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Gilets jaunes : les poids lourds toujours bloqués à Brioude ce mercredi. Et demain ?

Date : 21/11/2018 | Mise à jour : 22/11/2018 09:23
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(Mis à jour le 21/11/2018 à 20h) Et de cinq. Depuis cinq jours, les Gilets jaunes mènent leurs actions partout en France. Sept barrages ont été installés en Haute-Loire, ce mercredi 21 novembre 2018.

A 12h30, ce mercredi 21 novembre 2018, la préfecture de la Haute-Loire faisait état de six barrages sur le territoire (RD 500 à Saint-Just-Malmont : rond-point les grangers, RN 88 à Monistrol-sur-Loire: rond-Point la Chomette, Saint-Pierre-Eynac : rond-Point Lachamp, Blavozy : rond-point ZA les Bombes, Solignac-sur-Loire : rond-point des Fangeas et RN 102 à Cohade : rond-point de Flageac) ainsi que d'un blocage de poids lourds au rond-point de Lamothe à Brioude.

Sur ce dernier site, les Gilets jaunes ont pris place dès 8 heures du matin ce mercredi. Ce rond-point est l'un des trois points de crispation pour la préfecture avec Monistrol-sur-Loire et Cohade. Ici, c'est le blocage des poids lourds qui inquiète. Aujourd'hui encore les camions arrivant sur la RN 102, du côté du Puy et d'Issoire et sur la RD 588, étaient escortés le long de l'avenue Lamothe pour un arrêt imposé de 45 minutes maximum. Le but de cette opération : "bloquer l'économie", lance Loïc, l'un des trois porte-paroles des Gilets jaunes brivadois. Le tout dans une ambiance bon enfant et sous le regard des gendarmes. Pourtant, hier, mardi 20 novembre 2018, lors d'une conférence de presse, le préfet de la Haute-Loire, Yves Rousset, précisait que des négociations concernant ces blocages de poids lourds étaient en cours avec les organisateurs.

A lire : Gilets jaunes : interdiction de bloquer les centres commerciaux et les stations-services


(Vue sur le rond-point Lamothe à Brioude. Photo DR/S.Ma)

Qu'ont donné ces négociations ? "Nous avons rencontré la sous-préfète de Brioude, le stockage des camions a été accordé aujourd'hui", explique Denis, le deuxième chef de file du mouvement. Et demain ? "Demain et après-demain, il n'y aura plus de blocage, car la stratégie est de monter à Paris, pour se rendre place de la Concorde. Et on verra si entre-temps ils ont appris à compter ! Nous sommes en train de nous organiser pour prendre des bus." Et ce même si le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé sur BFM TV que la place de la Concorde serait fermée à toute manifestation ce samedi 24 novembre 2018. Selon l'organisation brivadoise, quelque 3 000 Auvergnats prendraient la route pour rejoindre la capitale. Une décision qui fait débat au sein même des 200 Gilets jaunes (selon l'organisation et 140 selon les forces de l'ordre) présents sur le rond-point de Lamothe à 15 heures. "Pourquoi aller à Paris ?, s'interrogent certains manifestants. Il faut rester ici et poursuivre le mouvement . Si on part maintenant, les gens ne comprendront pas. Il ne faut pas lâcher." Un avis et une motivation entendus par les organisateurs du mouvement de Brioude qui ne s'opposent pas à la poursuite de la mobilisation des Gilets jaunes sous leur propre responsabilité, sur le rond-point traversé par la RN102. Ce jeudi 22 novembre 2018, la mobilisation se poursuit donc sur le rond-point Lamothe de Brioude par une simple opération d'occupation. Pour la suivre en directe cliquez ici.

A lire aussi : Parking gratuit au Puy avec les Gilets jaunes

Le mouvement peut-il se poursuivre ce week-end en Haute-Loire ? D'après les organisateurs brivadois, "quelques surprises" sont en cours de préparation.

Le point de la préfecture au cinquième jour de mobilisation des gilets jaunes

"Au cinquième jour de manifestation, seuls six points de rassemblement demeurent actifs dans le département. Aucun n'impose de blocage ou de filtrage des véhicules", peut-on lire dans le communiqué de presse adressé par la préfecture ce mercredi à 19h40. Ainsi, il n'y aurait plus de barrages filtrants mais seulement des occupations de sites. Chaque point d'occupation est détaillé dans le communiqué : 

-RN 102 : Brioude (rond-point de Lamothe), une négociation menée par la sous-préfète Véronique Martin-Saint-Léon et le colonel Jean-Pierre Rabasté, commandant du groupement de la gendarmerie de la Haute-Loire a permis de trouver une issue au blocage qui y était organisé. Les manifestants se sont engagés à ne plus occuper le rond-point. À compter de ce soir (mercrdi 21 novembre 2018), il n'y aura plus de filtrage, ni de blocage. Les espaces occupés seront nettoyés.
-RN 88 : Solignac-sur-Loire (rond-point des Fangeas )
-RN88 : Blavozy (rond-point de la zone d'activités des Bombes)
-RN 88 : Saint-Pierre-Eynac (rond-point Lachamp)
-RN 88: Monistrol-sur-Loire (rond-point La chomette)
-RD 500 Saint-Just-Malmont (rond-point les grangers)

Plusieurs procédures judiciaires ont été engagées depuis le samedi 17 novembre 2018 dont deux ivresses publiques manifestes, une dégradation de bien public, un abribus à Brioude. (Les porte-paroles des Gilets jaunes de Brioude se sont d'ailleurs exprimés à ce sujet auprès de notre rédaction : "cet événement s'est passé en marge du mouvement", Ndlr).
Ce mercredi 21 novembre, de nouvelles procédures ont également été enregistrées : trois délits d'entrave à Brioude et cinq plaintes, du côté de Monistrol-sur-Loire, pour dégradation ou détérioration volontaire d'un bien d'autrui (des voitures, Ndlr) dont deux avec violences commises en réunion sans incapacité.
Consigne a été donnée aux forces de l'ordre de continuer d'assurer la protection des usagers de la route, et des manifestants dans la mesure où le respect du droit de circulation est garanti.
Fin du communiqué de presse.

Stéphanie Marin





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img_journalisteGA le 22 novembre 2018 - 16h27
Quelque soit la modalité de blocage, inadmissible, intolérable ! De quel droit et au nom de quoi untel se permet d'empêcher l'autre de se déplacer ?

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img_journalisteB le 22 novembre 2018 - 16h06
Il faudrait m'expliquer comment embêter les gens qui bossent, qui font leurs courses et qui ont besoin de se déplacer, ça va faire plier le gouvernement ! Quelque chose m'échappe... Il faudrait bloquer les administrations et empêcher les gens d'y aller travailler. Macron il s'en fout que vous emmerdiez les particuliers !

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img_journalisteR le 22 novembre 2018 - 13h00
Oui mais l'économie profite plus à certains qu'à d'autres...

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