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Un travail éreintant sur le chantier du contournement du Puy?

Date : 31/07/2017 | Mise à jour : 31/07/2017 12:53
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Sur ce chantier monumental, en cours depuis 2008, une entreprise toulousaine pose actuellement l'enrobé. La CGT Haute-Loire dénonce des horaires à rallonge et des conditions pénibles pour les ouvriers, ce que la direction dément en bloc.

10km pour éviter Le Puy

Sur l'axe Saint-Etienne-Toulouse, le chantier du contournement doit permettre aux utilisateurs de la N88 d'éviter le Puy-en-Velay. Un nouveau tracé de 10km environ reliera la Chartreuse aux Baraques.

Des délais difficiles à tenir

D'abord annoncée pour 2014, la fin du chantier a été reculée plusieurs fois, à la suite de glissements de terrain notamment. A l'heure actuelle, l'Etat espère une mise en service mi-2018.

Ils posent 2500 tonnes de bitume chaque jour. Les ouvriers de l'entreprise toulousaine Malet, choisie pour poser l'enrobé du contournement du Puy-en-Velay, ont un travail prenant. Trop? C'est ce que craint la CGT Haute-Loire, contactée par plusieurs salariés du chantier. "Ils atteignent 45 heures par semaine alors qu'ils font ça depuis plusieurs mois. Parfois, ils travaillent jusqu'à 12h par jour en continu. Les pauses ne sont pas respectées. Tout cela est bien sûr interdit par le code du Travail", assure Daniel Boyer, secrétaire général construction à la CGT 43. Et d'ajouter : "Ils ne sont qu'une petite poignée à se révolter, beaucoup ont peur".

La direction dément

Depuis Toulouse, la direction de l'entreprise Malet conteste. "Il est possible qu'il y ait eu un incident isolé, avec un dépassement d'heures, une journée, sur un seul poste d'enrobage, mais rien de plus", nous indique une responsable par téléphone. Quant au volume horaire en général, "des heures supplémentaires sont souvent demandées par les ouvriers eux-mêmes. Lors de ces grands chantiers en déplacement, ils préfèrent concentrer leurs heures pour passer plus de temps en famille le week-end. Tous les dépassements sont concertés et rémunérés en conséquence. Les temps de pause sont respectés."

L'Inspection du travail - saisie par la CGT 43 - devrait se rendre sur place et étudier ces deux versions contradictoires à la rentrée de septembre.

Clément L'hôte



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Commentez

img_journalisteI le 3 août 2017 - 15h27
Des ouvrier qui souhaitent faire des heures supplémentaires sous 35°pour les donner aux impôts ensuite ?! Arrêtez vos commentaires débiles svp.

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img_journalistea le 1 août 2017 - 18h56
Ils ne peuvent pas compter sur les nombreux adeptes de la servitude et des corvées de l'ancien temps !

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img_journalisteR le 1 août 2017 - 17h48
C'est vrai que les syndicats n'ont plus la cote que peu de salariés se syndiquent. Mais quand un travailleur a un soucis avec sa hiérarchie, il va voir qui pour demander un conseil ?

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