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Costaros abat ses atouts pour revitaliser son centre-bourg

Date : 08/02/2019 | Mise à jour : 11/02/2019 09:55
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Et des atouts, la commune d'un peu moins de 600 habitants, fendue par la RN 88 et traversée par 10 000 véhicules par jour en moyenne, en a.

La fresque signée du graffeur originaire d'Aiguilhe Dégé, visible depuis la RN 88, attire l'oeil. Un Martin Pêcheur jaillit hors de l'eau, un petit poisson dans son bec. Ce dessin se veut être le symbole d'un lien entre l'Allier et la Loire qui forment les limites de la communauté de communes des Pays de Cayres-Pradelles. Mais, Pierre Gibert, y voit de son oeil de maire, "l'essor de la commune de Costaros !"


(Une nouvelle fresque à Costaros signée Dégé. Photo DR/) 


En moyenne, 10 000 véhicules par jour traversent le bourg

En même temps qu'elle commençait à essuyer les dégâts causés par les inondations du mois de juin 2017 -- reste à enclencher les travaux d'aménagement de l'ancienne décharge -- la commune démarrait un projet réfléchi de longue date : le réaménagement de la traversée de Costaros. Démarré à la fin de l'année 2018, le chantier divisé en trois phases (le nord et le sud du village et la place du marché) s'articule autour de trois axes : la réfection des réseaux d'adduction d'eaux, celle du réseau d'assainissement et enfin l'aménagement de la surface de la route nationale empruntée chaque jour par 10 000 véhicules en moyenne dont 15% de poids-lourds avec des pics à 25 000 véhicules par jour en période estivale. Ce vaste chantier, estimé à 960 000 euros et subventionné à 70% par l'Etat, la Région et le Département, devrait être terminé au début de l'année 2020.

Costaros, l'une des 13 communes inscrites au plan tripartite de revitalisation

Pierre Gibert voit bien plus loin que le bout de la route nationale qui fend le village. Un village qui, l'édile ne peut nier le constat, se vide de ses habitants en même temps que de ses commerces. La situation est à ce point préoccupante que Costaros est l'une des treize communes atiligériennes à pouvoir bénéficier du nouveau plan tripartite (Etat, Région, Département) lancé en décembre 2018 pour lutter contre la perte d'attractivité de certains centres-bourgs. Un coup de pouce supplémentaire tandis que la commune travaille dans le cadre d'un PLUI (Plan local d'urbanisme intercommunal) sur un projet d'aménagement et de développement durable. L'habitat, les logements vacants, les commerces, le patrimoine, les espaces publics sont quelques-uns des axes de travail définis.

Un tissu commercial extensible

Six bars-restaurants, deux boulangeries, deux boucheries, une supérette, un magasin en circuit court et bio, deux banques, un magasin de jardinerie, une station-service, un garage automobile, un centre de contrôle technique, un concessionnaire et réparateur de matériel agricole. Ce à quoi il faut ajouter une fleuriste, une quincaillerie, deux salons de coiffure ainsi que et entre autres, les deux structures imposantes, Trescartes et Sabarot. Malgré les commerces vacants qui longent la RN 88 et donnent une image peu flatteuse du village, Costaros reste un bourg de traverse certes mais un bourg de commerces situé à la croisée de la RN 88 et de la RN 102. Le potentiel clientèle n'en est que plus important et convaincant. Ainsi, à la fin de l'année 2018, la municipalité a accordé un permis de construire à l'enseigne Gedimat spécialisée dans les matériaux de construction, de bricolage et de décoration. Une aubaine pour les nombreux artisans installés à Costaros et dans ses alentours. En plus de créer des emplois, ce nouveau magasin permet d'élargir l'offre commerciale sur le bourg et d'apporter un peu plus de dynamisme aux commerces existants grâce à un effet boule de neige. La logique est la même pour l'installation d'une chambre funéraire à côté du cimetière.    

Un potentiel démographique

Pour pouvoir accueillir de nouveaux habitants, le maire de Costaros s'attaquera à la problématique des logements vacants. "Si nous avions les moyens de les racheter, nous le ferions, intervient Pierre Gibert. Mais je pense que dans le cadre du projet de revitalisation des centres-bourgs, nous pourrons mettre en place des chantiers. C'est-à-dire inciter des privés à s'emparer du sujet ou alors au niveau de la commune voir comment mobiliser de l'argent pour pouvoir intervenir directement sur ces logements." Rénover le vieux bourg est donc l'une des ambitions du maire, mais il est aussi question d'augmenter son potentiel d'accueil et par la même occasion de rafraîchir son image avec du neuf. Un lotissement de 22 lots va donc sortir de terre dans le courant de l'année, sur un terrain de 22 hectares situé tout près de la gendarmerie. "C'est le résultat du PLU (Plan local d'urbanisme, Ndlr). Parce qu'avant le PLUI, nous avions un PLU et donc nous avions forcément des zones constructibles. Ce terrain-là était en zone constructible donc nous l'avons acheté à un privé", précise Pierre Gibert. Et des zones constructibles, il en reste encore, mais elles ne font pour l'heure l'objet que de simples réflexions.


(Le chantier de la future micro-crèche. Photo DR/S.Ma)

Un renforcement des services de santé et de proximité

La stratégie mise en place par la commune pour revitaliser le bourg et accroître le nombre de Costarossiens, prend en compte le renforcement des services. Côté santé, Costaros compte un médecin généraliste, un dentiste, un centre de soins infirmiers, un service de soins infirmiers à domicile, un kiné-osthéopathe, un kiné et un osthéopathe installé depuis un an, ainsi qu'une sage-femme fraîchement arrivée et une pharmacie. Côté services de proximité, en plus des quatre assistantes maternelles et de l'école primaire et maternelle, une micro-crèche portée par la Communauté de communes (la commune participe à ce projet par la mise à disposition du terrain) et pouvant accueillir une dizaine d'enfants, est en cours de construction et devrait être opérationnelle au mois de septembre 2019.

Stéphanie Marin

 

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img_journalistepp le 13 février 2019 - 15h42
Une mesure capitale :interdire le passage des P-L qui n'apportent rien au village sauf des dangers et des nuisances et proposer aux voitures un itinéraire de contournement . ensuite revoir les sols :celui de la photo n'est guère séduisant .

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img_journalisteMH le 11 février 2019 - 09h35
MH - 11/02/2019 - 09h12. Quand vous y êtes Mr le Maire, n'oubliez pas d'installer un bloc sanitaire sur la place du marché. Celui installé en bordure de la RN 88 est bien pratique mais trop éloigné du marché et demande de traverser la RN 88. Des milliers de personnes en période estivale fréquentent le marché du lundi et la brocante et pour satisfaire des besoins naturels parfois pressant, il ne reste que la solution d'aller dans un bar, c'est quand même dommage.

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