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Stationnement : les pendulaires sont remontés

Date : 30/11/2017 | Mise à jour : 04/12/2017 16:06
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Ils travaillent au Puy mais n'y résident pas et leur accès au stationnement risque de "devenir un enfer" dès le 1er janvier. Une pétition lancée mercredi dernier a déjà glané plusieurs centaines de signatures, alors que le parking souterrain ne leur sera plus accessible en abonnement et qu'une partie des places en zone verte va changer de tarif.

La pilule est dure à avaler pour bon nombre de pendulaires car la réforme du stationnement les lèse en premier lieu. Comme Zoomdici l'avait annoncé en avant-première, le tarif des amendes va changer et les 130 horodateurs seront modernisés pour environ 630 000 €.
Puis pour vous permettre de bien comprendre la réforme du stationnement au Puy, Zoomdici vous a proposé une infographie complète, pour résumer les principaux changement au 1er janvier 2018.
Ce qui saute aux yeux de nombreux travailleurs au Puy, c'est le prix de l'abonnement des non-résidents, qui va presque doubler (33 à 60 €), alors qu'il demeure à 17 € pour les personnes domiciliées en zone payante.

Deux nouveautés sont à y ajouter.

Près de 2 500 places au Puy

Par effet de cascade, cette mesure pourrait obliger des usagers à se reporter en zone verte, avec ainsi plus de monde concentré sur moins de places. Rappelons que la ville propose 430 places en zone orange et 2150 en zone verte. Ce nombre devrait rester inchangé dans un premier temps. Puis il augmentera avec la construction du nouveau parking d'Estroulhas, coïncidant à une autre entrée de la ville, côté RN102.

L'abonnement au parking souterrain réservé uniquement aux Ponots

D'abord l'abonnement au parking souterrain du Breuil ne sera plus proposé aux non résidents du Puy ; ceux qui en bénéficient aujourd'hui peuvent conserver leur abonnement mais aucun autre ne sera accepté à compter du 1er janvier. Une mesure qui n'est pas encore officielle et qui pourrait être reportée compte-tenu de la pression des salariés. Au tarif de 38 € par mois, ce sera demain une des solutions les moins onéreuses pour tous les travailleurs pendulaires (voir le détail en pied d'article).
Composé de presque 500 places, le parking compte environ 300 abonnements mais ceux qui voudraient vite s'y inscrire avant la fin de l'année ne doivent pas nourrir trop d'espoir : les places sont accordées au compte-gouttes et il faut passer par une liste d'attente.

Moins de zone verte place Michelet

La seconde nouveauté concerne le parking en U de la place Michelet, dont les travaux estivaux ont permis d'augmenter la capacité de 45 places pour en offrir un total de 130. Ces places, en zone verte jusqu'à présent, devraient passer au tarif des parkings à barrière dès 2018, à l'instar des 185 places existantes autour de la fontaine de la place Michelet. Notons qu'un seul parc à barrières du Puy est privé : celui de l'avenue Foch.
Les parcs à la barrière conservent la gratuité des 30 premières minutes et le stationnement n'est pas limité dans le temps. Il faut compter 0,30 € le quart d'heure, alors que c'est 0,20 € en zone verte. Là encore, la municipalité n'a pas été en mesure de confirmer cette information et elle pourrait repousser la mesure de quelques semaines.

Opération boycott

La municipalité entend "libérer le centre-ville pour les consommateurs" par ces mesures, constatant qu'il y a beaucoup d'agents administratifs. "La mairie considère que les pendulaires ne consomment pas assez en centre-ville ?", s'étrangle Françoise Annereau, "on va voir ça pendant les Fêtes, car si rien ne s'arrange, on envisage une opération boycott".

Inquiétude auprès des fonctionnaires de police, des magistrats, des agents de la préfecture...

Ces inquiétudes ont conduit un collectif de pendulaires de la fonction publique à interpeller le maire du Puy Michel Chapuis en lui demandant un rendez-vous. Ils attendent toujours une réponse et ont donc décidé de passer la seconde en lançant une pétition qui a déjà réuni, ce jeudi soir (au moment où a été rédigé cet article), près de 600 signatures (sans compter tous les employés du tertiaire, commerçants et artisans dont la plupart ne sont pas encore au courant de ces mesures). On y retrouve des fonctionnaires de police, des magistrats, des agents de la préfecture, de la CAF (Caisse d'allocations familiales), de la DIR (Direction interrégionale des routes), etc.
Françoise Annereau est trésorière de la section Force Ouvrière. Elle travaille à la préfecture et possède aujourd'hui un abonnement en zone verte. "Rien qu'en préfecture, ça représente 40 véhicules quotidiens", annonce-t-elle. Entre perte de pouvoir d'achat et danger pour les commerces du centre-ville du Puy, elle explique ses inquiétudes face aux changements qui s'annoncent pour 2018.



Problématique de sécurité et d'élasticité des horaires

Un autre corps de métier qui ne masque pas ses inquiétudes pour le virage qui s'annonce début 2018, c'est celui des fonctionnaires de police. "720 € par an, c'est une grosse coupe sur notre budget familial, avec en plus la hausse de la CSG...", déplore Fabrice Aiguilhon, secrétaire UIAAP Alliance Police Nationale. Les gardiens de la paix ont une résidence administrative au Puy, ils voudraient donc être considérés comme des Ponots (et bénéficier des mêmes tarifs de stationnement).
Autre argument : celui de la sécurité. "Nos voitures et nos visages sont connus", relève Lionel Coniasse, délégué départemental Unité SGP-Police, "si on laisse nos véhicules au Pôle d'Echange Intermodal, on risque de les retrouver rayés ou détériorés... et puis les navettes ne correspondent pas à la réalité de nos métiers : on attaque parfois à 5h, on termine après 22h30, et 365 jours par an".
Un argument qui fait écho auprès de nombreux professionnels pendulaires : éboueurs, boulangers, éducateurs, etc. L'élasticité de leurs horaires ne peut pas être couverte par des navettes, quand bien même la municipalité souhaiterait les développer davantage.


Les navettes partent du parking du PEI



Menace sur le commerce et l'emploi en centre-ville

Si l'augmentation des abonnements constitue une importante perte de pouvoir d'achat pour les salariés, ce sont parfois les employeurs qui prennent en charge le stationnement des employés. Une telle différence de prix pourrait conduire certains à revoir à la baisse leur masse salariale. 
Des pistes sont ainsi envisagées pour tenter de trouver un compromis et de nouveaux espaces pourraient notamment être réservés aux commerçants du Puy, à moindre frais. Mais rien n'est acté pour l'instant.


Sollicité, le maire du Puy Michel Chapuis n'a pas souhaité réagir pour l'instant. La rédaction de Zoomdici demeure ouverte à tout entretien visant à expliquer cette démarche politique.



Maxime Pitavy


Les solutions les plus économes pour les pendulaires pour stationner à partir de 2018 

* En abonnement 
- Abonnement au PEI pour 20 € par mois 
- Abonnement au parking souterrain du Breuil (seulement pour ceux qui ont déjà un abonnement) pour 38 € par mois 
- Abonnement zone verte à 60 € par mois 
* En stationnement ponctuel
- Gratuité des parkings le samedi matin en zone verte et le samedi à partir de 12h sur toutes les zones et parcs à barrière de la Ville
- Parking souterrain à 0,80 € de l'heure (première demi-heure gratuite) 
- Parking à barrières : 0,90 € de l'heure ((première demi-heure gratuite) 
- Stationnement en zone verte à 1 € de l'heure 
- Stationnement en zone orange à 1,20 € la première heure puis 1,40 € l'heure.






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img_journalisteS le 8 décembre 2017 - 17h13
Nous avions jusqu'à présent une belle qualité de vie au Puy, mais à présent, puisqu'il faut une fois de plus remplir les caisses soi-disant vides, et bien... Ne vous étonnez pas si les gens quittent le Puy voire la Haute-Loire, vous l'aurez bien cherché à vouloir faire fonctionner notre si jolie petite ville comme une mégalopole!

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img_journalistegG le 7 décembre 2017 - 16h12
Le stationnement n'est pas cher à Lyon dans les grandes villes vous payez même le dimanche!

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img_journalisteB le 6 décembre 2017 - 15h01
Monsieur le Maire, pensez vous au chamboulement dans la vie des "pendulaires" qui devront se garer au pole intermodale ! - Pour récupérer ses enfants à l'heure, il faudra croiser les doigts pour que les bus soit à l'heure, sans couloir dédié, ça va être compliqué... - Déjeuner au domicile deviendra impossible pour les mécréants, oups, les pendulaires... - Quid de l'insécurité pour les travailleurs à horaires décalés! Le Puy n'est pas Lyon ! Élus, revenez sur terre!

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