Attentat terroriste : un exercice au collège de Saint-Didier-en-Velay

jeu 04/04/2019 - 13:33 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:57

Cet exercice était initialement programmé au mois de mars 2018, le jour des obsèques du colonel Arnaud Beltrame, décédé lors des attentats de Trèbes. Il avait donc été reporté et devait être réalisé avant les vacances de Noël, mais avait été repoussé une nouvelle fois. Cette initiative portée par une volonté nationale et locale (Etat, Education nationale, Rectorat et Inspection d'académie), a finalement eu lieu ce mercredi 3 avril 2019, dans l'enceinte du collège Roger Ruel à Saint-Didier-en-Velay.

Plus de 200 élèves de 4e et 3e ainsi que l'ensemble du personnel du collège ont donc participé au scénario fictif d'une attaque terroriste : des personnes armées (jouées par les gendarmes) se sont introduites dans la cour de l'établissement. Des collégiens (joués par des bénévoles de la Croix Rouge) ont été atteints par des coups de feu. L'alerte est donnée, chacun doit appliquer, dans le calme, les consignes de mise en sécurité avant l'intervention des forces de l'ordre et des sapeurs pompiers.

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----Le temps de l'exercice qui aura duré 3h, un poste de commandement opérationnel a été activé à proximité du collège, ainsi qu’un centre opérationnel départemental en préfecture, afin de permettre une coordination de la gestion de la crise par l’ensemble des acteurs mobilisés.-----"Préparer les élèves dans une démarche pédagogique"
C'est le deuxième exercice du genre qui est organisé en Haute-Loire. Souvenez-vous, le 12 novembre 2018, 41 000 élèves  altiligériens de 310 établissements scolaires, privés et publics, des premier et second degrés participaient à une mise en sécurité lors d'un exercice "Intrusion-Attentat". Un premier exercice qui n'avait pas impliqué l'intervention sur le terrain des militaires ni des pompiers. Cette fois-ci, les collégiens concernés ont été confrontés à un aspect plus réaliste de la menace terroriste, même si on leur a épargné la vision des blessés et des morts (des mannequins). Cet exercice fait suite à une mise en alerte de l’ensemble des établissements, tous niveaux confondus, qui ont activé leur PPMS (plan particulier de mise en sécurité) le 12 novembre dernier. Il peut paraître anxiogène, mais comme le rappelle le colonel Jean-Pierre Rabasté, commandant du groupement de gendarmerie de la Haute-Loire, "il est nécessaire. Il permet, dans une démarche pédagogique, de préparer les élèves en cas de passage à l'acte terroriste."
D'autres exercices à venir dans le département
Et l'actualité ne cesse de nous rappeler la réalité de la menace terroriste qualifiée par les services de l'Etat de "diffuse et maintenue à un niveau très élevé". Le 29 mars dernier, deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", selon une information de Franceinfo. Les deux suspects, dont l'un d'eux se proclamerait "fils spirituel de Mohammed Merah", auraient eu pour projet de commettre un attentat dans une école maternelle dans la région Ile-de-France. D'autres exercices du genre devraient être réalisés prochainement dans le département, "quelle que soit l'actualité, c'est quelque chose qu'il faut intégrer dans nos process", insiste le colonel de gendarmerie. Car si elle prépare les élèves, cette initiative permet également aux forces de l'ordre et aux sapeurs pompiers de travailler leurs pratiques en matière d'intervention et de coopération notamment pour la prise en compte et l'évacuation des victimes. 
Stéphanie Marin

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