Théâtre, cinéma… au menu du Centre Culturel de St-Germain-Laprade en mars
Une avant-première avait été programmée au ciné Dyke au Puy pour découvrir "Compostelle". Face à l’engouement du public une seconde séance avait été ajoutée rapidement. Les deux séances ont affiché complet avec des spectateurs curieux de découvrir ce film et l'équipe du tournage. Le film sera en salle le premier avril.
Après Yssingeaux en début d'après midi Alexandra Lamy, Julien Le Berre et le réalisateur Yann Samuel étaient présents au ciné Dyke pour la présentation du film. Pour eux aussi c'était la première journée "avant-première", et il y en aura plus de 450 en France d'ici le 22 mars. Alexandra Lamy précisant "on ne va pas toutes les faire rassurez vous".
Marcher pour s'en sortir
Le scénario s’inspire de faits réels et du livre "Marche et invente ta vie" de Bernard Ollivier mais aussi de l’action de l’association Seuil, qui propose à des adolescents en difficulté de marcher près de 2 000 kilomètres, sac au dos, pendant trois mois.
Il s'agit de la mise en place d'une mesure éducative alternative à la prison pour des adolescentes et adolescents en détresse et issus de milieux familiaux conflictuels qui vivent dans un environnement toxique marqué par la violence : marcher pour s'en sortir.
Dons pour la recherche sur le cerveau
Toutes ces avant-premières sont organisées par les Rotary Clubs locaux dans le cadre de l’opération nationale "Espoir En Tête". Cette opération, qui existe depuis 2005, reverse l’entièreté des dons à la Fondation pour la Recherche sur le Cerveau.
Pour fixer le cadre, l'histoire nous fait découvrir un adolescent Adam (Julien Le Berre) en prise avec la violence et la justice. De l'autre coté une prof "Fred" (Alexandra Lamy) qui a "dérapé" en giflant une de ses élèves et qui a été mise à pied par sa hiérarchie. La juge propose alors à Adam de marcher seul, avec l'unique compagnie d'un adulte. Les règles sont claires : pas de téléphone, pas de musique, et 30mn maximum de conversation par semaine.
Le départ du Puy
Ensuite direction le chemin et celui-ci débute tout naturellement par la messe au sein de la cathédrale du Puy-en-Velay. A la question du prêtre qui demande aux pèlerins d'où venez vous ? Adam répond "de Fleury-mérogis", ce qui permet de comprendre que le Saint Jacques des deux personnages ne sera pas un long fleuve tranquille. Les portes de la cathédrale s'ouvrent, Fred et Adam descendent les marches, sacs à dos bien accrochés, et partent vers cette aventure incertaine.
On découvre dans les plans suivants la ville du Puy, mais aussi les paysages familiers du département puis de l'Aubrac de ses troupeaux et de ses Patous. Viennent ensuite Estaing, Conques, Cahors ... puis l'Espagne.
Deux salles combles
L'équipe était présente avant et après la projection. Alexandra Lamy avec son enthousiasme ouvrait la séance " Moi je suis hyper contente d'être là, moi j'ai déjà pas mal tourné chez vous, ça fait des souvenirs c'est trop chouette de revenir. Le réalisateur Yann Samuel était lui aussi ravi " je suis très très heureux, ca fait des années que je travaillais sur ce film et je rêvais de vous le présenter"
Selfies à gogo
Après la projection (près de deux heures) entre selfies et dédicaces, Alexandra et Julien ont joué le jeu avec le sourire, et les demandes étaient nombreuses.
Leurs meilleurs souvenirs du film
Alexandra Lamy : J'ai un très beau souvenir qui n'a rien à voir parce que comme j'habite dans les Cévennes et que parfois je descendais le week-end pour aller chez moi. J'ai un super souvenir avec Julien où on prenait la voiture dans l'Aubrac et qu'on allait se balader pour aller retrouver le décor, c'était super chouette plein de petits souvenirs comme ça.
Julien Le Berre : Le patou personne ne l'a aimé, mais moi je l'ai adoré parce que il faisait pas du tout peur, t'avais envie de lui faire des câlins et et c'était un gros patapouf qui n'arrivait pas à monter une marche donc j'ai bien rigolé ce jour-là.
Le scénario de "Compostelle"
Fred, une femme en quête de paix intérieure, et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse entre eux. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée. Le film explore la transformation intérieure provoquée par cette marche exigeante, inspirée d’une histoire vraie et de témoignages recueillis par Bernard Ollivier et du livre "Marche et invente ta vie".
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