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Bientôt plus de cent caméras dans la ville du Puy

Date : 18/02/2020 | Mise à jour : 19/02/2020 11:10
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Vidéo protection ou vidéo surveillance ? Si la majorité municipale en place assure que les 97 caméras actives sont un frein pour la délinquance, ce n'est pas l'avis des opposants minoritaires.

Des caméras HD

Toutes les caméras au Puy-en-Velay sont en Haute-Définition pour générer une qualité d'image optimale et un agrandissement important. Elles enregistrent en temps réel. Quatre écrans sont consultables au bureau de la police municipale. Une possibilité de zoom numérique octroie une reconnaissance plus précise. Parmi la centaine installée, un nombre indéfini est de type dôme permettant une surveillance accrue lors des manifestations de toutes sortes.

Et de six… en plus. Au total, ce sont 97 caméras déclinées sous toutes leurs formes présentes dans la cité ponote dont quatre sur la zone d'activité de Taulhac. Le tout en complément aux caméras de parkings publics et de bâtiments municipaux et communautaires. "Les six dernières ont été installées il y a trois mois environ, éclaire Michel Chapuis, maire du Puy-en-Velay. Elles assurent la protection dans les rues Oddo de Gissey, Burel-Michelet, des Tanneries, de Joffre-Saint-Jean, sur la place Bernard Jammes et à la Maison médicale du Pensio".

> Lire aussi : Une caméra nouvelle génération installée dans la rue Dolaizon (11/01/2020)

"Les deux auteurs ont pu être retrouvés grâce à la vidéo qui a pisté leur trajet"


Selon Caroline Barre, adjointe au maire du Puy, 271 réquisitions ont été notifiées grâce à la vidéo protection depuis 2012. "Elles ont permis de poursuivre des suspects dans des agressions sexuelles, des délits de fuites, des dégradations volontaires, souligne-t-elle face aux remontrances de l'opposition lors du dernier conseil municipal de la mandature Chapuis. Elles sont très utiles durant les grandes manifestations ou même en cas d'événement météorologique exceptionnel." Pour appuyer ses propos, Michel Chapuis rappelle le drame qui a secoué le lycée Jean-Monnet, le jeudi 25 avril 2019. "Dans ce lycée, il y avait eu deux individus qui avaient agressé le principal et mis le feu à l'établissement. C'étaient des faits extrêmement graves. Les deux auteurs ont pu être retrouvés grâce à la vidéo qui a pisté leur trajet pour remonter jusqu'à Espaly".

105 caméras en 2020

C'est sur ce constat que les élus du Puy-en-Velay ont décidé de renforcer le dispositif actuel pour accroître la sécurité dans la ville. "On va continuer à mailler le territoire car c'est quelque chose qui marche bien dans la mesure où, certes, ça n'empêche pas la délinquance, mais cela permet de résoudre parfois les affaires, confie Michel Chapuis. On constate que dans les quartiers où il y a de la vidéo protection, il y a moins de délinquance."
Huit caméras supplémentaires vont ainsi être déployées dans les mois à venir sur des secteurs tels que la place de la Libération, l'avenue d'Aiguilhe, en haut de la rue Pannessac ou encore au carrefour des rues des Capucins/ bld Saint-Louis. Coût de l'opération ? Près de 54 000 euros hors taxes, 50% par la Région Auvergne Rhône-Alpes, le reste par la Ville. "On essaie de repérer des zones à risques, explique le maire. La vidéo protection n'est pas de la vidéo surveillance. Ce sont des bandes qui sont enregistrées pendant une durée de dix jours et qui permettent aux forces de police de venir les visionner sur place".

"On déplace les actes d'incivilités mais on ne les empêche absolument pas"


"Je vote contre ce rapport !" L'élu de gauche Laurent Johanny pense que la majorité se trompe de méthode pour faire diminuer la délinquance. "Je considère une nouvelle fois, comme ça a déjà été le cas durant le mandat, que l'on va multiplier des équipements qui coûtent chers aux contribuables et qui ont une utilité toute relative. Si les caméras peuvent, à la marge, résoudre d'un point de vue judiciaire des affaires, elles ne font pas baisser le taux d'incivilité." Pour Laurent Johnny, les caméras maintiennent un climat de peur sans jouer sur la source du problème. "Depuis des années, on alimente le sentiment d'insécurité au Puy-en-Velay comme ailleurs en France, ceci au détriment encore une fois de l'argent public. Je pense que seule la présence humaine, comme des brigades permanentes et même nocturnes, peut permettre d'arrêter certains actes. Là, en posant des caméras, on déplace les actes d'incivilités mais on ne les empêche absolument pas".

Nicolas Defay


Michel Chapuis reconnaît que la vidéo-protection ne résout pas tout mais...


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img_journalistemH le 19 février 2020 - 14h20
105 caméras, pp, pas 200 ! le commentaire de B sur la rue Saint-François Régis est savoureux ! remettez donc travailleurs de rues et agents de proximité....cela sera aussi bien...

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img_journalisteNG le 19 février 2020 - 12h33
Les mêmes qui, par populisme, payaient le café à des gilets jaunes écervelés qui ont mis le feu à la préfecture nous jouent maintenant le "tout-sécuritaire". Les caméras se justifient dans certains lieux clos (parkings ...) mais elles ne seront pas résolument efficaces dans les rues où l'on attise la bêtise au lieu de réprimer ceux qui dépassent les bornes.

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img_journalisteGA le 19 février 2020 - 11h54
Un dispositif de sécurité parmi d'autres. Dissuasif ? Sûrement. Préventif ? Je ne crois pas, ça ne fait que déplacer le problème. Rien à craindre, par contre, de la part de ceux qui se comportent en véritables citoyens et n'ont rien à se reprocher. J'ai quand même l'impression que ce développement technologique se fait au détriment de l'humain, comme dans les établissements scolaires d'ailleurs ! Et en matière de prévention, en matière d'éducation, rien ne remplacera jamais l'humain !

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