Au Puy, le Paris Saïgon renonce à ouvrir en désobéissance civile

Par Nicolas Defay, Annabel Walker lun 01/02/2021 - 17:00 , Mise à jour le 01/02/2021 à 17:00

Il faut dire que les restaurants qui rouvrent seront privés de fonds de solidarité pendant un mois d’après les dernières annonces du gouvernement. La suspension pourrait devenir définitive en cas de récidive.

C’est ce lundi 1er février qu’un large appel à ouvrir est lancé auprès des restaurants de l’Hexagone. Un appel que l’UMIH (première organisation professionnelle des cafés, hôtels, restaurants et établissements de nuit indépendants en France) ne cautionne pas. Pour elle, ce genre d’initiative dessert la cause et fait courir un risque de contamination aux clients et personnels.

Une désobéissance très suivie et encouragée sur la toile

Concernant le Puy-en-Velay, le patron du restaurant Paris-Saïgon avait posté sur Facebook le 17 janvier 2021 son intention d’ouvrir le dimanche 14 février malgré l’interdiction instaurée par le gouvernement. Son appel à la désobéissance civile avait d’ailleurs généré un nombre incroyable de soutiens de la part des internautes altiligériens et d’ailleurs. Sur le réseau social Facebook de Zoomdici, il a recueilli pas moins de 977 « J’aime », 342 « soutien » et 96 « cœur ».

Parmi les 200 commentaires écrits, 95 % sont des appels à poursuivre l’initiative, des appels de soutien et de compréhension. « Ils ont raison, il le faut et nous suivrons ! La privatisation de tout, maintenant, ça commence à peser trop lourd ! », s’indigne une internaute. « Soutien à tous les restaurateurs, aux bars et au monde de la nuit. Courage à vous ». « Il faut que tous les restaurateurs se mettent d’accords entre eux pour une date de réouverture. Et nous, on va remplir les salles ».

« Il suffit d’isoler les gens pendant un certain temps pour leur faire accepter n’importe quoi »

Mais devant les sanctions financières rappelées par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur l’antenne de RTL lundi 1er février, le porte-étendard de cette désobéissance dans le secteur de la restauration ponote a préféré ranger son drapeau noir. Alexandre Giffard, patron du Paris Saïgon, a ainsi partagé une publication qui enterre définitivement son intention à contre-courant : « De stigmatisés, nous sommes devenus l’ennemi public numéro 1. Nous devrons bientôt coller sur la vitrine: « aller au resto tue », comme sur les paquets de clopes », décrit-il en préambule.

Il continue : « Noam Chomsky a démontré qu’il suffit d’isoler les gens pendant un certain temps pour leur faire accepter n’importe quoi. En ce moment, chacun est isolé dans son contexte qui lui est propre, et bientôt prêt à tout accepter, pour en sortir ».
Il termine son message en ces mots : « Donc, c’est avec sagesse et résignation, que nous prendrons tout de même un grand plaisir à vous servir votre menu de Saint Valentin UNIQUEMENT à emporter ».

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4 commentaires

LO

mar 02/02/2021 - 17:17

Donc on résume : Il veut ouvrir, ohhhhh quel scandale!!! finalement il ouvre pas : ohhhhhhh de la pub gratuite. Décidément on est bien en France!!! Nous sommes jugés et dirigés par des incompétents. CONCLUSION : il vaut mieux faire comme tout le monde, RIEN et attendre les subventions du KREMLIN.

pi

mar 02/02/2021 - 08:30

S'il a décidé de rester fermé c'est que les indemnités qu'ils perçoit sont suffisantes quel dommage pour tous ses supporters courageux sur les réseaux sociaux l'encourageant sous le couvert de l'anonymat a enfreindre la loi

lo

mar 02/02/2021 - 07:35

Et bien voilààà. !! Beaucoup de bruit pour rien si ce n'est de la pub gratuite qui va , soit le gratifier d'une clientèle inespérée en cas de réouverture générale à venir, soit l'enterrer pour de bon pour tentative de désobéissance. Quand aux "nombreux"(?) internautes du réseau social mentionné il n'est pas sûr et même certains que ceux qui "l'auraient" soutenus virtuellement soient parmis les éventuels futurs clients. DIRE et FAIRE ça fait deux...

me

lun 01/02/2021 - 20:06

c est quand même malheureux qu'il faille arriver aux menaces de sanction pour que ces amoureux de "leur liberté" au détriment des autres reviennent à la raison bel exemple de bêtise. La situation est compliquée pour tout le monde et le virus tue toujours