30 accompagnants d'élèves en situation de handicap de Haute-Loire à Paris

Par A.Wa mar 26/10/2021 - 13:30 , Mise à jour le 27/10/2021 à 04:00

Ce mardi 19 octobre 2021, une délégation d’accompagnants d'élèves en situation de handicap de la Haute-Loire défilé devant le ministère de l’Education nationale à Paris dans le cadre d’une mobilisation nationale. Comme les manifestations locales des derniers mois n’avaient rien donné, les syndicats ont décidé qu’il valait mieux parler à Dieu qu’à ses apôtres.
Les AESH réclament la suppression des nouveaux pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) qui peuvent leur demander de changer d’élèves et d’établissements au pied levé.
Sans parler de la rémunération, actuellement fixée à 765 euros par mois en moyenne pour un temps partiel subi.

Voici le compte-rendu de l’une d’eux :

« Suite à la journée de grève du 3 juin et face aux non réponses de l'administration, un comité d'AESH a été créé en Haute-Loire, avec l'objectif de porter nos revendications (un vrai statut, un vrai salaire et l'abandon des PIAL) au ministère de l'éducation nationale. 
Ce comité (avec le soutien des syndicats Fo, Fsu, Cgt et Sud) a appelé toutes les AESH de France à se mobiliser dans leur département respectif et à créer des comités en vue d'une montée à Paris pour rencontrer M. Blanquer. 
Ce mardi 19 octobre, nous étions une trentaine au départ de la Haute-Loire et nous nous sommes retrouvés à Paris avec des délégations de plus de 30 départements, des professeurs (des écoles, des collèges et lycées), les syndicats FO, FSU, la FCPE, les parents d'élèves et de nombreux AESH. Nous étions entre 1500 et 2000 personnes à manifester nos revendications. Nous nous félicitons du nombre important de manifestants. Malheureusement cela reflète les difficultés auxquelles nous sommes confrontés tous les jours et la précarité de nos emplois.
Devant le ministère, des prises de paroles ont eu lieu et une AESH du comité Haute-Loire a pu exprimer notre mécontentement. M. Blanquer n'a pas daigné nous recevoir. Une délégation de cinq personnes a été reçue par deux membres de son cabinet. Aucune réponse concrètes n'a été apportée face à notre situation. 
Nous allons donc continuer la mobilisation et une convention nationale va se réunir au plus vite pour donner suite à cette mobilisation et porter toujours plus haut nos revendications : un vrai statut, un vrai salaire et l'abandon de PIAL.
 »

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