Arme à feu à Espaly : les réactions s'enchainent

, Mise à jour le 23/04/2026 à 06:00

Temps de lecture : 6 minutes

L'affaire du "tireur" d'Espaly que nous vous avions révélée lundi après-midi (voir l'article ici), a fait l'objet de nombreuses publications y compris au niveau national. Des articles et sans surprise des réactions politiques et judiciaires s'en sont suivies. Retour sur ce que nous savons des événements 

La première réaction est venue du parquet par l'intermédiaire du procureur de la République. Il a tenu à préciser "que les policiers du commissariat s'étaient rendus sur place et avaient procédé à l’interpellation du mis en cause, un homme âgé de 65 ans, résidant de la commune. L’arme, une carabine à plombs de catégorie D, a été saisie. "

Un tir en direction du ciel

L'enquête confirme que l'arme a bien été pointée vers un enfant de 10 ans et que ses parents ont déposé plainte, mais " Aucun tir en direction des personnes présentes n’a été constaté et aucune personne n’a été blessée. Ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste. Le mis en cause a reconnu avoir voulu impressionner les enfants dont il disait ne plus supporter les bruits et a admis un tir en direction du ciel, sans viser personne."
L'homme comparaitra devant la justice en juillet pour des faits de violence avec armes.

Une précision sur les propos racistes dans notre article

Nous avons évoqué des propos racistes tenus par cet homme et rapportés par des témoins. Ces propos comme « ne pas parler aux gens de couleur » sont antérieurs à l'épisode de la carabine du dimanche 19 avril. D’autres faits similaires auraient été signalés, notamment envers un enfant autiste.

Les réactions politiques

L'émotion suscitée par cette affaire a conduit des partis politiques à réagir. La liste le Puy en Commun a exprimé "sa plus vive indignation après des faits d'une extrême gravité... un homme les a mis en joue avec son fusil et a tiré sur eux." l'affirmation d'un tir vers des enfants a été infirmée par l'enquête. La liste Le Puy en commun poursuit en indiquant que "Le Puy est devenu le terrain de jeu des extrémistes haineux".

Les élus du groupe Le Puy en Commun expriment leur plus vive indignation après les faits d’une extrême gravité survenus dimanche à Espaly-Saint-Marcel, où des enfants ont été la cible de propos racistes, de menaces répétées et d’un passage à l’acte violent : un homme les a mis en joue avec son fusil et a tiré sur eux.

Nous avons constaté le profond traumatisme ressenti par les habitantes et les habitants face à cet acte qui dépasse l'entendement. Cet acte est symptomatique et révèle une réalité insupportable : celle de la banalisation du racisme du quotidien, des intimidations répétées et de la violence dirigée contre des personnes en raison de leurs origines. Le Puy est devenu le terrain de jeu des extrémistes haineux et les nombreux actes récents en témoignent :
- l’affichage de portraits à la gloire du maréchal Pétain sur des panneaux électoraux
- la diffusion d’autocollants émanant de mouvements royalistes et de laction française.
- L’ouverture d’une librairie relayant des thèses racistes et antisémites
- des actes répétés de vandalisme visant la mosquée du Puy
- Profanation de tombes au carré musulman du cimetière du Puy
- ainsi que la multiplication de tags à caractère néonazi dans la vieille ville.
Nous demandons :
- que toute la lumière soit faite sur les faits ;
- que les victimes bénéficient immédiatement de protection, d’accompagnement psychologique et juridique ;
- que le caractère raciste des faits soit pleinement examiné par la justice ;
- que les autorités locales prennent la mesure de la situation et apportent un soutien clair et public aux familles concernées ;
- qu’un travail de prévention et de lutte contre le racisme soit engagé durablement sur notre territoire.
Au conseil d’agglomération comme au conseil municipal du Puy-en-Velay, nos élus se positionneront clairement en ce sens. Face à la haine, nous choisissons la solidarité. Face à l’intimidation, nous choisissons la justice. Face au racisme, nous resterons mobilisés.
Le Puy en Commun Laurent Johanny, Chloé Alibert, Salou El Aazzouzi, Fabien Surel, Abdelhak Aghzaf.

Réaction sensiblement identique du coté de le fédération du Parti communiste de la Haute-Loire : " Ces événements ne surgissent pas de nulle part. Ils s’inscrivent dans un contexte préoccupant où les discours de rejet se banalisent, où certains groupes cherchent à diffuser la haine, à opposer les habitants entre eux et à désigner des boucs émissaires."  

Le parti demande "aux responsables publics de sortir du silence et de prendre clairement position."

Ce qui s’est produit à Espaly-Saint-Marcel appelle une condamnation ferme et sans ambiguïté. Des enfants ont été pris pour cible, insultés en raison de leurs origines, menacés puis visés par des tirs. Ces faits sont intolérables et bouleversent profondément l’ensemble de la population.

La Fédération de la Haute-Loire du Parti communiste français adresse tout son soutien aux enfants victimes, à leurs proches, ainsi qu’aux habitantes et habitants choqués par cette violence.

Ces événements ne surgissent pas de nulle part. Ils s’inscrivent dans un contexte préoccupant où les discours de rejet se banalisent, où certains groupes cherchent à diffuser la haine, à opposer les habitants entre eux et à désigner des boucs émissaires.
Depuis plusieurs mois, notre département connaît des provocations répétées : inscriptions haineuses, dégradations visant des lieux de culte, références assumées au pétainisme ou à l’idéologie néonazie, diffusion de thèses racistes et antisémites.

Il serait irresponsable de détourner le regard. Nous demandons que les victimes soient protégées, accompagnées et entendues. Nous demandons que la justice fasse son travail avec toute la rigueur nécessaire et que le mobile raciste soit pleinement pris en compte. Nous demandons également aux responsables publics de sortir du silence et de prendre clairement position.
La Haute-Loire mérite mieux que la peur et la division. Notre territoire doit rester celui de la solidarité, de l’égalité et du respect de chacune et chacun. Le Parti communiste français sera toujours du côté de celles et ceux que l’on attaque parce qu’ils sont différents, supposés tels, ou simplement parce qu’ils refusent la haine. Ils veulent nous enfermer dans la peur pour mieux imposer leur haine. I
ls veulent dresser les voisins les uns contre les autres, fracturer le peuple, détourner la colère sociale vers l’étranger, le musulman, le différent. Nous leur répondrons par l’unité populaire, par la fraternité concrète, par la justice sociale. Car le racisme n’est pas une fatalité, l’extrême droite n’est pas l’avenir, et la peur ne gagnera pas. Nous sommes plus nombreux que les semeurs de haine. Plus forts que leurs mensonges. Plus déterminés que leurs violences.

La fédération du parti communiste sera présente au rassemblement ce mercredi 22 avril place des droites de l’homme. Chloé Alibert Michelle Chaumet

 

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Vos commentaires

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1 commentaire

jeu 23/04/2026 - 07:29

Un déviant sordide à condamner certes mais, on peut s'interroger sur l'emballement médiatique et les multiples posts sur les réseaux sociaux qui circulent depuis 3 jours qui disent absolument n'importe quoi : d'un côté ce monsieur aurait tiré sur des enfants de couleur en hurlant des propos racistes, d'un autre il serait un fanatique faisant allégeance à Jordan Bardella commanditaire de cette agression. La tentative de récupération qui en est fait par les vautours de la politique (de gauche) est très triste !
Pour autant, il ne faut pas minimiser et mettre hors d'état de nuire (quelle que soit la méthode) ce dangereux "fou furieux" tout comme on doit le faire avec les agresseurs de policiers, les invectiveurs de profs, ou les destructeurs de bien public qui sont nombreux.

Je renseigne ma commune de préférence :

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