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Vidéo : Altriom en cendres, les premières réactions

Date : 18/12/2017 | Mise à jour : 19/12/2017 06:13
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"Il est hors de question qu'Altriom ferme à cause d'un incendie", insistent les élus alors qu'une dizaine d'employés va se retrouver au chômage technique.

Réveil consternant ce lundi 18 décembre 2017. À une semaine de Noël, une terrible catastrophe industrielle s'est abattue sur l'agglomération du Puy-en-Velay. Peu avant une heure du matin, un incendie s'est déclaré à l'usine Altriom de Polignac, un site unique en termes d’innovation. Il permettait de valoriser 92 % des poubelles grises de l’agglomération du Puy-en-Velay, un record hexagonal. A l'arrivée des pompiers, près de 5 000 m² des 8 000 m² que compte le site étaient en feu. Au plus fort de l'intervention, on dénombrait près de 100 hommes sur le site. Le détail et notre premier reportage sur place à retrouver ici.

Les élus de l'agglomération du Puy, ainsi que le président de Région Laurent Wauquiez, étaient sur place vers 9h ce lundi matin pour témoigner leur soutien au groupe industriel et à ses employés. 

Pas de pollution

Les eaux d'incendie sont récupérées dans des lagunes à proximité et il n'y aura donc pas de pollution, les eaux pourront être reprises et retraitées dans un deuxième temps. Après huit heures d'arrosage ininterrompu, la moitié de la contenance des bassins était tout juste atteinte.

Les machines étaient à l'arrêt depuis vendredi après-midi

Si le préjudice devrait être monumental pour le groupe Vacher, il va désormais falloir identifier les causes de cet incendie. Les équipes de gendarmerie n'avaient guère pu s'aventurer sur les lieux ce lundi matin (la structure métallique menace de s'effondrer) et il faudra donc patienter encore un moment pour connaître leurs conclusions. Puis viendra le tour des assurances.
Peu d'informations donc concernant l'origine du feu : les services de gendarmerie avaient effectué une ronde vers 23h30 et il n'y avait rien à signaler à cet instant. La seule chose que l'on peut pour l'instant affirmer, c'est que les machines étaient à l'arrêt depuis vendredi après-midi et que l'hypothèse d'une surchauffe électrique d'un outil ou d'une machine est donc à exclure.
"Les bâtiments répondent aux nouvelles normes et les installations sont presque neuves", ajoute Fabien Charreyre, co-gérant du groupe Vacher. Ecouter.



La vidéo protection devrait nous en dire plus

Un centre de traitement et de valorisation des déchets est toujours un site à risques puisqu'il contient souvent quelques produits dangereux et inflammables. Le site de Polignac, qui n'est cependant pas classé SEVESO, a déjà subi plusieurs dégâts par le feu, notamment en 1991, 2002 et 2004. A chaque fois, il s'agissait d'incendies accidentels. Même conclusion en 2011, où près de 150 soldats du feu avaient lutté toute la nuit contre les flammes (voir notre vidéo).
Toute la nuit, les soldats du feu ont souligné le fait qu'ils travaillaient sur une zone très bien segmentée car le bâtiment comprend des murs coupe-feu, qui sépare les différents ateliers. Divers points de départs de feu pourraient expliquer un tel embrasement.
L'hypothèse d'un acte volontaire ne peut donc être écartée même si le portail était bien fermé à l'arrivée des forces de l'ordre. Il faudra probablement attendre les résultats des enregistrements vidéo, situés à l'entrée de la zone d'activités, pour trancher sur une présence humaine ou non au moment du départ du feu.





La collecte des déchets maintenue

La continuité du service est assurée et les déchets seront bien collectés auprès des particuliers. Le site, qui traite entre 100 et 150 tonnes de déchets par jour, continuera à fonctionner, mais de manière différente. Cela ne change rien pour les usagers.

Une quinzaine de mois pour remettre sur pied la technologie brevetée

L'ensemble de l'outil Altriom a été détruit à l'exception du bâtiment fermentation et de la réception des déchets. Les lignes de tri et les machines qui étaient une innovation de l'entreprise altiligérienne sont hors service. Il avait fallu des années pour les mettre en place et les faire breveter.
Aujourd'hui, les technologies sont déjà développées et connues ce qui devrait réduire le temps de fabrication mais selon les premières estimations, il faudra bien compter une quinzaine de mois avant de remettre en place la technologie Altriom.


Découvrez ci-dessous notre reportage vidéo : 


 

Maxime Pitavy







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img_journalisteCB le 19 décembre 2017 - 15h55
On ne peut que se désoler. Mais cet équipement a déjà bénéficié de financements de la communauté d'agglomération, pour compenser un volume prétendu insuffisant des déchets fournis. On imagine que cette entreprise est bien assurée. Ce n'est pas au contribuable de prendre en charge les dommages.

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img_journalisteR le 18 décembre 2017 - 16h17
et bien comme ça nous aurons un peu moins de mauvaises odeurs à Polignac, un mal pour un bien, étonnant que si peu de personnes se soient plaintes au vu des odeurs. Pierre

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