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Vers un acte IV des Gilets jaunes ? "Certains commerçants ne pourront pas s'en relever"

Date : 03/12/2018 | Mise à jour : 04/12/2018 09:12
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Au surlendemain de l'acte III du mouvement des Gilets jaunes, des appels ont déjà été lancés sur les réseaux sociaux au niveau national, pour une nouvelle mobilisation samedi prochain, soit le 8 décembre 2018.

Pour l'heure, en Haute-Loire, et tandis que la préfecture panse les plaies de son bâtiment attaqué et incendié samedi dernier ; l'appel à la mobilisation pour un acte IV n'a pas encore été lancé, mais chacun y pense, tout le monde en parle et notamment chez les commerçants. Ces derniers, à l'image de Laurence Cottier, co-présidente de l'Office de commerce et de l'artisanat de l'Agglo du Puy, s'inquiètent de voir le mouvement se prolonger. "Nous en sommes au troisième samedi et les conséquences sont déjà importantes." Ces conséquences sont économiques avec une perte de chiffre d'affaires évaluée "entre 30 et 70%" selon les commerces (reste à savoir quelle proportion est attribuable au mouvement des Gilets jaunes et quelle autre à la baisse du pouvoir d'achat, à l'offre et au coût du stationnement). Laurence Cottier n'est pas dans l'accusation sèche et définitive à l'encontre des Gilets jaunes, elle entend et comprend les revendications, mais regrette "le climat anxiogène" qui étouffe Le Puy-en-Velay cité depuis samedi dans les médias, "mais pas pour les bonnes raisons".

 

Les Gilets jaunes voulaient acheter des chèques Happy Kdo mais...

Au matin de l'acte II du mouvement citoyen, samedi 24 novembre 2018, Laurence Cottier et une délégation de Gilets jaunes se rencontraient au lendemain du rendez-vous entre le préfet et quatre représentants des commerçants du Puy et de sa périphérie. Lors de cet échange, les Gilets jaunes dont Jérôme Batret (l'un des porte-paroles du groupe de Blavozy), ont proposé à la co-présidente de l'Office de commerce et de l'artisanat d'acheter pour 200 euros de chèques Happy Kdo pour les distribuer ensuite sur les ronds-points. Une proposition refusée : "nous ne faisons pas de politique, si nous comprenons le pourquoi du mouvement, nous n'avons pas d'alliance", précise Laurence Cottier, qui appelle "à la tolérance des deux côtés".

E-vélos et bons d'achats à gagner

Du 8 au 24 décembre, un jeu concours permettra aux clients de se faire rembourser leurs courses en bons d'achats. Dans la limite de 200 euros par personne, l'Office de commerce pourra financer jusqu'à 10 000 euros de remboursement en chèques Happy Kdo. Par ailleurs, deux vélos électriques seront également à gagner sur simple tirage au sort.

Des ouvertures dominicales

Les dimanches 9, 16 et 23 décembre, la plupart des commerces du centre-ville du Puy seront ouverts.

Stéphanie Marin

A lire aussi : Affrontements Gilets jaunes : le bilan dressé par le préfet de la Haute-Loire


L'impact national et les mesures d'accompagnement

Ce lundi matin, le ministre de l’économie et des finances a réuni les représentants des organisations professionnelles au ministère pour faire un nouveau point sur les conséquences économiques du mouvement des Gilets jaunes sur l'ensemble du territoire. Bruno Le Maire qualifie cet impact de « sévère et continu ».
Il constate des baisses de chiffres d’affaires suivant les secteurs de l’ordre :
- 15 à 25 % dans la grande distribution
- 20 à 40 % dans le commerce de détail
- 15 % pour certains marchés de gros et de marchandises fraîches
- 20 à 50 % dans la restauration
- 15 à 20 % des réservations hôtelières (pour la première fois)
- dans l’industrie avec des pertes de commandes de véhicules chez Renault et Peugeot mais aussi dans l’industrie agro-alimentaire.
Les mesures prévues seront mises en ligne sur le site du ministère dans l’après-midi à destination des chefs d’entreprises.
Depuis le 27 novembre, les entreprises qui le souhaitent peuvent avoir recours au chômage partiel.
Depuis le 29 novembre, des dérogations d’ouvertures dominicales peuvent être demandées.
Et le ministre des finances de conclure en réponse aux revendications des Gilets jaunes sur la vie chère, "il faut maintenant accélérer la baisse des impôts. Mais pour cela, il faut accélérer la baisse des dépenses publiques".



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img_journalisteM le 5 décembre 2018 - 07h59
Près d'un francais sur 2 ne paye pas d'impôts, les allocs ne sont pas imposables j'en conclu que le "moyen" est le riche des autres c'est le même effet que l'ISF sur les catégories inférieures toutes proportions gardées bien sûr. Pourtant tout le monde a les mêmes exigences sur les services publics la gratuité à tout va a tout banalisé tout est dû et l'on ne mesure plus l'importance des choses y a qu'à faut qu'on l'Etat n'est pas le loto. Si la misère existe faudrait pas refaire duZOLA

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img_journalisteR le 4 décembre 2018 - 22h04
Il y a bien des commerçants ponots qui tirent leur épingle du jeu : ce sont les plus dynamiques et ceux également qui ont compris que sans se différencier de la grande distribution on meurt.

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img_journalisteJG le 4 décembre 2018 - 10h27
Pour les transports, vu la faiblesse des recettes d'abonnements et de billets, c'est sûr qu'il vaudrait mieux la gratuité Au moins la gratuité d'une ligne centrale, la navette qui fait tout le tour de la ville via le centre, les petites rues commerçantes, l'hôpital, le cimetière, la gare... C'est le cas avec succès et au grand bonheur des petits commerçants du centre dans une trentaine de villes Saint-Flour, Dijon, Chamonix, pour celles que j'ai personnellement utilisé

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