Au Monastier, plumes et confettis font chavirer grands et petits

dim 07/08/2016 - 22:10 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

"Une montée en gamme". Au moment de se prêter au jeu des dédicaces, c'est ainsi que l'un des trompettistes a qualifié le spectacle donné ce dimanche après-midi lors du festival des cuivres du Monastier-sur-Gazeille.
Après le très grand succès de leur spectacle Pierre et le Loup... et le jazz, réécriture du célèbre conte musical de Serge Prokofiev, une représentation qui avait été donnée au Monastier en 2014 (c'était la première fois que le festival proposait un spectacle familial en journée), c'est le Carnaval des Animaux qui a séduit les jeunes et les moins jeunes lors d'un après-midi ensoleillé ce dimanche au Monastier.

Energique, colorée et animée
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette montée en gamme est un avis partagé. Si Pierre et le Loup... et le jazz était déjà un grand succès, l'adaptation du Carnaval des Animaux, un conte inédit écrit par Taï-Marc Le Thanh, se veut plus énergique, plus colorée et plus animée sur scène.
L'adaptation jazz tout spécialement composée et interprétée par The Amazing Keystone Big Band, d’après la célèbre musique de Camille Saint-Saëns, offre une version peu conventionnelle du classique de Saint-Saëns qui restitue intact l’humour caustique de l’œuvre originale. 

La formation "la plus virtuose de sa génération"
A Bordeaux vendredi puis au parc floral à Paris samedi... tout le monde s'arrache cette formation de premier plan, considéré par de nombreux experts comme "la plus virtuose de sa génération". Composé principalement de membres de l'agglomération lyonnaise, le Big Band s'est révélé au festival Jazz à Vienne. Comme le pianiste Fred Nardin avait déjà répété ses gammes au Monastier comme stagiaire il y a quelques années, la venue de cette référence jazz était dans les cordes du festival des cuivres de Haute-Loire il y a deux ans, et il était logique de les voir de nouveau cette année.
"On est très heureux de les retrouver pour ce concert familial", a déclaré en amont du spectacle le Président du fedstival Gilles Mercier, "deux ans après leur venue au Monastier, ils nous font l'honneur de pousuivre avec nous cette belle aventure musicale".

Démocratiser le jazz... sans compromis sur la qualité
Lion, Poules, Kangourous, Éléphant, Tortues et autres Cygnes prennent vie sous la plume de l’auteur, qui prête à cette basse-cour une verve enjouée. L’orchestre n’est pas en reste : chaque animal a son instrument et tous forment ensemble un orchestre qui swingue ! Les dix-sept talentueux musiciens (ainsi que le récitant Sébastien Deningue) permettent ainsi de découvrir le jazz dans toutes ses expressions.
"L'idée est bien de démocratiser le jazz, d'initier les jeunes", nous confie en apparté Fred Nardin, pianiste et l'un des quatre chefs d'orchestre, "mais pas question non plus de proposer un compromis sur la qualité artistique ou le texte". C'est un travail d'un an qui leur a permis d'arriver à cette création, une commande du festival de jazz à Vienne, où ce spectacle a été joué la première fois devant... 8 000 enfants environ.

Au Monastier, on a recensé environ 500 personnes, qui ont toutes pu profiter d'un riche spectacle ponctué d'une déambulation du Big Band qui a fendu la foule dans un air enjoué de Carnaval au milieu des confettis et autres plumes qui volaient sous le regard emerveillé des jeunes... et des moins jeunes.

Maxime Pitavy

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