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Médecins généralistes en Haute-Loire : les installations compensent les départs

Date : 22/11/2018 | Mise à jour : 27/11/2018 08:15
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Les différentes mesures visant à attirer les médecins généralistes dans les zones rurales semblent avoir porté leurs fruits en Haute-Loire. Après des années difficiles, le nombre d’arrivants compense désormais le nombre de départs.

Entre le 1er décembre 2016 et le 30 juin 2018, 20 nouveaux médecins généralistes libéraux se sont installés dans le département quand, dans le même temps, 15 d’entre eux arrêtaient d’exercer ou quittaient le territoire. A noter toutefois que certains des retraités, toujours actifs, maintiennent une forme d’activité.

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Quelles sont les principales mesures mises en place pour attirer des médecins en Haute-Loire ?

Il existe actuellement cinq zones classées comme sensibles par l’ARS en Haute-Loire, où l’offre de médecins généralistes est insuffisante : les secteurs de Saugues, Retournac, Craponne, Saint-Julien-Chapteuil et, depuis peu, Pradelles. (Le Monastier en faisait encore partie avant la dernière actualisation en mars dernier). Une aide à l’installation d’une valeur de 50 000 € est offerte aux médecins dans ces zones (contrat CAIM). Avec, toutefois, quelques conditions : participer à la permanence des soins et rester au moins 5 ans ainsi que pratiquer les tarifs opposables (secteur 1). De plus, un dispositif de l’ARS (PTMG - Praticiens territoriaux de médecine générale) garantit aux jeunes médecins un salaire d’au moins 6 900 euros bruts mensuels durant les premières années, le temps de se constituer une clientèle.

Au-delà de ces secteurs prioritaires, la Haute-Loire offre également d’importants avantages fiscaux. Depuis 2017, la mobilisation des députés a permis de faire classer près de 90% de son territoire en Zone de Revitalisation Rurale, ce qui permet aux différentes professions indépendantes --dont les médecins -- qui s’y implantent d’être exonérées d’impôt sur le revenu pendant leurs cinq premières années.


(Docteur Alain Chapon, président du Conseil de l’Ordre des médecins du département. Photo DR/Zoomdici)

Toutefois, « les attaches affectives sont toujours le moteur essentiel qui incite l’installation en Haute-Loire », rappelle le docteur Alain Chapon, président du Conseil de l’Ordre des médecins du département. Pour faciliter la venue des professionnels de santé, le site welcomedoc.fr leur propose de l’aide pour trouver une école aux enfants ou même un emploi à leur conjoint. Le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles, qui a le vent en poupe depuis 3 ans, est également un facteur d’attrait, les jeunes professionnels aimant mieux travailler en groupe.

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Quand un médecin s’installe dans le département, encore faut-il qu’il y reste. « Aujourd’hui, les jeunes professionnels ne font plus carrière toute leur vie au même endroit ; ils sont plus mobiles. » explique Alain Chapon. Les attentes vis-à-vis de leur métier ne sont également plus les mêmes. Beaucoup décident d’arrêter d’exercer en libéral et se tournent vers les postes salariés dans des structures (maisons de retraite, etc.) : « Ils sont à la recherche d’horaires plus cadrées, afin d’avoir du temps pour mener une vie de famille à côté. Et cela n’est pas que lié à la féminisation de la profession, c’est aussi valable pour les hommes. »

E.R.

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img_journalisteR le 26 novembre 2018 - 12h17
Ayant eu l'occasion en peu de temps de côtoyer plusieurs médecins, je dois avouer ne plus leur faire vraiment confiance... Sans doute un signe des temps où on est abreuvés d'infos par les médias. Et les diagnostics avec internet....

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img_journalisterv le 23 novembre 2018 - 20h45
Des aides publiques pour l'installation de médecins, je ne savais pas que la profession voulait se fonctionariser, j'ai été fonctionnaire, je n'ai jamais eu le choix de la ville où j'allais exercer. Je suis allé travailler à Paris, sans aide ni assistance particulière, là où il y avait du travail. A partir du moment où l'on vous accorde des aides il devrait y avoir obligation dans un premier temps à vous diriger dans les zones dites de désert médical. C2GQJ

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img_journalistea le 23 novembre 2018 - 14h59
le dispositif ARS permet un salaire de "débutant" de 6900 euros brut pendant 5 ans avec une exonération d'impôt sur le revenu pendant 5 ans... Quelle est la profession qui peut s'enorgueillir de tels avantages ...... il n'est tenu compte nulle part que la formation d'un médecin s'élève à 100 KE sur la totalité du cursus et que l'état (donc nous) est seul contributeur.....tout cela est très cher payé pour notre territoire...et on parle de taxes trop élevées sur tout ... CQFD

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