600 enfants tous égaux face au sport

ven 20/05/2016 - 21:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:41

Plus de 600 enfants de tout le département, mais aussi du Cantal et du Puy-de-Dôme, ont pu se retrouver au stade Charles Massot du Puy-en-Velay ces jeudi 19 vendredi 20 mai. Depuis 13 ans maintenant, l'USEP altiligérienne organise les Journées sportives intégratives. L'objectif est évidemment de faire découvrir des activités sportives, mais aussi et surtout de permettre à des enfants porteurs d'un handicap de s'amuser en toute simplicité avec des enfants valides sans qu'il y ait de différences. Ce sont 22 ateliers qui ont été proposés.
Pratiquer ensemble
Sur l'ensemble des écoliers, un tiers sont atteints d'un handicap. Des équipes d'une quinzaine d'enfants ont été faites en les intégrant de manière homogène. "C'est important pour eux d'être comme tout le monde, de pouvoir pratiquer ensemble et de ne pas avoir de frein dans les activités", explique Josiane Varenne, directrice départementale de l'USEP. Les journées ont aussi un aspect de sensibilisation notamment avec une nouvelle activité cette année : un atelier inspiré du cécifoot. C'est un parcours à réaliser à deux : l'un a les yeux bandés, le second le guide par la voix en lui disant des mots simples comme "ici", "là" ou simplement "viens".
"C’était agréable parce qu’on pouvait voir qu’ils étaient en bonne santé"
Là, Romane, une jeune fille de 7 ans guide joyeusement sa camarade. Scolarisée à Chaspuzac, elle s'est fait des amis venus d'autres établissements. Sa maman, Marie, nous livre un témoignage très émouvant : "Elle est née avec un problème cardiaque. Elle a subi une opération à deux mois et une autre en avril dernier. Il y a eu beaucoup de complications. Beaucoup de sports lui sont interdits, mais aujourd'hui c'est une chance. Elle peut voir ses limites, mais aussi qu'elle n'est pas seule. Il y a d'autres enfants comme elle. Jusqu'à présent, elle ne comprenait pas pourquoi elle était la seule enfant malade dans son école". La jeune fille blondinette s'amuse et s'émerveille aussi : "C’était agréable parce qu’on pouvait aider les autres, et voir qu’ils étaient en bonne santé".
C'est le cas de Joris, 10 ans et demi scolarisé à la Chapelle-d'Aurec, qui passe du football à la sarbacane avec enthousiasme. "Je pense que c'est bien de rencontrer tous les enfants, même ceux qui ont un handicap. (...) Ils sont comme nous, on rigole et on s'amuse aussi." Son camarade Cyan, 11 ans de l'école ponote Jeanne d'Arc aimerait même avoir plus de journées comme celle-ci.
En attendant de renouveler le rendez-vous, les enfants ont pu profiter des nombreuses activités sous un beau soleil.

Emma Jouve

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