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Préfecture en feu : trois Ponots mis en examen

Date : 13/12/2018 | Mise à jour : 13/12/2018 20:18
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Douze jours après l'attaque de la préfecture, l'enquête s'est accélérée cette semaine.

Samedi 1er décembre 2018, au Puy-en-Velay. Une scène de l'acte III du mouvement des Gilets jaunes qui s'est jouée en début de soirée, aura marqué les esprits. Une préfecture en feu, il n'y a qu'en Haute-Loire que cela s'est produit en France.

>> A lire : La préfecture de la Haute-Loire en feu

Ce samedi 1er décembre, en milieu d'après-midi, le mouvement avait pris un nouveau tournant au Puy-en-Velay. D'heure en heure, il n'a cessé de dégénérer. Jets de pavés entre autres projectiles d'un côté, tirs de grenades lacrymogènes de l'autre. Des feux allumés de-ci, de-là sur la place du Breuil jusque dans la préfecture dont 80m² de l'aile ouest du bâtiment ont été détruits. Ce soir-là, douze personnes avaient été interpellées dont trois, aux profils très différents, ont été déférées au tribunal de grande instance du Puy le lundi 3 décembre 2018, pour des faits de violences volontaires et avec arme et de dégradations de biens à utilité publique. Lundi dernier, soit le 11 décembre, trois autres prévenus comparaissaient également devant le tribunal dans le cadre des violences commises le 1er décembre 2018 devant la préfecture. L'un d'eux a été condamné à 9 mois de prison ferme.


(Fabrice Finance, directeur du SRPJ de Clermont-Ferrand, Nicolas Rigot-Muller, procureur de la République du Puy et Eric Cluzeau, commissaire de police du Puy. Photo DR/S.Ma)


Six personnes placées en garde à vue cette semaine

Suite aux affrontements survenus le samedi 1er décembre 2018 sur la place du Breuil au Puy-en-Velay et à l'incendie de la préfecture de la Haute-Loire et des bâtiments attenants à l'occasion d'une manifestation de Gilets jaunes, une enquête judiciaire spécifique sur les faits d'incendie a été confiée au SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Clermont-Ferrand et à la BSU (Brigade de sûreté urbaine) du commissariat du Puy. Dans le cadre de cette enquête, six suspects ont été placés en garde à vue depuis le début de la semaine.
Trois ont été remis en liberté, les trois autres, deux mineurs âgés de 15 et 16 ans et un majeur âgé de 21 ans, tous originaires du Puy, ont été présentés ce jeudi matin en vue d'une ouverture d'information judiciaire. "Les investigations ont permis la mise en cause de jeunes gens locaux, sans qu'une organisation et une préméditation abouties puissent être caractérisées, ce qui écarte la circonstance aggravante de bande organisée", a précisé le procureur de la République, Nicolas Rigot-Muller. Et de poursuivre : "L'enquête a également permis de leur imputer des faits de violences volontaires avec arme, en l'espèce de jet d'acide sur des policiers lors des affrontements du 8 décembre 2018 au Puy-en-Velay."


Les qualifications retenues à l'encontre des trois jeunes Ponots

*Les dégradations par moyen dangeureux pour les personnes
*La participation illicite à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens les 1er et 8 décembre 2018
*Violences n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire totale, avaec usage d'une arme, en l'espèce le jet de produits acides
*Outrage et parloir sauvage reprochés à l'un des trois mis en cause (le majeur) le 10 décembre 2018, ce qui a permis son interpellation alors qu'il était recherché dans le cadre de violences volontaires et de dégradations. "Un peu de chance", a précisé le procureur de la République.

Un placement en détention provisoire a été demandé pour deux des mis en cause, les plus âgés, celui de 16 ans et 21 ans. A l'heure où nous écrivons aucune réponse n'a encore été apportée à cette demande. Le procureur de la République a tenu à rappeler que "le rôle de la Justice est d'être juste, mesurée. Il ne s'agit pas de faire peser à ces trois personnes, la responsabilité de tous ceux qui étaient présents et qui ont participé aux affrontements."

Stéphanie Marin


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img_journalisteHC le 14 décembre 2018 - 07h56
Deux âges m'interpellent : 15 et 16 ans. et commettre des dégradations. A moins qu'ils aient été entraînés par des "professionnels" à agir. Les parents et l'éducation sont en cause aussi. Mais je ne connais pas le contexte.

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img_journalisteM le 14 décembre 2018 - 07h25
lre retour sur terre des pseudos revolutionnaires va être difficile c'est la règle comment hypothequer son avenir et celui de ses proches avec autant de bêtise. C'est l'histoire de la grenouille qui se croyait plus forte que le boeuf

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img_journalisterj le 13 décembre 2018 - 20h43
Il ne faut pas faire payer l'addition a ces seuls interpellés, mais aussi à tous ceux qui ont jeté des projectiles sur les gendarmes ou qui ont relancé dans leur direction les grenades lacrymogènes. Ils ont aussi participé à toute cette violence et entretenu la haine contre la police, ce qui a ensuite entraîné la mise à feu de la préfecture.TOUS RESPONSABLES. Sans oublier ceux qui dés la matinée, ont vociféré et bien chauffé les manifestants, puis ont quitté les lieux.

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