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Rentrée obligatoire : "L'enfant a besoin de se remettre dans la peau d'un élève"

Date : 19/06/2020 | Mise à jour : 22/06/2020 07:19
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L'Inspectrice d'académie, Marie-Hélène Aubry, souhaite que 100% des élèves soient présents à l'école ce lundi 22 juin. Si elle insiste sur le caractère primordial de la présence des enfants en classe, elle admet que le risque zéro n'est pas assuré concernant le coronavirus.

Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting, 56% des français pensent que le retour obligatoire des élèves, lundi 22 juin, est une mauvaise décision. Une minorité (45%) des parents concernés obéiront à Emmanuel Macron et renverront leurs enfants. Sur les 55% restant, donc la majorité des parents concernés, 25% se disent certains de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, et 30% hésitent encore sur ce qu’ils feront. "Que pensez-vous de ce constat ?" À cette question, Marie-Hélène Aubry, Inspectrice d’Académie et Directrice académique des services de l’éducation nationale de la Haute-Loire, n'a pas souhaité commenter. "Je ne partage jamais sur ce qui est mentionné dans la presse et sur les enquêtes des sondages, s'exprime-t-elle. Mais j'affirme que ce retour obligatoire de tous les élèves dans les écoles est une très bonne chose !"

> Lire aussi : Et si on poursuivait l'instruction à domicile ? (12/06/2020)

"J'espère vraiment que 100% des enfants lèveront leurs mains à l'appel de leur nom"

"Il est primordial pour les enfants de tous revenir dans leurs classes respectives même si ce n'est que pour une quinzaine de jours avant les vacances estivales, insiste Marie-Hélène Aubry. Que ce soit sur l'aspect social, pédagogique et psychologique, un enfant doit éprouver ce cadre pour s'épanouir et se construire. Au sein de l'Education nationale, nous sommes tous des éducateurs".
Malgré la continuité pédagogique assurée à distance par les équipes enseignantes et secondée à domicile par les parents eux-mêmes, l'Inspectrice d'académie persiste sur l'importance de ce retour en présentiel. "L'enfant doit se remettre dans la peau d'un élève et il a besoin de cette vie d'élève, souligne-t-elle. Retrouver ses copains dans ce cadre là est également important, tout autant que revoir ses professeurs. Alors oui, j'espère vraiment que 100% des enfants lèveront leurs mains à l'appel de leur nom dès ce lundi 22 juin".

> Lire aussi : Moins de 40% des élèves de Haute-Loire sont de retour en classe au 12 juin

Huit jours de présence en classe

Frédéric Séjournée, directeur de l'école maternelle La Mouteyre à Brives-Charensac, pense ce retour obligatoire également important sur certains points. "Pour les enfants qui ne sont pas du tout revenus, cela permet de clore comme il faut cette année scolaire. Revoir son enseignant, ses copains, sa classe, refaire le point sur cette année qui s'est arrêtée de manière très abrupte au mois de mars, je pense que c'est essentiel. Le 11 mai, j'étais très inquiet sur les conditions militaires du protocole sanitaire en place. Mais on s'est vite rendu compte que les enfants étaient ravis d'être là. Ils retrouvaient un vie sociale qu'il n'avait pas chez eux étant confinés".
Mais il entend tout de même la réticence des parents à remettre leurs enfants pour seulement 15 jours. "En fait, ce n'est même que 8 jours de présence à l'école, précise-t-il. Ce qui est très peu ! Je comprends aussi que certains parents appréhendent encore par rapport au risque de propagation du coronavirus même si les médecins affirment que le degré de contagion chez un enfant est faible (mais pas nul, voir l'article sur l'école Saint-Martin à Tence). Et pour d'autres, il est compliqué de changer le mode de garde qu'ils ont organisé jusqu'au début des vacances d'été".

> Lire aussi : Retour obligatoire à l’école : un casse-tête ? (18/06/2020)

"Qu'on arrête d'instaurer ce climat de peur à l'enfant"

"Le risque zéro n'existe pas, admet Marie-Hélène Aubry en parlant de l'éventuelle présence de l'épidémie dans les écoles. Mais tout comme avec la grippe, la rougeole ou d'autres maladies. Qui que ce soit peut se casser une jambe à tout moment ou se faire renverser par une voiture. Il faut vraiment qu'on arrête d'instaurer ce climat de peur à l'enfant. Il faut revenir à la normalité. L'école est obligatoire lundi 22 juin et ça c'est normal".
Si le discours de l'Inspectrice d'académie se veut rassurant et combatif, Frédéric Séjournée n'est pas tranquille à 100%. "Je pense que nous maîtrisons les protocoles sanitaires imposés malgré le fait que nous avons reçu la dernière mouture du gouvernement seulement mercredi 17 juin à 21h30. Donc autant dire que nous travaillons énormément depuis pour que tout soit prêt lundi. Mais ce que l'on maîtrise peu est le nombre d'élève qui seront présents à cette rentrée. Actuellement, nous accueillons 50 enfants en même temps sur les 140 enregistrés à l'école. Je pense que nous allons avoir en tout 100 enfants ce lundi 22 juin, soit deux fois plus que cette semaine encore. Alors, prêt, oui. Serein, je n'irai pas jusque là !"

Nicolas Defay



> Lire aussi : le nouveau protocole sanitaire dans les établissements scolaires publiés mercredi soir pour le retour obligatoire en classe ce lundi 22 juin (la distance d'un mètre n'est plus à observer que latéralement, la séparation des groupes de classes restent en vigueur...)





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img_journalistexR le 22 juin 2020 - 10h57
ALLEZ BLANQUER 100% des ados dans les quartiers difficiles à l' Ecole Pas du bla bla bla DE l'Action du courage Faut prendre le taureau par les cornes !!!

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img_journalistep le 20 juin 2020 - 12h12
Comparer la COVID-19 à une grippe.. la hiérarchie EN ose tout ! Tout ceci n'est qu'une vaste blague ! Les établissements scolaires peinent à ne rassembler qu'à peine un tiers de leurs effectifs , il en sera de même , voir pire pour ces 15 derniers jours ! A part pour les photos , l'Administration est totalement absente ! Comme elle l'a été durant le confinement : les enseignants n'ont eu aucun soutien ni aucune directive de leur administration ! Ce fut et c'est encore le grd foutoir !

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img_journalisteAL le 20 juin 2020 - 08h40
Comment peut-on remettre ses enfants à l'école quand la méme école ne prends pas les plus petits, ou deux jours par semaine les moyennes section, encore une fois vaste blague, mais la blague devient triste à mourir depuis le temps que ça dure...

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