1ere bougie pour la Complémentaire Santé Solidaire

mer 25/11/2020 - 08:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 16:43

Elle concerne 10 millions de Français et 15 066 Altiligériens (chiffre au 30 juin 2020). Depuis un an, les personnes aux revenus modestes peuvent bénéficier de l'ex-CMUC et acquérir une meilleure protection en matière de couverture santé.

En 2019, avant la mise en œuvre de la Complémentaire Santé Solidaire, près d’un Français sur 20 ne disposait pas d’une complémentaire santé. Pourtant, environ la moitié de ces 3 millions de personnes était éligible à la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire) à l’ACS (Aide au paiement d’une Complémentaire Santé). La Complémentaire Santé Solidaire ambitionne de lutter contre ce non-recours aux droits et aux soins, en proposant un service plus lisible et surtout plus simple d’accès s’agissant des démarches à accomplir. Au bout d’une année de fonctionnement, les premiers résultats témoignent d’une dynamique positive.

13.5% d'ayant droit supplémentaires

En Haute-Loire 30 juin 2020, on dénombrait 15 066 bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire pour le Régime Général contre 13 267 bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS à la même date un an auparavant. L’intégration des travailleurs indépendants au régime général a contribué à cette hausse du nombre de bénéficiaires. Cela représente une augmentation de 13,5 % du nombre de bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire.

Comment l'obtenir ?

Les assurés peuvent vérifier leur éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire en ligne grâce aux simulateurs accessibles sur ameli.fr et mesdroitsociaux.gouv.fr

Démarche simple comme deux clics

La Complémentaire Santé Solidaire se veut plus accessible, sur plusieurs points :
- Il n’y a plus de niveau de garanties à choisir comme c’était le cas pour l’ACS : la couverture la plus protectrice est assurée d’office à tous les bénéficiaires
- Le choix de l’organisme gérant la protection complémentaire est facilité et se fait dès la demande
- Le bénéficiaire est désormais libre de choisir entre son organisme d’Assurance Maladie ou un organisme complémentaire.
Si la demande peut être faite, sur rendez-vous, au sein d’une caisse d’Assurance Maladie, elle peut également être réalisée en ligne, avec un nombre limité de pièces justificatives à fournir (le seul avis d’imposition dans les situations les plus simples). Pour les personnes bénéficiant du RSA (Revenu de Solidarité Active), la demande peut être réalisée en seulement deux clics, y compris depuis l’application mobile.

Prothèses dentaires et lunettes de vue

Plus protectrice, cette nouvelle complémentaire permet l’accès, sans reste à charge pour l’assuré, à une très large gamme de soins. Elle complète le remboursement de l’Assurance Maladie obligatoire pour les consultations chez un professionnel de santé, les médicaments, les analyses médicales. La plupart des prothèses dentaires et auditives sont désormais intégralement prises en charge. Concernant les lunettes, ce sont les conditions du 100 % santé qui s’appliquent pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. La Complémentaire santé solidaire se révèle également plus avantageuse pour le bénéficiaire :
- Elle ne coûte rien pour les foyers précédemment éligibles à la CMU
- Pour les foyers précédemment éligibles à l’ACS, elle coûte de 8 à 30 € par mois, selon l’âge du bénéficiaire.

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