. Ils ont même édité une liste de pharmacies, laboratoire et infirmiers proposant des tests au Puy sur le site Internet du festival.

Le public de dernière minute probablement affecté

Pas besoin de pass sanitaire pour ce rendez-vous :

Un web documentaire réalisé en 2018 auprès des habitants de l’agglomération du Puy sera diffusé mercredi à 17h50 et samedi à 15h dans la salle de spectacles du centre Pierre Cardinal. Comme elle contient moins de 50 places, aucun pass sanitaire ne sera exigé. Le tarif est à participation libre.

Les années précédentes, le festival avait accueilli environ 2 000 personnes sur quatre jours. Pour cette 16e édition (qui aurait dû être la 17e sans l’annulation de l’an dernier), les organisateurs ont bien peur que l’obligation du pass sanitaire freine pas mal de monde. « C’est sûr que c’est une contrainte, reconnaît Céline Goupil, on comprend les gens qui n’ont pas envie de se faire tester à tout bout de champ. » D’autant que pour les bars et restaurants l’obligation du pass sanitaire n’entrera en vigueur qu’au 1er août. Elle craint notamment que les touristes de passage qui découvriraient l’existence du festival sur des affiches au dernier moment n’aient pas le temps de se faire dépister. 

Les sourires ne se dissimuleront pas sur l’esplanade qui peut accueillir 600 personnes

Par contre, souligne Céline Goupil qui préfère voir le côté positif des choses, avec le nouveau décret, le masque n’est plus obligatoire en extérieur. Les sourires ne se dissimuleront donc pas sur l’esplanade qui peut accueillir environ 600 personnes. « C’est surtout une bonne nouvelle pour tous ceux qui voudront danser pendant les bals trad’ », insiste la présidente.

« On a appris à être d’une souplesse de dingue ! »

En intérieur, en revanche, le masque restera de rigueur. Cela concerne surtout les participants aux stages de musiques, danses et chants proposés en journée. En date de lundi matin, 72 stagiaires se sont inscrits des quatre coins de la France. « Compte tenu du contexte, si on en a 80 on sera déjà content », confie Céline Goupil qui n’oublie pas les 61 inscrits aux mini stages, soit un total de 133 personnes. Il est d’ailleurs encore possible de s’inscrire sur le site Internet du festival jusqu’à ce mardi midi. « Et si vous appelez par téléphone mardi après-midi [au 04 71 02 92 53, Ndlr], ce sera bon… on a appris à être d’une souplesse de dingue ! », rigole la présidente. 
Quant à la billetterie en-ligne des soirées, elle clôture ce mardi midi mais il sera toujours possible d’acheter son billet sur place le jour même. En revanche, vous ne pourrez pas vous procurer des entrées dans d’autres lieux comme l’Office de tourisme. « Ça aurait été trop compliqué de surveiller la jauge », reconnaît Céline Goupil. 

Côté programmation, cette édition ressemblera aux autres années. Pas moins de 11 groupes, soit une quarantaine d’artistes venus de toute la France, se produiront sur scène et encadreront les stages. Venant du Massif central (notamment de Haute-Loire avec le collectif La Nòvia mais aussi du Puy-de-Dôme et du Limousin) ou encore des Cévennes, du Périgord, de Gascogne et du pays basque, les musiciens célébreront la musique traditionnelle de tous les horizons. Certains n’ancrent d’ailleurs pas forcément leur répertoire dans un territoire comme Tribal Jâze, Rosa Combo ou encore les Mécanos. Parfois des ponts sont établis avec la musique contemporaine ou encore la musique expérimentale.

Céline Goupil nous présente le programme au son de Tribal Jâze (L’Orgueilleuse). Y aura-t-il de l’ambiance ?

Si la programmation est foisonnante, quelques modifications ont été apportées par rapport aux années précédentes. 
D’ordinaire, après l’apéro-concert de la soirée d’ouverture, le mercredi, un repas réunissait environ 300 personnes avec une solution de repli en intérieur. Par précaution sanitaire, ce rendez-vous est remplacé par de la restauration rapide. Mais pas n’importe laquelle. Car l’attachement local des Basaltiques ne s’arrête pas à la musique. Des bières locales, des assiettes de charcuterie, des croque-monsieur (dénommés « croque-basalte ») proposeront des produits du terroir avec une version végétarienne à base de fromage local et une version carnivore en partenariat avec la ferme de l’Esparcette de Rosières. Enfin, les amateurs de Fourme d’Yssingeaux se délecteront d’une « Fourmade des Sucs », une création du festival 2019 avec la fromagerie Gérentes d’Araules.

La Fourmade des Sucs est une création du festival 2019 avec la fromagerie Gérentes d’Araul
La Fourmade des Sucs est une création du festival 2019 avec la fromagerie Gérentes d’Araul Photo par Annabel Walker Zoomdici

Il ne reste plus qu’aux 69 bénévoles à monter la scène, la régie son et lumière, les tables, les chaises et la déco, sans oublier la paperasse. Mais la joie de l’anticipation se lit sur les visages. « Depuis vendredi, on a commencé à s’installer et ça fait un bien fou à toute l’équipe ! », lance Céline Goupil dans un grand sourire. Car malgré toutes les difficultés, les bénévoles ont enfin bon espoir que le festival aura bien lieu et qu’il célébrera la gaieté et la bonne humeur.

 

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1 commentaire

ol

mar 27/07/2021 - 13:48

Pass sanitaire ? Très bien , on n'ira pas. On dansera entre nous.